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Rien de plus fréquent que cette soudure aux vertèbres de rhomme, des quadrupèdes, et surtout du chevaL Tantôt on yoit deux vertèbres ainsi réunies, tantôt un plus grand nombre , parûculièrement à la région lombaire; et c'^st moins à la surÊtce antérieure des vertèbres qu'on rencontre cet ostéophyte^ que sur leurs côtés. A chaque intervalle de leurs corps la nouvelle substance osseuse &it une saillie qui passe d'une vertèbre à l'autre en manière de pont Quelquefois aussi ces sjnostoses latérales sont incomplètes, en ce sens que chaque vertèbre fournit une excroissance osseuse , mais qui est séparée de celle qui vient à sa rencontre par une couche de substance ligamenteuse.
Les* éôtes offrent également des exemfJes nom** brenx de cette espèce d'ostéophyte avec synostose. Le pont osseux qui les réunit a la longueur de l'espace intercostal , lequel ordinairement est de six lignes. Je l'ai rencontré plus fréquemment à la surface interne de la côte qu'à l'externe. Dans quelques cas -j'ai remarqué qu'une des côtes avait été fracturée ; alors l'ostéophyte n'aboutissait pas toujours à l'endroit même de la fracture , mais en était plus ou moins distant, par exemple de plus d'un demi-pouce. AstleV Coopère avait déjà reconnu que cette végétation osseuse ne devait pas être considérée comme une eiostose véritable.
§. 71.4. Enfin, VosteophyU amorphe consiste dans des productions bizarres, développées spécialement
1 OËarr. chiratg., uad. par Bertrand*, t. i, p. aSû,
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autour des attîculatioxis, qui en sont défigurées aa point qu'on peut à peine les reconœdtre. Tandis que les extrémités articulaires sont usées et détruites, on aperçoit autour d'elles des tumeurs osseuses de figure variée, les unes semblables aux cboux*fleurs, d'autres à une avance en forme de toit, d'autres à des concret tions verruqueuses. Il y en a qui, absolument libres, sont juxta-^posées à l'articulation, et ont de l'analogie avec les os du carpe ou du tarse. Ces pièces sont en général très*-légères, composées de substance réticu^ taire, légèrement encroûtées de substfmce compacte ; du reste, on n'y aperçoit aucun orifice, aucun sillon, aucun canal servant à loger ou à transmettre des vaisseaux sanguins dans leur intérieur.
- §. 715. D'après ce qui vient d'être dit, il ne doit plus rester de doute sur les différences caractéristiques de l'ostéophyte et de l'exostose , quoique l'un et l'autre puissent etister simultanément sur le même individu. L'origine du premier, sa cause prochaine, résident dans une ossification des tissus qui environnent l'os. Ainsi l'ostéophyte diffus semble n'être autre chose qu'une ossification de la couche du tissu cellulaire qui unit le périoste à l'os ; l'ostéophyte fibrillo-réticulaire, une ossification du périoste hiiïnème ; l'ostéophyte par plaques et le styloïde , une ossification des fibres tendineuses et aponévrotiques, dont ces végétations prennent toujours la direction. lie tissu cellulaire intersticîel des muscles qui entourent l'os altéré, s'ossifie dans l'ostéophyte botrytique • et dans l'ostéophyte avec synostose. Je pense qu'on doit admettre dans tous ces cas une hypertrophie
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morbide plutôt qu'une ioflammation* En effet, la Bialadie commence, se développe et croit sans occa-r sioner de douleur. Sans déterminer ni accidens ni trouble dans les fonctions } c'est ce que j'ai pu cons-r tater sur des individus porteurs d'ostéopbytes que )'aî connus pendant leur vie. Sans doute dans ce genre d'altération la force plastique se trouve le plus souvent soua rinfluence de quelque principe morbifique , notamment du syphilitique ou de l'arthrîti-; que; d'autres fois, c^endant, on n'a pu découvrûr aucuiie cause morbide à laquelle on put rapporter la formation de ces végétations. On a vu un jeune homme sur lequel la matière osseuse surabondant» se déposait avec promptitude sur telle ou telle par? tie , surtout sur celles qui avaient reçu le mmndr» coup. Le ligament de la nuque, les bords de Taisr selle, étaient ossifiés; le malade ne pouvait ni mour voir le cou, ni Êâre aucun mouvement avec le bras. Ce jeune homme était en outre affecté de plusieurs exostoses ^ Nous possédons à notre Muséum les oi^ longs des extrémités supérieures et infisrieures d'un homme de quatre-vingts ans; qui sont tous affecté^ d'exostoses ou d'ostéopbytes : or, ce vieillard n'avais eu pendant sa vie aucun sigpe de maladie. Son fémur droit offre l'excroissance botry tique décrite au §.7 1 !è^ Le fémur gauche a au-dessus de ses deux condylei^ trois prolongemens osseux , de trei^ , dix-huit et vingt-cinq lignes de longueur, attachés à l'os par un pédicule de cinq à huit lignes d'épaisseur, se dirir
X ÀsTusx Çooraft» /• c.
