CHAPITRE VL
De la déformation des extrémités articulaires
des os.
§. 884- Je réuaia dans ce chapitre toutes les déformations que les extrémités articulaires des oa subissent dans les maladies. Quoique plusieurs de ces déformations aient déjà été Ândijquées^ il ne sera pas inutile de les rapprocher ici.
1 .^ Le simple gonflement, de ces extréaûtes se présente d'abord à nos recherches. U affecte ordinaire* ment les os ayant une tète articulaire arrondie, tels que l'humélnis, le fémur, ete* Ums ce cas, la tète n'a rien perdu de sa convexité* ni de sa formé ^oburi
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kuse; mai» eHe offre ipHskpMiB im relM^fd sail-> lant qui dépasse plus ou nloini» te commencement du oal et lui donne l'apparence d'âne tige de channpîgMMi Mui&ontée de son chapitean. Quek|uefoîs la tête des os est inégale^ soit à soo soimmt, soit à sa circonférence, et dans ce cas le sommet est plus da moioD» déprimé et apb^ti. Cette disposition se remarque asseï fréquemiment au fémur. Je Fai rencontrée ime tcm aux condyles d^ k mâchoire vAftrieure' : av lîeu d'être arron^ et lisses, ces condyles présent tnent une surface plane, raboteuse, et terminée an-* térieurem^t par un bord tranchant. La cavité glè-' ndîde du temporal était également convertie en tme sur&ce raboteuse. Une partictdârité plus cnriense encore, c'est que le cartilage intermédiaire de cette articulation manquait eniièren^ent. L'examen scrupuleux des parties ne me fit découvrir aucune cause à laquelle on dût attribuer ces cbangemens : il n'y avait aucune trace de fracture dans le voisinage de l'articulation. J'ignore si le cartilage intermédiaire s'est, eh s'ossifiant, identifié avec le condyle, ou si, usé peu à peu par les monvemefis de la mâchoire, il a dispara complètement. Quelques observations de tlALum et de MorGagni donneraient à eetfie dernière supposiéon un certain degré de vraisemblance. Au reste, cette mâchoire avait appartenu à tm homme très-avancé en âge; aussi avait^lfe perdu toutes ses dents, et leurs^ alvéoles étaient totalement ôbKtérées.
!».• Quelquefois on» ttouv^ la tête articttfaîre des os, partiecdièremem i^elk dcr ftmur, Mng^l^ment
^NATOHIE PJLVBL&MOiqVZ SPÉCIALE. %^S
cttôgufée, et dtte préMate^m lieu d'une forme sphérique, celle d'un cône très^alongé et lisse que reçoit une cavité analogue. D'autres fois ce c6ne est raboteui, et semble formé d'une série de tubercules osseux sotidës les uns aun antres. Ces tuberonks réu^ sis ferment quelquefois une surface plane, qui se neut sur une surface semblidble en laquelle la cavité eotyloïde se trouve convertie» On conçoit combien f arûeuladon doit être mal affermie et les mouve»aiens peu assurés.
S."" Après l'articMilatiott iléo-^ fémorale, c'est celle àv^ genou qui est le plus souvent tfffectée de diffor«> mité. Chez quelques individus dont les genoun, fortement portés en dedans, frottent Tun contre l'autre, il arrive que les smiâces articulaires, au lieu d'être placées dans un plan horizontal, prennent une direction plus ou moins oblique, et que les condyles internes du fëomr ef du tibia font; n^ saillie très- ^onsîdérable, souvent àugmencéepar des ostéophytet greffés autoiH* de celte artieulacion» ei qui ajontem encore ht eu difformité» •
4.'' Une akétMoft jusqu'ici peo sigtulée, c'est lVif«* ébumé des sm^ces articulaires : eil^ prennent la dureté de Téisai) et \» poli d^une glaee. J'ai rencontré cette ahéraiion à k tète et aun condyles du fé^ mur, aut condyleé dû tibia et ir laf tète AeA os du métacarpe. Le poli dont je piarle est Sâfids doute Feffei du fi^ttemem i mais la sMâisianoe ébumés résulte évidemment du dépo€ de la' matière osseiM , «pii si en¥a^ et détwât les-earëlage» diarthrodiauK ; ce qui le. prouve, c'est scW espibélriiiMe am^m dessiK&ees
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ardculaires, auxquelles^elle donne.un rebord sailknc 5.^ Les extrémités articulaires des os sont encore susceptibles d'éprouver une diminution dans leur volume. Cest ainsi qu'à la suite de maladies des articulations, et notamment.après Tarthrocace, j'ai vu ces parties rapetissées et usées. Le col du fémur m'a particulièrement présenté ce changement Je l'ai trouvé quelquefois tellement raccourci, que le rebord de .la tête touchait presque aux deux trochanters. Ce raccourcissement peut exister, soit des deux côtés» soit à un seul, et faire croire dans ce dernier cas à ime luxadon consécutive, tandis qu'il ne dépend que d'une simple atrophie.