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d'autres altéradôiif dont ce tissu peut être aflbcté. §. 6B8* Je ne tçriqmei^i pas cet article ^aiis indiquer les altérations avec lesquelles Tostéoporose pourrait être confondue : ces altérations soip^t la carie commençante , la frialûliié des os et ie commeticer ment de leur dissolution. Ces maladies^ n'ont de commun ^vec celle que nous venons de décrire» que la diminution de cohésion entre les molécules osseuses ; elles en diffèrent totalement sous d autree rapports. Essentiellement dues à une déperdition de substance et à une soustraciion du phospbave calr Caire, elles ne portent point l'empreinte de cette action ei pausive que nous avons signalée dans Tos^ téoporose, et n'offrent point ce gonflement plus ou moins considérable qui caractense celle-ci Cette dernière se rapproche au contraire bcaucoi^ de la maladie dont nous allons nous occuper dens 1 arûd* suivant
ARTICLE TROISIÈME
^ De Vostéospongiose, communément appelée spina
ventosa.
§. Ç89* Les auteurs- ne sont pas 4'4ccprd sur ce qu'il faut entendre par spim penfçksa». Jç^]^-^ Inouïe P^TiT \ qui le considère comme u^e mil)A<U<l extra* or(]inaire, y voit tantôt une exostose particulière» tantôt un ramollissement ou une dis^oluÙQA 4f ^ P^^ tantôt mie carie, uue çQrte de vemoulwe çiOUYCliit accompagnée d'atrophie et quelque fois dfl 1^ Qior^
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t Traite é^ê malades e») ëdil. 1785, tsm. a, p' 267/
ANÀTOHIE PATHOL061QCE SPÉCIALE. . taS
ûfieaiioB des membres. Seidn BoerhaaybS c'est une maladie dans laquelle l'os se corrompt auprès des ^îphyses, et où la corruption commence par la moelle et fait des. progrès de l'iotërieur vers l'esté*' rîeur : ce, qui est l'inverse de la carie, laquelle comr mence par le périoste et pénètre de là dans la sobs^ tance osseuse elle-même. AuovsfiN^ définit le spitm pentoêa une inflammation interne, accompagnée d^intumeseence partielle ou totale de l'os, avec doubleur atroce et tnméfiioiion des parties molles : intur mescence qui dégénère mrement en uloération astucieuse ou en carie ouverte, mais dans laquelle l'os-, ainsi que les parties molles qui le recouvrent, cons^ titucnt une masse dure, inégale, quelquefois mons^ trueuse, et dans laquelle la texture primitive a été complètement altérée. Yoigtel^ fût aussi coniisier le spina ventosa dans un gonflement de l'os, tantôt p^r hypertrophie et .ani^ par «réfiicrioa du «u« Oiseux. Dans le premier cas, l'os devient lourd, sa surface externe est hérissée d'aspérités et sa cavité médullaire ossifiée; dans le seoond, l'os malade devient celluleux , trè^tuméfié et disposé à suppurer. Suivant M. BofEA^y le spina tfemiosa est une affec* tion des os ejrUndriques , dans laquelle les paroii du canal médullaire subissent une distension lente, isuccessive, qudqufifois énonne, en même temps
1 Yak SwisTEiTy Commeiif. in JST. Boerh, aphorU. itom. I9 p. 917 — 9ao, injine J. 5a6.
a De spina ventosm. HaL 1 797 \ %. 4*
3 Handh, der patk. JÉnat*; tom. 1 » p. 14^*- i47*
4 Traite des mfhÂ, tiiimrg.5 toa. S , p. S69.
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qu'elles sont considérablement amincies et même percées dans plusieurs points , ou que leur tissu éprouve une raréfaction singulière; maladie do^Y le siège primitif paraît être la cavité médullaire. BÉCLARD ^ , qui adopte cette description , fait dé* paodre le développement considérable de l'os d'un accroissement extraordinaire de la membrane mé* 4ullaire , dont l'altération consiste chez les adultes tantôt eh une dégénération carcinomateuse, un v&« ritable cancer mou, tantôt en une tumeur fibreuse et cartilagineuse 9 tandis que che;p les enfiins l'os, .renflé dans son milieu, contient une substance rouge très-vasculaire, dont la nature n'est pas bien détérminéa âstleï Goopër? considère l'ostéosàrcome et )e spina ventosa/ comme des variétés d'une seule et même maladie, à laquelle il donne le nom ^exos-tose fongueuse de la membrane médullaire, M. Otto ' regarde le spina ventosa comme une sorte de carie interne, avec l'intumescence de l'os et dépôt de matière calcaire sous forme de pointes et d'épines.
On voit que pes auteurs ne s'accordent guère que .sur un point, le gonflement de l'os.
. Pour porter la lumière suf cette maladie , il faut , en invoquant les recherches anatomiques, non-seu* lenient la suivre dans ses diverses périodes, mais aussi la considérer dans chacune des parties dont les os se composent En conséquence de ces recher*
1 Élém. d^anat. génér. , p. iSi.
a Dict. de laed. en 3 1 yolumes ^ art. Spina ventosai
3 Lehrhuçfi der piUhoL uin0t»j B, i. S» i^h
INATOMIE PATHOLOGIQUE SPéCTÀLE. laS
és , f établis 'lin spina ventosa central^ un splna Tentoda cortical^ un spina ventosa sus^oorîicai et un spina ventosa total ^ suivant que la maladie de Tos affecte primitivement la cavité médullaire, la substance compacte, le périoste, ou toutes ces pai^ lies à la fois. Ce n*est qu'après avoir exposé ces dé« tails anàtdmiques que nous pourrons essayer de dé^ terminer le véritable caractère du spina ventosa. Je commence par le spina ventosa corticaL
§. 69C Dans cette espèce , la substance compacte d'un' os long est seule affieetée : elle se gonfle, soit dans toute là longueur de l'os, soit dans quelquesans de ses points. Ce gonflement dépend d'une part de la raré&ction du tissu et de l'autre d'un surcroît de nutrition. U se forme des cellules dans la substance com^cte de l'os , qui, quoique raréfié, deviem plus lourd. Quel que soit le degré auquel le gott-» flement de Fos soit porté , la cavité médullaire n» cdiange pas et conserve ses dimensions.
Ce gonflement de la substance corticdle de l'os a deux périodes : dans la première, le changement se kbme à Tintimiescence que' je viens de décrire ; Fot est plus pesant, quoique converti en tissu spongiétix ; les ceUules sont reniplies d'une substance tantôt médullaire, tantôt demi-chàmue, d'un jaune rougeâtre; les parties molles environnantes sont intactes, mais le périoste est épaissi, quoique non injecté; la surface de l'os est inégale et raboteuse, chargée d'aspé*^ rites, de saillies. séparées par de nombreux sillons. n n'y a point de carié, ni à l'intérieur, ni à Texte-, jiéur. ' * '