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les fibres circulaires de l'aorte , maïs sans aucune lésioB. Dans les endroits où la membrane interne existait encore, le pus placé au-dessous d'elle la soulevait par plaques en forme de pustules. Ces ulcères diffèrent entièrement d'une autre altération, avec laquelle on les confond volontiers, et qui consiste dans une lacération de la tunique interne. Les lambeaux de cette tunique, pendans dans l'intérieur du vaisseau, donnent à celui-ci un aspect singulier, à peu près comme s'il avait été rongé par les rats. Nous reviendrons sur cet état particalier et sur les causes qui le déterminent.
§. 1070. Souvent une injection, soit pointillée, «oit arborisée, à la tunique externe de l'artère ou au tissu cellulaire qui Fenvironne, aocompgne les altérations que nous venons de ^lécrire, et ajoute aux caractères physiques de l'inflammation. Cependant , de même que la couleur rouge de la membrane interne n'est point un signe certain de phlogose, quand ce signe n'est pas réuni à d'autres changemens organiques , de même aussi cette coloration ne suffit pas pour caractériser l'inflammation de la tunique externe. Cette dernière peut offrir un réseau admirable de vaisseaux injectés, dont quelques-ims même sont variqueux, sans qu'on en puisse conclure qu'il existe un état inflammatoire. En effet, si on enlève le tissu cellulaire extérieur, on voit que ces petits vaisseaux ne pénètrent pas plus loin, qu'ils s'arrêtent à là tunique externe, et que les autres membranes ne présentent /rien d'anormal. Rien n'annonce non plus un surcroît d'ac-
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lion vitale dans ces parties ; tout se réduit à une réplétion passive desvasa vas6rum.Ce qui confirme cette opinion', c'est que la disposition dont il s'agit se rencontre non dans les artères des viscères qui sont le siège d'une inflammation franche , mais à la suite de maladies chroniques , qui apportent un trouble dans la circulation 9 telles que les anévrismes du cœur, tes hydropisies de poitrine, etc.
§. 1071. On a eu recours aussi à des expériences pour constater l'inflammation dans les artères. Déjà on savait que l'appUcation d'une ligature faisait naître une phlogose, qui se propageait le long du vaisseau dans une étendue assez considérable. Hodgson a vu rinflammation de la tunique interne s'étendre jusqu'au cœur , après la ligature de l'artère fémorale dans une amputation. Cline et âbernethy ont observé les mêmes faits à la suite de la ligature des artères pour l'opération de l'anévrisme; enfin, on a trouvé les artères hypogastriques enflammées après la ligature du cordon ombilical.
D'un autre côté on a mis à découvert sur un chien les deur artères crurales, et on les a touchées avec la teinture de cantharides. En les examinant deux jours après, On les a trouvées enflammées à leur surface externe; leur intérieur était rempli d'un sang polypeux, et, à l'aide de verres grossissans, on apercevait dans leurs parois un admirable réseau de vaisseaux injectés. Sur un autre chien on amputa la cuisse; on lia les vaisseaux, et on les humeeta d'essence d'euphorbe : deux jours après ils étaient considérablement enflammés et remplis d'une ma-
ùère bkûcbâtre K U parait que ces essais réussisseiit mieux quand on les tente sur l'extérieur des artères; <ar «l on s'en rapporte aux expériences de MM. RiGOT et Trousseau ^9 la membrane interne irritée ne s'enflamme que très -difficilement, puisque ni l'alcool à trente-six degrés, ni l'acide nitrique étendu d'eau» ni une solution concentrée de carbonate d'an^moniaque, ni des matières animales en putréfaction, ni l'eau chargée de préparations médicamenteuses, etc., n'ont déterminé la plus légère phlegmasie à l'intérieur de ces vaisseaux.
§. 1072. U suit de ce que nous venons de dire, non-seulement que . les artères s'enflamment , mais qu'on peut encore constater sur elles divers modes d'inflammation. En effet, leur phlogose est prouvée par l'état d'injection de leur tunique externe et la lymphe infiltrée dans le tissu cellulaire qui lie les différentes tuniques de ces vaisseaux ; Vêpiphlogose^ par les fausses membranes découvertes à leur surface interne; ïhyperphlogosey par la matière purulente qu'elles renferment, soit dans leur canal, soit entre leurs tuniques, et par l'ulcération de leur tunique interne. Quant à la méiaphlogose ^ elle n'a pas encore été indiquée comme pouvant attaquer les artères. La gangrène peut les atteindre; mais elle leur est communiquée par les parties environnantes, tombées elles-mêmes en sphacèle ; encore remarque- 1- on que ces vaisseaux résistent le
1 Samb^ Dissert, de vasor, sanguif, inflnmmat, Hài,, 1797. a ArcbiT. gén. ; t. 14* p. 33 1.
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plas longtemps possible. J'ai jdhisîeurs (bis observé dans les cas de gangrène au scrotum, que les rameaux artériels battaient au milieu du putrilage dans lequel ils rampaient , et dont ils se di^nguaîent par leur couleur rouge et leur aspect diarnu.
S- lois. Les symptômes de Partérite sont une augmentation de chaleur dans la partie malade, une douleur qui suit la direction du vaisseau enflammé-^ des pulsations plus fortes et plus précipitées , et qui déterminent une espèce de fièvre locale. Je ne serais pas surpris en effet que la contractiUté des aptères ne fat rehaussée par Fétat inflammatoire dans lequel elles se trouvent Un auteur italien > décrit, sous le nom d^aoriiiey une inflammation de l'aorte à laquelle il donne pour sympt&mes : développement graduel de douleurs dans les bras et les jambes pendant quelques Jours, douleur rétrostemale , fièvre^ pouls dur et consistant, inquiétude > douleur obtuse sentie entre Tes épaules, mats cahnée par de profondes inspirations ;, batteïnens violens du i^œur et des artères, surtout de celtes de la tête et du cou; &ce pâle; traits affaissés; infiltration des mains, surtout de la gauche; constriction à la gorge; dysphagîe passagère; vers la fin de la maladie, respiration gênée » anxiété extrême ,. menaces fréquentes de syncope ,. etc. Â Fouverture du cadavre on doit trouver faorte rouge, sa surfece interne tapissée d'une Eusse membrane résistante ; d'autres fbis une lymphe coucrescible dans l'intérieur de ce vaisseau.
1 JfKivAy d« Moïkdo'n» RcTne mêi.^ %. 4» p- 3*^
Si les ol^servations de P« Frank et de Span gek- AERG, sur rinflammatîon de larbre artériel, étaient bien constatées et sufBsamment répétées, il aérait assez facile de se rendre raison de la fièvre inflammatoire essentielle.
§.1074. Quant aux causes de Tartéritè, la rétrocession d'une maladie éniptive, soit aiguë, <oii chronique , le rhumatisme et Tarthritis , dont les principes ont une sorte de prédilection pour le tissu fibreux, me paraissent être les plus fréquentes après les lésions externes.