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quatone Ugnes d'épaisseur à la base du cœur ^ » et six à un travers de doigt au-dessus de la pointe^. Les parois du ventricule droit avaient neuf lignes d'épaisseur'. L'artère aorte, mesurée un peu au*delà des valvules semi4unaires, avait deux pouces et deux lignes de largeur4, et offrait une ymtable dilatation anévrismatiquç depuis son origine jusqu'à sa sortie du péricarde. Les parois de cette artère étaient mapifestement altérées.
Cette absence de battemens dans un cœur affecté d'un anévrisme actif aux deux ventricules, en même temps que le pouls était fort, plein et dur, est pour moi un phénomène d'autant plus inexplicable, que les autres altérations organiques trouvées dans le cadavre, telles qu'un hydrothorax, un léger épanchement dans le péricarde , l'h^iatisation d'une grande partie du poumon droit , ne peuvent servir à m'en rendre raison.
§.989. Parmi les divers symptômes de l'anévrisme, il en est deux que je crois devoir soumettre à un examen particulier, savoir, la douleur excessive qu'éprouvent quelques malades à l'épine du dos et l'intumescence du foie.
Nul doute pour moi que la douleur dorsale provient du tiraillement des nerfs cardjaques, par l'effet même de la dilatation du. cœur. Cette douleur, se propageant jusqu'au premier ganglion thorachique,
1 Sept lignes dans Peut naturel, a Quatre lignes dans Fétat naturel.
3 Deux lignes et qnart dans Téut naturel.
4 Douze à quatorze lignes dans VéUX naincel.
est transmise aux filamens que ce ganglion fournit à la longue bande antérieure des vertèbres et aux corps des vertèbres eux-mêmes. * *
Suivant CoRvlSART^ Tiniumesceilce du foie est due à une stase sanguine dans l'oreillette droite et dans la veine cave inférieure. Testa^ s'étonne que cette intumescence, déjà connue des anciens anato* mistes, soit tombée dans l'oubli, et que ni Morga* GNi ni LiEUTAUD n'en aient parlé. Je l'ai rencontrée un grand nombre de fois, et je crois avoir remarqué qu'elle tient moins à un engorgement vasculeux et hypertrophique du foie, qu'au déplacement, à la descente de ce viscère , opérée par le volume aug-* mente du cœur.
§. 990. Quant au mécanisme suivant lequel se forme Tanévrisme du cœur, il résulte de causes déjà indiquées en traitant de chaque espèce d'anévrisme en particulier. Il suffiia donc de rappeler que dans l'anévrisme actif le travail de nutrition est fixé d'une manière spéciale et permanente sur les diverses par* ties du cœur. C'est, d'après mes observations, 1# principe rhumatismal, le principe de la goutte et celui de la miliaire qm exercent cette influence le plus souvent; j'y joins pour la femme les désordres de la menstruation. Le principe rhumatismal me parait ag^r tantôt directement sur le travail plastique (alors on ne découvre rien dans le cœur, si ce n est l'aug-
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i LoBSTEiR, De neruo sjrmpathetico , §. aô. '2 L. c, a.* édit., p. 44^*
3 Ueber die Krankheiten des Herzens; im Auszu^ a, d, ItaL^ mit Anmuk, von K. Sfubhgii.. Halte ^ i8i3; i^. 64 • 66.
mentation de sa niasse et de son.Tolume), tantôt par rîntemiédiaîre d'une cardîte ou d'une péricardîte, et dans ce cas on observe les traces de rinflammation, #oit sous (orme de vîUosités du cœur, soit sous celle d'adhérence avec le péricarde. Le principe goutteux agit sur le travail nutritif d'une manière encore plus manifeste , puisqu'il incruste certaines parties du €œur d'une couche osséo- pierreuse, après l'avoir tenu pendant un temps souvent très-long dans un état d'excitation bien prononcée. Quant au principe miliaire, on sait qu'il a la funeste propriété d'envahir la région précordiale, de se fixer sur le cœur, et de déterminer dans cet organe des palpitations , qui donnent au malade un sentiment inexprimable de serrement et d'angoisses. Si cette action patJbologique se répète, elle influe d'une manière inconnue sur le travail nutritif, dont elle détermine l'exaltation, rignore comment le dérangement de la menstruation exerce un empire sur le même travail, et quel rapport il y a entre l'utérus et le cçeur ; mais il est certain qu'aux deux époques les plus importantes de la vie de la femme, celle de la puberté et celle de l'âge critique, on voit naître quelquefois des battemens extraordinaires du cœur, qui finissent par un anévrisme de cet organe. Plusieufs fois aussi )'ai remarqué de fortes palpitations chez, des femmes attaquées de ménorrhagies liabixuelles.
§. 991. Les causes les plus fréquentes de l'anévrisme passif sont, d'après mes observations , les engorgemens des viscères, par exemple du poumon, du foie, de la rate, des stases dans le système capil^
ANÀTi^MIE PATHOLOGIQUE SPÉCIALE. 4^^
laîrc général, l'hypocondrie asthénique, et par dessus tout les passions tristes et sédatives. Que de fois j ai pu remonter à cette cause, comme à la source première de tous les cbangemens de tissu qui avaient précédé la formation d'anévrismes dont le principal caractère consistait dans la diminution de la contractilité. Cette impuissance de pousser le sang à travers les cavités cardiaques devient la cause première de leur dilatation et de l'amincissement de leurs parois.
§. 992. En définitive, je reconnais dans tout anévrisme du cœur un dérangement primitif dans les forces de cet organe; dérangement qui amène à sa suite les changemens dans son volume, sa forme et son poids. Dans Fanévrisme actif la contractiKté exaltée et en général la manifestation de la vie plus énergique conduit à l'hypertrophie de la substance xnusculeuse. La dilatation des cavités, loin d'être l'effet d'une distension mécanique de leurs parois, est due à la même cause. Ces cavités s'agrandissent comme celle de la matrice dans les cas de grossesse extra-utérine, c'est-à-dire par développement nutritif /
Dans l'anévrisme passif la force contractile est en dé&ut, la nutrition languit et les cavités sont distendues mécaniquement par le sang, qui y est retenu en partie par l'affaiblissement de la force expultrice.
L'anévrisme simple se rapproche de Fanévrisme actif, avec cette différence, que lé travail nutritif se borne au développement des cavités du cœur^ sans
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ajeater notablement à la masse mnsrnbire ec enoore moins à sa densité.
Dans les trcMs espèces d'anévrismes patrenns à leur dernière période, outre la diminution de la contractilité, on remarque enoore celle de la dilatation active. Le sang n*étant plus attiré dans les cavités du cœur, la stase dans le réseau capillaire général a lieu, et se terminé par Thydropisie: IToublions pas toutefois que cette stase est cQnsécuiwe^ et ne doit pas être confondue avec ces stases primitives qui, précédant quelquefois la formation de Tanévrisme, en sont alors une des conditions, ei paraissent dépendre d*une paralysie idiopaihique des capillaires , dont le rôle en physiologie pathologique n'a pas encore été suffisamment apprécié.