CHAPITRE V
Du ramollissement du cœur^ ou de la cardio^
malade.^
§. 998. (c La substance du cœur, dit Portal^, est H exposée à une espèce de ramollissement qu'o|i ne «c peut comparer à celle qui est l'effet de la gangrène, « ni à celle qui produit la suppuration. On a trouvé « le cœur tellement ramolli, qu'on le déchirait aussi « facilement que s'il eût été dans une entière putré- « faction , mais sans exhaler aucune odeur fétide. " L'auteur que je cite a trouvé dans cet état le cœur d'une femme morte trois semaines après une couche laborieuse. Elle paraissait se rétablir, lorsqu'il lui survint
1 De HMgJia, , ^œur, et de /Ufl(Aeexoç, mou. 3 Anat. méd.^ t. 3, p. 8o. <
ANATOMIE PATHOLOOIQUE SPÉaALE. 4^9
plusieurs accès de syncope de plus en plus forts, et qui se terminèrent par la mort On trouva le péri* carde plein d'une eau blanchâtre filamenteuse; les ventricules étaient un peu plus amples qu'ils ne sont ordinairement et presque vides de sang; leurs parois n'étaient point amincies, et leur tissu était si flasque qu'on le déchirait avec une facilité singulière. On ne pouvait comprendre comment ces ventricules avaient pu pousser le sang dans les artères.
§. 999. Laennec^ a consacré un chapitre particu* lier à cette maladie organique du cœur. U dit que cet organe offre de la flaccidité, qu'il parait au premier coup d'œil comme flétri / et que sa substance se déchire avec la plus grande facilité. Dans cet état le cœur est rarement gorgé de sang; mais il paraît à demi plein et légèrement aplati et affaissé. Ce ramol-lissement est presque toujours accompagné dun changement de couleur ; quelquefois il prend une teinte violette ; d'autres fois une teinte jaune, analo* gue à celle des feuilles mortes les plus pâles. Souvent cette coloration n'est que partielle et n'existe que dans quelques points.
§. 1 000. La cardio-malacie n'est point due à une inflammation, comme le pense M. Bocillaud^. Cette cause produit à la vérité une sorte de ramollissement, dont il sera question plus tard ; mais celui dont nous parlons, et qui consiste dans une diminution de la cohésion entre les molécules de la substance charnue
I Auscultât, médiate-, 3.*édit.y t. 3» p. i3S. a hÂEMMtCf L e»g p. 143.
46o LITRE II.
du cœur, est très-évidemment le résultat d'une altération du travail nutritif, qui tantôt s'exerce lentement et tantôt plus promptement Ainsi, dans des maladies chroniques qui ont complètement épuisé les forces du sujet, ou dans celles qui sont marquées par une cachexie évidente, les anatomistes trouvent le cœur flétri et ihou. Dans ces cas Tétat général des malades doit nécessairement s'en ressentir; les fonctions doivent languir, et la circulation du sang en partictdier doit être extrêmement faible. Il existe par contre une cardio^malacie dans des maladies d'une moindre durée^ et que par cette raison on pourrait appeler aiguë: c'est celle qui, d'après Laennec, coincide avec cette espèce de fièvre essentielle que les anciens domm 3nt putride^ et où laltération des liquides est des plus prononcées. Alors le cœur, d'une couleur plus intense et presque violette, ne saurait être mieux comparé, sous le rapport de sa densité, qu'au ramollissemeùt gluant et poisseux des muscles observé dans la même maladie. Alors aussi la cause première de l'affection du cœur paraît résider dans le- défaut d'innervation nécessaire pour entretenir dans l'organe le travail nutritif dans son intégrité. Cette innervation affaiblie s'étend aussi sur le poumon, et produit une paralysie mortelle, comme le prouve l'exemple suivant.
