‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 50 sur 88 · CHAPITRE IL De r atrophie du cœur · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL De r atrophie du cœur

§. 962. L'atrophie du cœur, dont nous avons dit un mot à l'occasion dé l'atrophie générale (§. 74)9 mérite nn examen spécial, tant sous le rapport de l'anatomie , que sous celui des causes qui la déterminent Ce n'est pas la petitesse du cœur seule qui caractérise celte maladie, mais aussi la flaccidité et la ténuité de ses parois / constatées par des recherches de MoRGAGivi , de Testa et par celles qui me sont propres. Jai vu le cœur non-seulement petit, pâle et d'un poids très^lége*, mais aussi flétri et ridé t^omme une vieille pomme; les parois du ventricule gauche semblables par leur flaccidité à celles dû ventricule droit, et n'ayant à leur base que trois lignes d'épaisseur. Les causes qui produisent ce genre d'altération sont tantôt une atrophie générale et idiopatbique ( j'en ai cité un exemple 9 §. 89 ) , tantôt une atrophie dépendante d'une altération du poumon , * tantôt enfin une maladie du péricarde. Ainsi rhydropisie de cette poche produit le rapetissement du cœur, probablement par l'effet de la seide compression de ce viscère : il en est de même de l'épanchement d'une matière séro-puriforme avec ou sans amas de flocons albumineux par suite de la péricardite aiguë. Mais c'est particulièrement l'épi-

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phlogose chronique de cette membrane, en tuit qu'elle détermine le développement de membranes nouvelles entre le péricarde et le cœur^ qui me pa^ rait être la cause la plus capable de produire l'atrophie de ce dernier : c'est ce dont j'ai pu me convaincre dans le cas décrit plus haut (§. gSy), et c'est ce qu'avait aussi trouvé M. le docteur Léo Wolf.^ U s'ensuit que la même cause peut fiâre nallre dans un organe des changemens diamécralemeat' opposés. En effet, si d un côté o^te ^ipfalogose détermâie la rapetissement du cœur et sa flétrissure, elle en produit d'un autre côté Thypertroplue (§. 959). Pdur expliquer ces phénomènes, en apparence contradictoires, il suffit de considérer la double terminaisoA de cette espèce d'inflammation. Lorsqu'elle forme ime membrane pour ainsi dire accessoire, maÎB dense, épaisse, coriace et diarnue, elle emploie et absorbe toute l'activité du travail plastique, et la nutrition du cœur est en souffrance ; lorsqu'au contraire elle change en tissu cellulaire le feuillet séreux du péricarde, et que par ce moyen die produit l'adhérence de cette membrane au cœur, la nutrition de ce dernier, loin d'être empêchée, est plutôt favorisée par la libre circulation du sang de l'une à Vautre, et par la formation de vaisseaux nouveanx dans le tissu cellulaire accidentellement développé.

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