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tose, mais non d'osléomalacie. A l'eut frais une membratie blanche et lardacée^ sensible, mai^ non aaîgnante, tapisse rulcère de l'os , et s'insinue même dans ses réduits les plus caehés.
La carie cancéreuse du crâne et de la face n'est pas aussi disséminée, mais fixée sur un seul point, qu'elle détruit dans une grande étendue. Ses bords sont boursouflés et comme renversés i d'autres fois ils sont couverts d'ostéopfa jles lichénoides ; ce qui rend la surface des os très-rabotettse , même à ime
Certaine distance de la carie. Â Pétât frais la partie cariée est couverte de végétations fongueuses et de inameldns mous, blafards, peu sensibles, et qui au moindre attouchement fournissent un sang fluide et dissous.
La carie scrofuleuse est caractérisée pat- des solutions de continuité arrondies, profondes j san^ aspérités ni végétations osseuses, soit au fond, ioit aUx environs de l'ulcère j par Fabseticé d'inflammation, et par la sécrétion, non d'un pus saniêux, mais dWe matière {)ultacée iretifermaùt des parcelles de substance tubei'culeuse. De nombreuses glandes lym^ phatiques de fat tète et du cou , ebgorgée* où vi^ rééâ, en complètent le diagnostic.
±^ La carie des vertébi'ès est de tieui sortes. ' L'une î superfîcieUe , n'attaque c(ue Pécortîe dii corps d We ou de plusieurs Vertâbres. La consistance et la fôtme de ces os n'est pa^ altérée. Le mahde ressent Une douleur fixe Vers un point de la colit>ttttt vertébrale : on prend souvent ces douleurs pour rhumatismales j elles augmentent si le àidade reste
long-temps debout ou s'il marche; cependant la compression de l'épine n'est que peu ou point douloureuse. La maladie augmentant « des fHssons et une fièvre légère signalent la formation d'un abcès.
Dans la seconde espèce de carie des vertèbres , le
corps d'un ou de plusieurs de ces os est d'abord
cotalement ramolli et gonflé. Cette altération s'an*
nonce également par une douleur sourde, pat un
sentiment de gène à la région épigastrique^ un res*
serrement incommode au bas de la poitrine^ de la
fiûblesse et un sentiment de froid dans les membres
inférieurs. Le changjçment de consistance dans lé
corps de l'os, le rend incapable de supporter le
poids des parties situées au-dessus : il se fait un
affaissement; l'épine se fléclût, et il se ibrme une gib-
bdsité anguleuse en arrière ; la moelle épinière est
comprimée 9 et de là le plus souvent la paral}rsie des
parties inférieures. C'est la maladie connue sous le
nom de mal vertébral de PàUj parce que cet auteur
l'a le premier décrite, sous la dénomination à* espèce
particulière dé paralysie des edttrémilés inférieures.
Dans le premier cas, comme dans le second, la tnatière produite par la carie petit fiiser dans le tissu cellulaire des parties environnantes, et venir former au loin des collections purulentes^ qu'on nomme abcès par congés tioH. On lés a Vus à l'àine, à la prtie supét^ure et interne de là cuisse^ à là marge de f anud et k la partie postérieure dé l'épine. Pëlletan en a observé un au-dessus de l'ombilic, et M. BotlSR près de l'angle inférieur de l'omoplate.
Ces dépôts par congestion se présehtefat soUs la
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fçrme de tumeurs molles dans tous les points, sans changement de couleur à la peau , augmentant de yolume et devenant rénitentes dans la station, dispar raissant plus ou moins par la pression exercée sur elles. Plus tôt ou plus tard la peau, distendue et amincie, s'enflamme et se rompt : l'ouverture donne issue à une quantité de matière puriforme, séreuse, flqconneuse, inodore et plus abondante que ne le comportait le volume de la tumeur.
