II. ad
souvent une firacUire dans h» voUin^ges de ee» ard* culations a «uffi pour les détenxûuer. Il est plus rare de trouver la mâchoire inférieure ankylosée; cependant il en existe un exemple dans le Cabinet de Ber-lin , observé sur un homme de cinquante ans à la suite d'une carie qui avait été guérie. *
§. 881. On a plusieurs fois rencontré une anky-^ lose vraie de presque tous les os du squelette. M* PoR- 7AL avait connu un homme qui avait été affecté de mal vénérien, et dont toutes les articulations étaient ankYlosées, excepté celle de la mâchoire inférieure ; il avait resté quatorze ans dans son lit sans pouvoir se remuer^. On voit dans le Cabinet de Berlin un squer lette dont tous les os, excepté la mâchoire inférieure, les pubis et les deux davicmles, sont ankylosésê C? squelette est celui d'un hcmune qui v^cut via^nj( ans dans ce misérable état. On lit aussi da>i$ le ^ur«nal de médecine^ l'histoire d'une ankylose universelle où toutes ^les articulations étaient soudées ; la mâchoire in&rieure seule l'était imparfaitement. Le sujet de cette observation était un homme dont la passion était de chasser dans les marais, et qui avait été affecté profondément d'un vice psorique. Après avoir resté dix ans perclus de tous ses membres, il mourut à l'âge de soixante-sept ans, pour avoir pris par mégarde une trop forte dose de laudanum, dont il faisait usage pour calmer les violentes douleurs
1 Dict. des scieBces médic ftft» Mm^éHm-i t* i5> p. »7»
a Anat. méd. ; t. i, p. 14.
3 T. 33 , Jaillet, année i8i5, p. »^i.
ANAT0M1E PÂ!rfLOW0fqV% SPÉCIALE. SS^
dont il éuîi tourmenté. Enfin, le Cabinet de la facuhé de naédecme de Paris possède le squelette d uo p^ cheur dont presque toutes les articubiîons sont anr kylosées K Cette pièce a été donnée par M. L^anEY, de Toulouse.
. Quelque rare que soit Tankylose vraie de l'articutien de la mâchoire inférieure , même dans les cas <]ankylose universelle, on, la néanmoins vue quel^ quefois participer à ce désordre général de tout le système articulaire. CotUHBCS cite un cas pareil. M. Mec&el en possède un second exemple. Feu M. PcaiCT en a décrit un troisième : c*e«t celui dua officier mort à Metz en t8o2 , à Tàge de cinquante ans 9 lequel, à la suite des fatigues de la guerre dans des contrées froides et humides , éprouva une m- ^bimmation rhumatismale, qui détermina successivement la soudure de toutes ses articulations. Le squelette de cet homme , qui est aussi déposé dans le Gabùiet de la Êiculté de médecine de Paris, ne forme réellement qu'une seule pièce; la mâchoire inférieure elle-même est complètement soudée au temporal, de sorte qu'on avait été obligé d extraire deux d^its incisives pour l'introduction des ali-
§. SSS. Quelque incomplets que soient les détails qui ont été pubhés sur ces cas d'ankyloses universelles, ils suffisent néanmoins pour faire présumer qu'elles avaient pour cause éloignée un principe
1 Dict. de médecine en ^i toL, t. a, pag. 44^' a Héme ouyrage et mém^ endroit.
rhumptismal. Or, cTaprès ce que nous avons dit, ce principe détermine principalement l'épiphlogose , dont la tendance constante est de créer de nouveaux tissus analogues aux tissus naturels. La remarque faite par Van de Wynperse * de la fréquence de Fankylose beaucoup plus grande chez les hommes que chez les femmes , dépose également en feveur de l'existence du principe rhumatismal comme cause éloignée de cette maladie , puisqu'on sait que le rhumatisme attaque préférablement les premiers.
§. 883. On n'est pas encore d'accord sur lankylose vraie des os pubis. Suivant J. G. Walter , leur soudure et possible^. Elle est très-rare suivant Me- CKEL, Van de Wynperse, Hildebrand et BlcmeN- BAGH ; Séverin Pineau et Louis doutent même qu'on l'ait jamais rencontrée. SoemmerinG partage cet avis. Hunter^ affirme ne l'avoir jamais observée. Enfin, il n'en existe pas un seul exemple dans le Cabinet du Roi décrit par Daubenton4. Sandiport^ est, je crois, le seul auteur qui assure avoir observé une sorte ^'ankylose de cette articulation « Les deux os ce pubis, dit -il, étaient réunis supérieurement par it une lame osseuse jetée entre eux en manière de f( pont Le même bassin, qui était celui d'un homme, ce offrait une synostose parfaite entre le sacrum et les
1 Dissert, de ancylosi^ p. a 4*
a De dissect, synehondras oss. pub. g 178a, p. i5.
3 Med, obs, and iruj,; t. a, p. 336.
4 Hist. nat., avec la descript. du Cabin. da Roi} t. 5 9 p. 136, &.*^' aao, 22 1.
5 Qbseryah anat. pathoL ; 1. 9 , c. 6.
INATOMIE PÀTHOLOOIQmB êPÈaÀlM, $4^
fc' OS ihnominés, ainsi <{ue des excroissances osseuses c( diBins divers endroits. ''
On voit que ce fiât ne se rapporte pas à une ossification véritable, c'est-à-dire à une conversion en matière osseuse de la substance placée entre les deux pubis.
Lors donc que dans les traités d'accoucheména on parle de symphyse ossifiée , on émet une assertiop dénuée de preuves Lorsque des accoucheurs rapportent qu'en voulant pratiquer la section de cette symphyse, ils ont été obligés d'employer la sue, il est très- vraisemblable qu'il y a eu erreur de leur part; erreur d'autant plus excusable que les bassins très-étroits sont en même temps irréguliè* rem^nt confqrmés et que la symphyse pubienne ne correspond plus à l'axe du coips.