‹ Traité d'anatomie pathologique généraleChapitre 16 sur 176 · ROLE DES ORGANES LTMPHOIDES · texte numérisé non relu

ROLE DES ORGANES LTMPHOIDES

endothéliales ; mais le^ faits apportés par quelques-uns en faveur de la constitution d'éléments épithéliaux et glandulaires de la même manière, sont en général négligés. On n'y attache aucune importance, parce que Ton crait à la division des cellules propres des tissus pour la rénovation des cellules et pour les productions pathologiques, ainsi qu'à celle des éléments du tissu conjonctif, lesquels se trouveraient ensuite confondus avec les éléments diapédésés et même avec les jeunes cellules résultant de la division des anciennes.

C'est ainsi qu'on arrive à trouver dans le tissu conjonctif les éléments les plus disparates, surtout lorsqu'on y ajoute encore les cellules considérées comme des phagocytes. Or, non seulement il est impossible de distinguer ces cellules les unes des autres, mais 6n crée ainsi une théorie qui est en opposition avec tout ce que Ton sait de la constance dans les modes de production et d'éVolution cellulaires que nous connaissons, et surtout avec l'observation des faits qui, comme nous avons cherché à le prouver, ne peuvent pas démontrer la multiplication des cellules par divisioii dans les tissus constitués.

Enfin, on attribue de la sorte au tissu conjonctif une constitution éventuelle qui s'éloigne absolument de celle admise à l'état normal par les histologistes. Ceux-ci, du reste, ne sont pas d'accord sur •tous les points. Nous croyons même que tout ce qu'on désigne communément en anatomie pathologique sous le nom de tissu conjonctif, ne répond nullement au tissu conjonctif des histolor gistes. Or, comme ce tissu joue un rôle capital dans toutes les productions pathologiques, qui ne peuvent être qu'une déviation de l'état normal, il importe tout d'abord d'être fixé sur ce qu'on doit entendre sous ce nom dans cet état.

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