Le corps des vertèbres est érodé superficiellement dans une plus ou moins grande étendue. L'appareil ligamenteux antérieur détaché forme avec le tissu cellulaire environnant une poche plus ou moins ample, remplie de matière purulente, souvent plus consistante que celle qui s'écoule au dehors : des sinus plus ou moins tortueux établissent une com* mimication entre le foyer et la tumeur externe* Lorsque le mal est plus profond , le corps d'une ou de plusieurs vertèbres est détruit jusqu'à la base des lames postérieures : les corps des vertèbres voisines sont érodés ; les fibro-carùlages sont plus ou moins détruits, d'autres fois parfaitement conservés. La dure-iûère est exempte d'altération. La longue bande postérieure des vertèbres est soulevée et forme une poche remplie d'une matière comme caséeuse, sem* blable à celle des tubercules et renfermant quelquefois des concrétions osseuses stalactiformes, qui bien évidemment ne sont pas des débris du corps des vertèbres.
On peut rencontrer la carie à toutes les vertèbres : on Ta vue à la première, à la seconde et à
anatômie pathologique spécule. ]8i
la troisième vertèbre; ces deux dernières, entièrement érodées, faisaient faire une saillie à leur apophyse épineuse : on Ta même rencontrée aux condyles de l'occipital. JPai vu l'apophyse odonto'ide entièrement séparée par la carie du corps de sa vertèbre, et ne tenant plus qu'aux ligamens.
C'est surtout à la portion dok*sale de l'épine que la carie se remarque le plus fréquenunent ; elle lui fait faire un angle plus ou moins ouvert. Nous possédons une colonne vertébrale où cet angle est de quatre-vingt-dix degrés; les corps de la dernière vertèbre cervicale, des première, deuxième, troisième, quatrième et cinquième dorsales sont totalement détruits.
Nous n'insisterons pas ici sur les différences qm distinguent les gibbosites suites de la carie, de celles qui sont produites par le rachitis; outre que ces dernières sont latérales et jamais anguleuses, elles ne sont pas non plus accompagnées de paralysie. Cependant il existe aussi des caries aux corps des vertèbres sans paralysie , particulièrement lorsque le mal siège aux vert^res lombaires. Nous avons même vu des cas où trois ou quatre vertèbres étsâent' détruites à leur partie antérieure , sans qu'il y eiit ni gibbosité ni paralysie des ^ extrémités inférieures! Peut-être les ligamens jaunes, plus forts dans cette région , retenaient- ils les vertèbres dans leur position respective. Ce phénomène peut aussi dépendre d'une autre cause, savoir, de la soudure entre des apophyses obliques, des lames postérieures et mèmçi des apophyses épineuses des vertèbres entre elles^
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La carie des vertèbres affecte communément Ie9 jeunes sujets à cette époqye de la vie où se déclarent ordinairement les symptômes du vice scroAileiix. Dans les adolescens elle est souvent déterminée par les excès de la masturbation. AL Boter' dit qu'il a eu des occasions innombrables de constater cette dernière cause. Je vais rapporter un Ëdt du même genre, remarquable par plusieurs circoi^stances. Un |eune liomme âgé de di^^neuf ans, d'une çonsti«- ' tution scrofuleuse , fortement soupçotmé d'ona<« liisme , portait au coude-pied un ulcère avec carie. Dans )e cours du traitement auquel on' le soumit k la clinique , il se plaignit d'une douleur pongitive au côté droit de la poitrine, près de la colonne ver--» fébrale. Cette dou)evir s'apsûsa par l'applicatipn âhm yésic^toire. La suppuration de ISilcère ayant cessé toi^t k coup , les prodromes du tétanos se déclaré-^ rent : bientôt cette maladie parvint au pli)s haut de-^ gré d'imensité, et le malade mourut. À l'ouyertiire du cadavre nous trciuvameii le pren^l^r os ^^niiéi^ forme et la base du prepnier os du métfitarse caiiés; deux yen lombriçau:it dans Tintestiii iléon ; les vésicules séuiinaleii très-veluuûneuses, rénitentes, en-r iUuimé^s |i leur surface externe, e\ remplies d'uuQ matière qui avait tous les caractères d'un pus dei bonne qualité, Les ventricules du cerveau conte-' Daient dç 1% sérosité. Naus trouvâmes dm$ le canal vertébral U^0 tuiueur qui le rétrécissait et compris mait légèrement la modle de l'épine. En examinant
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plus attentivement cette tumeur, nous reconnûmes qu'elle était produite par un abcès qui soulevait la bande ligamenteuse postérieure des vertèbres; il était rempli d'un pus épais , blanc et comme plâtreux. Le corps de la dernière vertèbre dorsale était détruit et le nerf grand-sympathique du côté droit en contact avec la matière purulente.