§. 1001. Une demoiselle de vingt ans, d'une forte constitution, bien réglée, fut attaquée, le 4 Mars, d'un rhume de cerveau , qui dégénéra en rhume de poitrine. Deux jours après l'invasion de cette maladie elle se plaignit de douleurs au dos et à la: région du
diaphragme, mais qui ne l'obligèrent pas à garder l'appartement. Néanmoins les symptômes du catarrhe augmentèrent ; la toux devint sèche, et s'accompagna d'enrouement et de douleurs pongitives de la poitrine. Jusqu'ici on ne remarquait dans la malade aucune fièvre, lorsque le soir du septième jour de la maladie il se manifesta une horripilation d'assez longue durée, qui fut remplacée par une chaleur sèche. La malade, qui s était couchée, fut rapidement réveillée par une violente oppression de poitrine, qui. lui fit jeter des cris de frayeur, et lui donna ridée d'un danger imminent Une saignée de dix onces, faite au mtoie instant, ne fit qu'augmenter les symptômes : il y eut de l'orthopnée ; la face se décomposa ; le pouls fut fréquent , petit et irrégulier; la respiration courte, pénible et sifflante; la toux rare et sèche, la face livide, les mains plutôt froides que chaudes; les battemens du cœur et des carotides très-vifs, mais en discordance avec le pouls de la radiale : un bruit semblable à celui de l'eau bouillante était perçu par la main appliquée sur la poitrine ; d'ailleurs, présence d*esprit parfaite, mais anxiété extrême, conviction profonde d'une mort très-prochaine. En effet, tous les accidens allèrent en croissant : la face se décomposa ; le pouls devint de plus en plus irrégulier et intermittent ; les extrémités se refroidirent; la voix s'éteignit; la dyspnée et les angoisses augmentèrent de minute en minute, et cependant les forces muscukires ne baissèrent pas en proportion; car, malgré ces symptômes alarmans, la malade put se remuer dans son Ut, et même aller
46a LIVRE II.
au bain appuyée sur deux personnes. Vers le soir elle se crut soulagée f mais la diminution des accidens ne fut que l'avant-coureur de la mort, qui arriva à huit heures du soir, vingt -deux heures après l'invasion de son accès d'oppression » sans être précédée de perte de connaissance.
La poitrine fut examinée dix^sept heures après la mort La fermentation putride s'était d,é\k établie, quoique le cadavre eût été placé dans un appartement froid. Le poumon, particulièrement celui du côté droit, était en état de tumescence, d'un bleu marbré, et chargé d'un sang noir et fluide. Dans plusieurs endroits de cet org£ine on apercevait des élévations bleuâtres et dures, contenant un sang noir et coagulé. La substance pulmonaire elle^-mème, ainsi que les bronches, étaient remplies d'un fluide écumeux et séro*sanguinolent, mai^ sans aucune trace d'inflammation ni de tubercules. La cavité thorachique droite renfermait une demi-chopine de sérosité sanguinolente. Le péricarde , qui n'était ni en* flammé ni adhérent au cœur, ne contenait qu'une petite quantité de sérosité. Le cœur lui-même, d'un volume naturel, apparaissait comme un sac vide, flasque et affaissé : sa substance était ranu)llie, flétrie, d'un jaune brunâtre et sale. Les parois du'ventricule droit avaient l'épaisseur d'une lame de couteau; celles du ventricule gauche avaient une épaisseur triple. Les colonnes charnues étaient pâles , d'un blanc jaunâtre, molles, amincies. Les cavités du cœur étaient presque exsangues; celle du ventricule droit seule renfermait un peu de sang noir. L'aorte et les vais?
