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DÉGÉNÉRESCENCE GRANULO-GRAISSEUSE DESTRUCTIVE

et à disparaître graduellement avec les éléments qui en sont le siège. En même temps de nouvelles cellules sont produites en quantité plus ou moins grande dans le tissu interstitiel et viennent se substituer aux cellules ainsi altérées, au fur et h mesure de leur destruction graduelle, en constituant un tissu de sclérose variable. Ces altérations sont très faciles à mettre en évidence notamment sur les préparations se rapportant au ramollissement cérébral (fig. 106). On trouve les diverses cellules nerveuses ainsi que celles des capillaires plus ou moins chargées de granulations graisseuses.

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Fio. 106. — Hamollissemenl cérébral (dissociation à l'étal frais).

e.e.g., capillaire avec endothélium en partie graisseux. — c.p.g., cellules pyramidales graisseuses. — c.r.g.^ cellule ronde graisseuse. — c.g., corpuscules de GlUge. — ^.(f., granulations disséminées.

On peut parfaitement, surtout au début de Taltération, suivre toutes les transitions des lésions sur les cellules qui commencent à présenter quelques granulations fines dans leur protoplasma. Ces granulations graisseuses augmentent de volume et de nombre de manière à ne laisser voir que le noyau, lequel est à peine visible sur d'autres cellules, puis disparaît complètement sur les cellules bourrées de granulations graisseuses qui forment les corps granuleux ou corpuscules de Gliige. Enfin, sur d'autres points on trouve ceux-ci diminués de volume, en désintégration, et la préparation est remplie de granulations graisseuses, de volume variable, qui proviennent de la désintégration des parties dégénérées.

On voit bien qu'il y a eu une altération graduelle des éléments

cellulaires, qui a abouti à leur destruction, en môme temps que de nouveaux éléments cellulaires ont produit à la périphérie un tissu de sclérose tendant à se substituer aux précédents. 11 en est de même pour d'autres tissus où des lésions analogues sont plus ou moins faciles à apprécier, mais jamais aussi bien que sur les centres nerveux, probablement en raison de Taltération facile de leurs éléments riches en substance grasse et des troubles circulatoires facilement produits sur leurs artères terminales.

L'atrophie jaune aiguë du foie n*est ni une simple atrophie, ni une simple dégénérescence graisseuse; car avec les productions graisseuses que présentent les cellules, on peut voir qu'il existe en même temps une production cellulaire abondante, qui prédomine au niveau des espaces portes et s'infiltre entre les trabécules, prouvant bien qu'il s'agit d'une inflammation intense concomitante.

Mais on peut encore rencontrer des cellules en dégénérescence graisseuse destructive, dans la plupart des inflammations. Rien n'est commun comme d'observer ces lésions dans les processus pneumoniques. Lorsqu'il s'agit des formes lentes, on peut trouver dans les cavités alvéolaires des cellules plus ou moins augmentées de volume sous la forme de véritables corps granuleux, à des degrés divers, puis ces mêmes cellules ainsi altérées en désintégration.

L'exsudat pneumonique finit, dans tous les cas, par subir la dégénérescence granulo-graisseuse. On la trouve au plus haut degré dans les amas cellulaires situés au centre des productions nouvelles de la pneumonie hyperplasique. On rencontre déjà de nombreuses granulations graisseuses dans les cellules provenant d'une hépatisation grise ; et même celles de l'hépatisation rouge ne tardent pas à en présenter, seulement à un moindre degré, ainsi que nous l'avons précédemment indiqué. Mais, pour que ces cellules soient détruites, il faut encore la continuation des phénomènes inflammatoires avec augmentation de la vascularisation devant aboutir à la résolution de la pneumonie ou à son passage à l'élat chronique.

Les éléments cellulaires des glandes enflammées peuvent présenter des altérations graisseuses de dégénérescence à des degrés divers.

Enfin, c'est dans les inflammations suppurées qu'on observe encore le plus d'altération graisseuse des éléments nouvellement produits, puisque c'est ainsi que se présentent les globules de pus. Ce sont des éléments cellulaires jeunes qui vraisemblablement

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