La carie des vertèbres est aussi produite par le principe rhumatismal. Aux observations rapportées par les auteurs, j'ajouterai la suivante. Une femme de quarante ans, bien réglée, accouchée une seule fois et d'un enfimt mort-né , voulut franchir une rigole au moment où elle portait un &rdeau sur la tète : elle éprouva au même instant dans l'aine droite une douleur vive, qui, augmentant de jour en jour, finit par envahir tout le bas-ventre : celui-ci était dur, contracté, douloureux au toucher. Une douleur à l'épigastre et une autre plus forte à l'épine du dos 9 empêchaient cette femme de se coucher sur l'un ou Fautre côté. Une saignée copieuse produisit un sou-« lagement notable 3 le ventre devint souple , et on pouvait le palper sans exciter de la douleur; cepen# dant celle de l'aine ne se dissipait pas, et se fixa derrière et au-dessus du pubis : bientôt elle s'étendit ▼ers son ancienne place, se propagea même à Faina gauche, et prit une extrême intensité. On soupçonna que la matrice était le siège de la maladie, et ce soup* çon fut confirmé par la présence de plusieurs scis^ sures et une grande chaleur au col de l'utérus, et par la diminution des douleurs pendant l'écoulement dea rè^es. Le traitement qu'on prescrivit contre l'inflam-
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mation rhumaûsmale qu'on présumait affecter la matrice,fut sans isuccès.Les douleurs étant devenues .4e plus en plus atroces , cette femme fut reçue à Thôpital civil le 4 Mai 1816, un mois après l'inyasion de sa maladie.
Les symptômes qu'elle éprouvait alors, étaient des douleurs dans la région sacrée et dans les cukses^ des difficultés d^iriner et de respirer; de temps en temps elle ressentait des efforts menstruels. L'opium ne produisait qu^un calme momentané. Le 24 Mai les extrémités commencèrent à se paralyser, le» ^forces à décliner : la fièvre hectique, un délire nocturne, une diarrhée extrêmement opiniâtre, épijdsèrent cette malade, qui succomba le 7 Juillet de la même année.
A l'ouverture du cadavre le péritoine offrait des traces d'une ancienne inflammation j les intestins étaient contractés et vides, l'estomac dans l'état na-v turel;.la rate était endurcie, les glandes mésentériques changéeis en une matière tuberculeuse; le côté droit du corps des vertèbres lombaires était recqu-^ vert par une tumeur qui, incisée, fournit une ma-> tière d'un rouge noirâtre. En examinant plus atten-^ tivement cette tumeur, nous la trouvâmes forméei^ par. le muscle psoas, qui était converti en une subs-' tance 'calleuse et lardacée. Les corps des vertèbres* lombaires étaient détruits; la substance intervertébrale n'était nullement attaquée : le canal de la moelle de J'épine était entièrement ouvert; mais le mal n'allait pas plus loin : les enveloppes de la moelle n'étaient point entamées ; les nerfs lombaires eux-mêmes n'en
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taient pas altérés dans leur passage à travers le tissu ko'dacé du psoas.
Ce qui est digne de remarque, c'est que cette ma* ladie se fut développée par une cause occasionelle aussi légère , et qu'elle ait eu des progrès si rapides chez une personne adulte.
