‹ Traité d'anatomie pathologique (volume 2)Chapitre 77 sur 88 · CHAPITRE XL Dé roblitération des artères · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL Dé roblitération des artères

§.1122. Je distingue l'oblitération des artères dé leur obstruction. Dans celle-ci le tube artériel esit farci d une substance dense et épaisse, €[ui laisse lé vaisseau intact , à moins qu'dle n'ait contracté des adhérences avec lui. Dans l'ôblitéi^tiôfci les parois de l'artère, après s'être rapprochées et réunies, ont

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.complétemeiit changé d'organisation, et se sont coa^ verties en un cordon fibro-celluleux. L'état physio^ logique nous offre ces conversions dans le canal ariéntl de Botal, dans les artères ombilicales; l'ordre pathologique nous les présente dans les artères auxquelles on a appliqué des ligatures. Nous avons yu dans un autre endroit (§. 56g) que cette oblitération était le moyen dont la nature se sert pour arrêter une hémorrhagie.

Cependant cette oblitération peut aussi être spontanée. Cest ainsi que Petit ^ a vu Fartère carotide iciroite complètement oblitérée, depuis l'endroit où elle se sépare de la sous-clavière jusqu'à sa division en carotide interne et carotide externe : elle était convertie en une sorte de cordon ligamenteux de deux lignes de diamètre, dans lequel on ne pouvait plus reconnaître aucun vestige de cavité.

§. 1123. Ce changement d'organisation se conçoit aisément, dès qu'on admet une iiiflammation dans les parois de l'artère , avec exsudation à la surface interne d'une lymphe coagulable , susceptible de se transformer en tissu homoéoplastique. Le même phénomène a lieu lorsqu'à la place d'une lymphe coagulable, c'est du sang qui s'est arrêté dans l'artère ; car cette humeur aussi est susceptible de s'or* ganiser et de s'identifier avec les parois du vaisseau» Dès-lors une simple obstruction d'une artère conduit à la longue à sa parfaite oblitération.

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I Mém. de Tacad. roy. des setcnces; année 176!)» p. «{58.

anàtomi£ pathologique spéciale* 6b f

CLASSB TROISIÈBffi.

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