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géant en haut, et se terminant par une petite tète recourbée et arrondie. Le tibia droit présente à s<w extrémité supérieure un gonflement potable , qudr^ ques excroissances tuberculeuses et une crête saillante à son extrémité inférieure, et à son côté externe une excroissance recourbée,«dirigée de bas. en haut et ayant vingt et une lignes de longu^ir sur un pouce de largeur et six lignes d'épaisseur; enfin, à son côté interne, une épine osseuse de cinq lignes de hauteur. Le tibia gauche porte, i «^ au-^lessous de son condyle interne, une excroissance de quiiuiç lignes de longueur, qui , en descendant, se recourbe de dedans en dehors ; 3.^ au-dessus de la mallédle., une autre excroissance, de cinq lignes, dirigée de bas en haut; 3.^ une crête extrêmement épaisse et saillante, donnant attache à la partie inférieure du Ugament interosseux. Aux os du bras, les bords de la coulisse bicipitale sont saillans et raboteux.
Une observation plus curieuse encore d'ostéO' phytes amoiphes est la suivante. »
§. 716. Une fille, sourde et muette de naissance, parvint à Tâge de quarante ans sans éprouver aucune maladie : elle était alors forte et robuste et d'une taille de cinq pieds trob pouces; seulement de temps à autre elle était sujette kjane tuméfaction non inflammatoire des pieds et des jambes, qui ne Tempe*chait pas de se livrer aux travaux de la campagna Un jour, étant aux champs et rentrant avec une charge qu'elle, portait sur la tète, elle tomba, et ne put se relever. On vînt à son secours , et on la ,rat^ mena dans mie voiture. Ne pouvant pas renuier
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les extrémités inférieures, elle fut obligée de garder le lit. On n'^appela point d'hommes de l'art : on se contenta de qudcjues remèdes domestiques, et notamment de fomentations toniques et fortifiantes appliquées sur les jambes. Au bout de trois semaines la maiade fut en état de se lever; mais, quoiqu'on ne s'aperçût d'aucun dérangement ni d'aucune difformité dans ses extrémités inférieures , elle ne put marcher qtf'à' l'aide de béquilles. Il lui en fallut d'abord deux, puis elle n'employa plus qu'une, et enfin celle-ci même lui devint inutile. Un an après cet accident, étant occupée aux travaux du jardinage, elle fit une seconde chute, et cette fois elle se fractura les deux os de la jambe droite , à quatre travers de doigt au*dessous du genou. Un officier de santé fut appelé. La fracture, qui était simple, fut guérie en cinq semaines; mais dès ce moment on s'aperçut que cette fille rapetissait au point que dans iin espace de six ans sa taille se trouva diminuée d'un pied. Dans tout cet intervalle la marche fut de plus en plus pénible; pile finit par devenir impossible. Les articulations des genoux offirirent une grande difformité ; les fémurs parurent luxés dans leurs articulations cocyloides. La malade ne souffrait point, excepté lors des variations de l'atmosphère. Devenue depuis six ans tout-à-feit impotente , elle fut placée à ThÔpital ; elle 7 resta treize mois , et mourut à l'âge de qua-^ rante-huit ans et demi. Une particularité remarquable est que chez cette femme les règles se supprimèrent, sans cause connue, à l'âge de trente-deux ans.; qu'elles restèrent supprimées huit ans sans oc^
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f^asioner d'âccidens ; qu'elles reparurent lors de U première chute qu'elle fit, et qu'elles contînuèreiit à couler régulièrement siois eiereer mouiif influence appréciable sur la midadie des os et des articulations* Au reste , cette femme n'était pas sans intelligence : avant sa maladie elle aimait à s'occuper» et était même tr^-*laborieuse ; outre les grossiers' ouvrages de la campagne, elle savait bien filer, coudre et tricoter.