▲NÀTOMIE PATHOLOGIQUE SPÉCULE. 4^3
seaux pulmonaires contenaient des concrétions polypeuses ; leur structure était tout-à-fait normale,
§. 1002. L'auteur de cette observation > ne croit pas que le changement organique du cœur ait été le résultat d'une maladie qui n'a duré que vingt-quatre heures, ni même de l'indisposition de huit jours qui l'avait précédée, et qui n'était caractérisée par aucun symptôme grave : il y voit une altération formée de longue main par un travail nutritif anormal, à laquelle une cause occasionelle bien légère , le catarrhe, avait ajouté une paralysie mortelle. C'est cette der<r nière qui , d'après ma manière de voir , a joué le principal rôle dans cette courte maladie ; c'est eUe qui, en frappant presque en même temps le cœur et le poumon, avait produit un relâchement, une fié* trissure et un ramollissement dans le premier, et dans le second une sorte de décomposition avec infiltra^ tion de sang noir, que certains auteurs ont appelée dans ce dernier temps apoplexie pulmonaire- Certes^ personne ne trouvera dans ce cas les traces d'inflammation. Quanta notre objet, il nous est permis, ce me semble, d'en déduire le corollaire suivant, sar* voir : qu'on doit s'attendre à une lésion profonde du cœur, lorsque le malade ^ropve une inquiétude extraordinaire, des angoisses inexprimables; qu'il a la conviction intime de sa mort prochaine ; que son pouls baisse considérablement, et que sa face se dé* compose d'une manière indéfinissable.
1 ToEL : HorrCs Archiy f, d* medic, Erfahr. f Marx u, April 48a6^ 1^.3(55.
4^4 tilYKfi II.
§. 1003. Le ramollissemem da cœur n'épargne pas les enfiins dans le sein dç leur mère; j'en û yu naître un au mois de Décembre 1810, ayant la face bleue et presque mourant. Après bien des efforts, sa respiration s'établit lentement, la couleur livide disparut pour quelque temps; mais, après avoir resté dix-huit heures dans un état de vie pour ainsi dire imparfait, cet enfant mourut sans éprouver aucune convulsion. Je ne pus ouvrir le cadavre que sept jours après la mort, pendant lesquels il régnait un froid extrêmement rigoureux. Je ne trouvai rien de particulier ni au poumon ni aux autres viscères; mais le cœur était plus volumineux que de coutume, et sa substance musctdaire tellement ramollie, qu'elle pouvait être broyée entre les doigts et réduite en une sorte de pulpe. Je suis persuadé que cet état du cœur existait pendant la vie , et qu'il n'était nullement l'effet de la décomposition putride, attendu qu'on n'en voyait aucune trace sur des orr ganes plus mous y comme la rate et le cerveau.
§. 1004. Je crois devoir placer à la suite de la cardio-malacie une autre maladie de cœur, qui consiste dans une flaccidité de cet organe, sans ramollissement, sans friabilité de sa substance et sans dilatation de ses cavités; maladie plus commune qu'oiï ne le croît, qui, tantôt générale, comprend toute I'^ paisseur des parois du cœur, tantôt partielle, nen affecte que la couche superficielle ou quelques-unes de ses colonnes charnues.
, Elle se mapifeste pendant la vie par des mouve mens très-irréguliers du cœur, tantôt vibcans, t^tntôt
ÀNATOMIE PATIlOIiOGTQUE âPÉOALE. 4^
\j tantôt ondulatoires. lie pouk, comme il
est aisé de le prévoir, est tellement bizarre» (]^'il ne
peut être rapporté à un.rfiythme quelconque; il sa
eompose du pouls irrégulier, du pouls inégal, d\x
pouls Ëiible, du pouls petit et du pouls accélérée
Les anciens, qui le connaissaient très-bien, le com*
paraient aux mouvemens de la fourjni, et Tapper
. lèrent pour cette raison formicani ou myrmycode^
La respiration est singulièrement gênée : le moindre
mauvement du corps donne des accès de dyspnée ,
quiy^ si elle est habituelle, se change, en orthopuée^
Toutefois cette maladie se compose d'une suite d'acr
clbs^ coupés par des intervalles plus ou moins longs,
pendant lesquels la respiration se régularise plus
&cilement que le pouls^ quoique celui-ci revienne
aussi parfois à un rhythme plus naturel, Du reste,
oii n observe point de fièvre; la digestion ii'est pas
troublée; la tète n'est pas prise; mais le tis^u cellur
laire des extrémités inférieures et celui de la &fce
^Infiltrent; le foie se tuméfie comme dans le^ ^ér
vrbmes; enfin, la flaccidité du cœur peut ameiiep
Tanévrisme ou dégénérer en cardio-malacie»
La mort a Ueu par syncope et ,mème hçrs de$ par
Toxismes. On a vu mourir des malades au milieu de
leurs occupations 9 sans qu'on s'y attendit, et sans
'qu'auoiane cause occasionelle y eût donné naissam^cei
Aussi l'inspection extérieure dxi cadavre, et nommé-
jnent de la face, ne. montre-t-elle aucune trace de
.mouvement convulsif ni d'aucune espèce d'agonie.
