MALADIES DES VEINES
§. il24. si l'on excepte Fanévrisme, les veines sont sujettes aux mêmes maladies que les artères ; elles rougissent comme ces dernières pendant la vie comme après la mort, par le même mécanisme, c'est-à-dire par imbibition; elles se laissent distendre par des gaz, par le san^, par des caillots fibrineux, par des produits pathologiques, tels que des calculs (§. 528) et des entozoaires (§. 58o)j elles s'obs-' truent et s'oblitèrent à l'instar des artères : leurs parois s'amincissent, se ramollissent, se rompent; elleâf peuvent aussi durcir et s'épaissir. Cette dernière maladie (phlébosclérose), qu'on remarque particuli^e-
ment sur les veines des extrémités inférieures des vieillards, rend le tube veineux en quelque sorte charnu et semblable à l'artériel, probablement par l'effet d'une hypertrophie ou par suite d'une inflammation. Cette dernière maladie peut en effet attaquer également les veines et transformer leur tissu. On^ a constaté (rarement, il est*vrai) l'ossification de leurs parois (§. 1 082). Enfin , j'ai remarqué sur les veines des vieillards que les valvules disparaissaient, probablement par une sorte d'atrophie ; disposition par suite de laquelle ces vaisseaux sont à cet âgé plus faciles à injecter des troncs vers les rameaux; Nous allons parcourir quelques-unes de ces maladies.
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