Ia première inspection du cadavre me fit conjectnrer que les ei^trémiiés inférieures étaient entière ment disloquées* La jambe droite était tordue et pliée en dedans ; les articulations des genou:^ et des hanches étaient attaquées de gonflement s on y sentait des portions osseuses comme libres et détachées, qui fiirent d'abord prises pour des fractures de ces parties. La dissection confirma bien l'existence de saillies, de tumeurs et de prolongemens considéra^ blés aux os innominés , aux fémurs et aux os de b jambe, ainsi que la présence de pièces osseuses fixées dans les ligamens, les aponévroses y'ies tendons, en un mot, dans les parties molles qui entourait les articulations ; mais bientôt nous découvrimes que cette disposition n'était l'effet d'aucune violence externe, et qu'dOle était due à un travail pathc^ogique qui avait eu pour résultat la formation d'un nombre considérable d'excroissances aux os et de pièces osseuses isolées , plus irrégulières les unes que les autres. Voici les détails curieux offerts par la dissection :
Arlie^ihnfémoro^oxale droite.iLai cavité eotyloïde était effacée et ientièremf nt remplie d'une ma-
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ùère osseuse d^nn tissu moitié spongieux et moitié eompacte. Le sommet de cette cavité était surmonté d une excroissance formée d'une série de Tégétationa osseuses, ayant quatre pouces neuf lignes de diamètre transversal, et figurées en mamelons, en prcdonge^ mens tranchans et en pointes séparées les unes des autres par des trous , des fosses , des scissures : cea excroissances paraissaient résulter d'une exubérance de la table externe de l'os. Une autre végétation était placée sur l'éminence iléo-pectinée, et près d'elle se trouvait une apophyse styloïde 2|ssez longue. Le liga^ ment falciforme du basôn était ossifié dans presque toute son étendue.
Le fémur du .même côté était sans tète et sans col ; il offrait à sa partie supérieure antérieure et interne une énorme exostose, r^résentant un triangle dont le sommet se terminait en deux pointes très*aiguës« La base de ce triangle présentait une échancrure semilunaire, et postérieurement une surface formée d'un tissu réticulaire, encroûté çà et là d'une couche mince» de substance compacte. Cest par cette surface que s'articulait ce fémur avec la cavité cotyloide. L'ex* trémité inférieure de cet os était également difforme : on y voyait encore quelques traces du condyle in-> terne; Texteme n'existait plus. A sa place se trouvait une surface raboteuse, garnie à sa partie antérieure de végétations osseuses irrégulières. De semblables végétations se remarquaient çà et là au-dessus du eondyle interne.