lia dissection ne fait découvrir aucun désordre,
exce|tté celui que je .viens 4 mdiquer. Lç^ poumons
IL 3o
i$l66 LITRE IL
«ont ttifis tt erépitans ; l€ft oirganés gadinquês «)nt à réiât naturel ; le foie seul est parfois tuméfié) c'est* À-£re simplement hypertrophié, sans èire altéré dans son tissu , et, sans même offrir des marques de pléthore.
.§. 1005. Parmi les exemples de flaccldicé du eœur tpKt \e poun*ais cUer, j'en choisirai un qui otfre It maladie dans toute sa simplicité et dans son éui piîmitif.
Une dame de cinquante-quatre ans, d'une stature grêle et élevée , d'une constitution hilioso-lytnpbatique, devint sujette à des tremblemens de cœur, accompagnés de dyspnée , qui moûvèrent ^usieurs fois des applications de sangsues à lanus et aux cuisses. Elle traversa ainsi l'espace de dix ans dans un état de santé plus ou moins parÊât , tantôt ^ trouvant assez bien pour vaquer à ses affaires do^ mifetiques , tantAt plus malade et obligée de garder une position fixe et un repos absolu. Au mois de Mai i832 elle eut un accès qui dui^ trois semaines, tt qui fut caractérisé par une irétnulence extrême du cceur, un -po^Às formicani ^ une orlhopnée permanente, l'infiltralion des jambes, une Êice blême et exprimant le mal-^aise le plus prjafoiid. La percussion de la ^trine n'apprit rieki de particulier : le stéthoscope ne fit connaître ni les signes de l'anévri^e actif, ni ceuic de l'anévrisme passif; mais il constata ^'une manière plus précise ks mouv^mens irrégur liers du cœur dont je viens de parler. Par l'exploration du bas-ventre on trouva le foie tuméfié: au iravers des parois flasques et amiùcies d^ Véhâom&i on
▲NATOiaE P4TBOMGIQCE SPÉCULE. 4^7
p<mYait en ^lq»eMrte le saôsir et le déplaivr, fans oecasîwier de douleur ou d'autre sensation pémUcu Ch état $1 alarmant,, et qui semblait devoir amener k «chaque instant une funeste catastrophe, céda^ à mon lirand étonnement , au tnaâiement que je. eros devoir prescriire,.et qui consistait dana l'emploi de la digitale, pourprée, dis stimulans (fiffuaîbles et anti^paa^» modiques, des rérulsib, précédés d'une apjrfication de sangsues au fondeitoent. La samé se rétablit à tel point, qne la malade pnt se Ihrrer derechef à ses .occupations ordinaires et £âre (Jusieurs fois par se^ maine une demi-lieue à pied. Néanmoins le poiili» ainsi ^e le cœur, comenrèwait les Bito« ««♦«. mtm irrégHlisra et le foie k même intnmeÉecBceL Cet état de mieax-Hré dura jusqu'à la fia de JuUlec : alors n^wnlrent les mêmes symptômes qui ê^étakaat montrés an mois de Mai, mais k un.moindes degré; leur dunée ne fut que de huit jours, aiprès lesquels même ^retour à une santé ùnparfaite, mais qui ne is'o{^HMait point aux soins du ménage, malgré la grande iirégularilé dans'la circuladoa Ei^, le 1.7 Août in malade, oeeupée- à coudre, expira, tout à •coup 9 en gardant, afth la mort là position qu'elle nvaît prise pour ce genre d'ouvrage; seidemant la tête était légèrement inclinée à ganche, et lui don^ nait Tair d'une personne. aidormie.