. L'examen d'un grand nombre de pièces préparées ayant pour objet la caide des vertèbres, et la comparaison des unes avec les autres^ m'ont appris que les causes qui les ont produites apportent une différence sensible dans leur aspect Cest ainsi que dans la carie scrofuleuse le désordre, plus grand, frappe un plus grand nombre de vertèbres , pénètre profondément jusqu'à leurs lames postérieures , et n'épargne pas la substance intervertébrale, tandis que dans la carie rhumatismale le contraire a lieu; les ligamens inter-* vertébraux restent intacts au milieu de la destruction des |»èces osseuses. Dans la carie par arthritis, la maladie pénètre moins profondément dans le corps des vertèbres : les apophyses obliques sont ordinairement déformées et quelquefois soudées; d'autres fois les lames postérieures des vertèbres sont réunies par une substance osseuse de nouvelle formation.
5.^ La carie du sternum est très*fréquente : elle a lieu le plus souvent par cause scrofuleuse et à la suite des lésions externes. Dans le premier cas la maladie commence ordinairement par des tubercules scrofuleux qui se développent dans la substance spongieuse de l'os, parcourent les divers degrés de dégénérescence qui leur sont propres, et finissent
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par entamer le périoste ligamenteux et aponévroti* que qui tapisse les deux faces de cet oa. C'est smw tout à aa moitié supérieure que j'ai le plus souvent remarqué la carie scrofuleuse : la première pièee était ou entièrement détruite « ou érodée en partie et séparée de la seconde. D'autres fois j'ai vu la carie attaquer les deux côtés du sternum , à l'endroit ou les cartilages des côtes lui sont unis, et dans ces cas, ce qui est assez particulier, les deux faces de cet. os ofiraient des ostéophytes stalactiformes, qui, passant d'une pièce à Tautre, paraissaient destinés à en em* pêcher la déduction. Lorsque la carie du sternum eomm^ice dans le centre de l'cè par une tumeur scrofuleuse qui s'y est développée , elle fait dea progrès assez rapides : la tumeur augmente et se ramollit. Si elle est située de manière à recevoir les pulsations de l'artère aorte, on pourra, la prendre pour un anévrisme de cette artère. C'est ce que j'ai remarqué sur une petite fille de treize ans, très« acrofuleuse, chez laquelle était survenue aases promptement ui^e tumeur de ce genre à l'endroit 4e la jonction des deux premières pièces du ster« num. Cette tumeur offrit pendant assez long^temps des pulsations très -marquées, isochrones à celles du pouls. A mesure que cette tumeur prit de l'accroissement, les pulsations diminuèrent; elles finirent par se perdre entièrement
Quant à la carie par cause externe, elle est assea connue pour qu'il soit inutile d'en rapporter des exemples! Mais ne faut-il pas supposer, avec M. Boteh» que dans les kidividus qui en sont affectés il existe.
ANÀTOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCULE. 187
outre la lésion externe, une oatise cachée, qui, ajoutée à la première, fait dégénérer m ulcère une plaie qui, sans cette fâcheuse infl\ience, n'eût offert aucun caractère de malignité?
4.'' La carie des edtes est le plus souvent le produit d'une vomique, qui^ qyant contracté des adh^ renées avec leur face interne, détermine ensuite leur érosion. Cette aàrie, qui se présente ordinairement sous forme d'une perte de substance sans boursou* flement, sans inégalités et saps aspérités à la sur&ce ulcérée, me paraît d autant plus facile à expliquer (comme je le démontrerai plus tard), qu'il n'est pas invraisemblable que dans la phthisie pulmonaire il existe une dépravation des bumetirs qui favorise Tulcération des parties.
5.^ Les os du bassin se carient tantôt par cause scrofuleuse ^t tantôt par l'action du principe rhu-« matismal. Lorsque la carie attaque les os des iles k leur sur&ce interne , on y remarque une perte de substance dans une étendue plus o\i moins grande , et quoique la table ingénie soit enlevée, on ne voit pas que le diploé soit mis à découvert ; on le croirait abrité par une nouvelle couche de suhstance compacte , tant la sur&ce érpdfe est Usse.