Le tibia et le péroné, qui avaient été fracturés, offraient à l'endroit de la fracture un ostéophyte
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^ui unissait entre eux les deux os. Le péroné présentait en outre deux excroissances, Tune au-des* sus, Tautre au^essous de la fracture du tibia : celui-^ ci était très -déformé à son extrémité supérieure. On y reconnaissait encore les deux cavités glénoi-* des; mais l'interne était extrêmement large et raboteuse. Le pourtour des oondyles était hérissé de végétations osseuses. La tète du péroné était soudée avec une de ces végétations de trois pouces neuf lignes de diamètre transversal et deux pouces cinq lignes de hauteur. Autour de l'articulation du genou, et dans son appareil ligamenteux, se trouvaient ^enchâssées neuf pièces osseuses. La plus volumineuse atait trois pouces de largeur, deux pouces cinq lignes de hauteur et deux pouces d'épaisseur: sa forme était si irrégulière qu'on ne pouvait la comparer à rien. Une autre présentait la forme d'une rotule; une troisième, celle du grand trochanter; une quatrième était semi-lunaire ; les cinquième et sixième ressemjblaient à un os cunéiforme; la septième, à un gros os sésamoide; enfin, les deux dernières, à des portions de côtes.
Articulation fimoTù'COxale gauche. Un très-grand désordre se remarquait aussi à. cette articulation. La cavité cotyloïde était effacée, détruite et changée enune longue cavité glénoide à surface raboteuse. Le bord supérieur de cette cavité formait une longue excroissance inégale, qui se terfninait près de l'épine antérieure et inférieure de l'os des îles en une grosse* tubérosité. Cette cavité glénoide, ainsi déformée, était conime abritée par une lame osseuse de trob à quatre
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lignes d'épaisseur, formant une espèce de toit distant de cinq à six lignes du sourcil de la cavité, et attackée d'une part à la crête de l'os des îles, et de lautre à la partie supérieure de la cavité cotyloide : ce toit osseux avait quatre pouces huit lignes d'étendue transversalement, et deux pouces neuf lignes dans sa plus grande largeur. La partie supérieure du fémur était extrêmement défigurée : i.^ on n'y retrouvait plus ni tête ni col , de sorte que cet os ne commençait réellement qu'au grand trochanter; s."' une lame osseuse inégale jouait dans la cavité cotyloide ; 3.^ à la partie supérieure et interne , au niveau du petit trochanter, commençait une excroissance très*considérable, ayant quatre pouces dans son long diamètre, deux pouces quatre lignes dans sa plus grande largeur; elle se terminait en bas par deux pointes, une antérieure, épaisse, et l'autre postérieure, grêle et aiguë. Cette' excroissance, qui ressemblait à un col difforme , offrait une espèce de surface ou de cavité glénoide, mais presque entièrement riiioteuse.
Autour de cette articulation fémoro-coxale, et dans son appareil ligamenteux , se trouvaient trente-huit pièces osseuses entièrement difformes, et pour cela impossible à décrire, mais pouvant être rangées dans la classe des os courts, excepté trois, qui ressembinent à des portions de côtes. L'une d'elles avait quelcpie analogie de forme et de texture avec la dernière phalange des orteils. Trente-six autres pièces, que, pour leur forme et leur structure, je ne puis mieux comparer qu'aux corps des vertèbres du fœtus détachés et /séparés de leurs lames, étaient renfer-
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mées dans une espèce de bourse muqueuse , skuée k la {Partie supénetire el înteme -de la coiisse*
Les condyks du féamt n'étaioit pas gonflés : on renuffquait sur les bords des surfaces articulaires dea végétations osseuses en formede petits duonpi^ons, donc la plupart étaient adhérentes k l'os ; quelq«ie&xmes , plus volumineuses , ne lenaient au;^ cond jles que par un petit ligament
La roiule, dont le diamètre ti*ansversal avait deuit pouces trois li^es , était entourée de tubercules osseux, dont Tun, plus considérable, était soudé au bord supériec|r etintemedecet os; lesautres y étaient atuchés par un ùssu ligamenteux, ou plutât ilsétaient contenus dans ia capsule articulaire.