. On s'épuisait en conjectures sur le genne de mort àe cette dame : la. plus vraisembbble était b rupture iJu cœur à la suite d'un anévrisme* Cependant l'our verture du cadavre démontra la nullité de cette snpr position. lié emur n'était ni dilaté ni rompu f .son
4^ LIYlIfi IL «
volume, SOB poids, setf dimenaiom, répaiâsear-'des parois de ses cavités, étaient k peu près dàï» Fétat fiormal; son poids était de neuf onces; sa longueur de cinq pouces; sa largeur près de sa base, de quatre pouces quatre lignes; Képaîssettr des parois du Tentricule droit, d'une ligne et demie; le dijimètre transversal de la cavité de ce ventricule mesuré vers sa Base, de deux pouces et denii; son diamètre longitudinal , de quatre pouces deux lignes ; le diamètre de Torifice auriculo-ventriculaire droit, d'un pouce deux lignes; le diamètre de la veine cave supérieure, d'un pouce iine ligne ; le diamètre de la veine cave inférieure, d'im pouce; le diamètre de l'artère pulmonaire, de dix-*sept lignes; le diamètre transversal éa ventricule gauche vers la base ( ce ventricule un peu tiraillé), de deux pouces; le diamètre longitudinal de ce ventricule, de deux pouces et demi; Pépaisseur de ses parois à la base et au milieu, de huit 'lignes; vers sa pointe, de six lignes ; le diamètre de l'orifice auriculo-ventriculaire gauche^ de treize Ugnâs ; l'épaisseur de la cloison interventriculaire, dé quatre lignes; le dbmètre de Taorte à son -origine, de treize lignes. Ri^i de particulier aux val«vules triglochines, mitralesou sîgmoïdes de l'artèiv pulmonaire ou de l'aorte.
Telles étaient les dimensions de ce cœur. Quant il sa consiMance, il était extrêmement flasque, et sa couche extérieure molle, sans être' friable. Des colonnes chalmqeb des deul ventricules, les unes étaient tendres et flasques, tandis que les autres avaient conserva leur d^site et leur rénitence ordinaires.
UVATOMIE PATHOLOGIQtJE SPÉCULE. 4^
Le» autres paiticukrités trouvées dans ce cadavre étaient les suivantes. Environ trois onces de sérosité sanguinolente dans la cavité da péricarde ; le foie , loo^ de: dix pouces et large de six, touchait k crête de Los des iles ; son extrémité inférieure épaisse de deux pouces deux lignes; sa texture naturelle. La rate, en qjodque sorte re€0<}uUlëe, longue de qua^*Q pouces et demi ; son épaisseur de trois pouces ; son parenchyme naturel; les poumons cntièremeiit sains.
§. i9W^ Mon opinion sur ce cas est qpe par cette l^ccidité le eceur perd sa force contractile $ que, si cette flaccidité est partielle, la contractilité es^ inéga* lement répartie ; que toutes las«partîes de l'organe ne se contractenl plus rânult^nément, mais successivement, ce qui doit nécessaivemeni enjtrainer l'inégalité de ses hattemens., ainsi que de ceux du pouK Cest ainsi que le cœur meurt peu à peu,, et pour ainsi dire en détail, de la même manière que nous voyons s'éteindre sa vitalité dans les expénçnces sur les anismaux vivans^
Quant aux causes prédisposantes et déterminâmes de cette maladie, que l'on pourrait peut-être cousit*^ déret comme le premier deg^é du ramollissement^ je n'en puis assigner aucune. Elle ne m'a pas paru tenir à une. dyscrasie des humeurs,, ni à une ca?^ chexie particulière : elle n'était pas. non plus la suite d'affections morales;, du moins quelques- unes des personnes sur lesquelles j^e l'ai observée , vivaient dans l'aisance et ne connaissaient point les peines; de la vie.