Dans rintérieur de Tarticulation, et emre les deuic condyles du fémur, se trouvait logée une pièce osseuse de quatorae Egnes de largeur, d'im pouce de liauteor et de sept lignes d^épaisseun Oette pièce, au moyen d'un ligament long de buit lignes, tenait à la &ce interne du ii|ament capsulaire, au point où s'aMiaclie le ligament ailé dm côté gauche : -die était probablement dans Torigine tm cartilage flottant, •accideatdk iemem dételoppé dams l'intérkwr du genou.
Le âbia était le siège de désordres non mxHns •remarquables. Tom<e la partie supérieure de cet os, comprise entre l'épine «et ies coi^yles, était affix^iée d'hypèrosrtose. Un rebord «osseux saollacittet inégal^ plaoé devant la partie de la &oe articulaire des condyle8,déûd«itde«»feces*.«meet.postéri«.r«d« pixdongaauEais enferme d'flqpophyses pointues pkis ou moins longues, La plus vohmâa&ase coounençaît
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à aviron deax potices au-dessous de la tète du péroné, et descendait le long du bord externe d«k tibia : elle aVait quatre pouces et demi dans sa plus grande dimension. Une atttrè, phcée postérieurement, dus la direction du ligament de Winslow, aviÂt trois pouces et demi de longueur. D autres os** téo{^ytes, en partie stakctiformes et en partie styloïdes, se trouvaient placés dans Fespâce crtsux qui eiiste entré, le cùndyle etteme du tibia et la tète du péroné. Cette tété aVait vingt-Kleux lignes de diamètre, et était parfiiitement soudée avec le tibia.
£n considérant la disposition de ces exostoses styloides et stalactiformés, on ne peut se refuser à ridée qu'elles résultent de TossiÉcalion des KgâmenSy des tendons el <)es fibres apottévrotiqties des muscles. En effel, les liganrens qui unissaient la tête du péroné au tibia, sont évidemment ossifiés. Les autres p^oductîitas ossetases sont toutes dans la direction des ligamens et des fibrts tenditieuses.
Des autres os du squelette de cette femme, le satTvîn seul présentait à sa face a^ntéiieure , et au-dessus du troisième trou sacré gauche , une apophyse très-grâe, longue de trois pouces, qui se perdait dans le muscle pyriforme du même côté.
Toutes les altérations que je viens de décrire ne peuvent être attribuées qu'à une diathise spéciale^ ainsi que je Tai dit plus haut La nature de celle-ci m'est absokttnent inconntire. Rien n'annonçait dans k malade renstence d'un principe morbide particulier. On est «donc forcé de s'arrêter à l'anomalie -de l'acte nutritif, à une direction vicieuse de la force
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jpiastique. Au-delà on n'a pas même de con)ectttre$ plausibles à former. Aucune fièvre ^ aucune affection aiguë n'avait précédé la maladie ; aucune de ce^ grandes révolutions qui surviennent à certaines époques ne s'était montrée. Les règles, supprimées avant Ja première chute, s'étaient rétablies, et contii^uaiept céjgulièrement pendant que la nature travaillait à cette ossification extraordinaire.
Je dirai toutefois que j'avais reconnu chez la femme qui fiiit le sujet de cette observation, une Ëôblesseet comme une demi-paralysie des membres inférieurs; faiblesse qui explique la tuméfaction des jambes et les chutes de la malade. Or, une diminution de la force nerveuse une fois admise dans ces parties, je conçois que l'acte nutritif n'a plus été convenablement dirigé. La force plastique, privée de son guide naturel et abandonnée en quelque sorte à elle^mèmet s'est égarée. dans sa marche, et les matériaux des os ont été déposés par elle dans des tissus pour lesquels ils paraissent avoir de l'affînité. J'ajouterais, si j'osais hasarder une hypothèse dans une matière aussi obscure, que l'innervation affaibUe formait l'essence de cette maladie. ^