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VI. Calculs urinaires

§. 516. Ces calculs se rencontrent dans toutes les parties du système urinaire, mais le plus souvent dans la vessie. Dans la plupart des cas ils se sont formés dans les reins. Fernel en avait déjà fait la

i Analomie des krankhaften Baues ?- S. i5c). 2 Pembertow, On various diseuses ofthe abdomen viscera ; pag. 68.

remarque. Il est très -rare de rencontrer des concrétions pierreuses entre le gland et le prépuce. Cependant il y a des exemples rapportés par P allas, Petit, Bonn, Vicq-d'Azyr, Walter etBRUGNATELLi , de calculs plus ou moins nombreux et plus ou moins gros, développés dans cette région à la faveur d'un phymosis de naissance.

Lorsque le noyau des calculs urinaires se trouve dans les rems, il y existe sous la forme de petits graviers ; la maladie dans laquelle on les rend se nomme gravelle. Quand au contraire ces graviers croissent dans les reins, ils se moulent sur le bassinet et les calices , irritent et enflamment la substance rénale , produisent la suppuration , et même la fonte de tout l'organe. Quelquefois les graviers tombés dans les uretères y grandissent , augmentent singulièrement de volume et dilatent ce canal en manière de poche.

Les calculs de la vessie ont une triple origine : i.° quelquefois ils commencent à se former dans la vessie; 2.0 le plus souvent il descend des reins un ou plusieurs graviers , qui augmentent de volume plus ou moins rapidement; 5.° lorsqu'il se trouve dans la vessie un corps étranger , celui-ci devient un noyau autour duquel se précipite la matière lithique contenue dans les urines : c'est ainsi qu'on a trouvé au centre de calculs vésicaux une épingle , un morceau d'étoffe , un fragment de sonde , une balle de fusil. Le plus souvent les calculs sont libres dans la vessie et susceptibles de se déplacer , d'autres fois ils sont chatonnés.

§. 517. Voici quelles sont les différences phy-

siques qui existent entre les divers calculs vésicaux.

i.° Ordinairement ils sont de forme sphéroïde ou ovoïde, et comprimés sur deux faces. D'autres fois ce sont des polyèdres à surfaces planes, ce qui dépend évidemment de leur contact avec d'autres calculs; car cette disposition ne s'observe que lorsqu'il en existe plusieurs.

2.0 Leur volume varie depuis celui d'une petite fève jusqu'à celui d'un œuf de poule, et même jusqu'au volume de la tête d'un fœtus à terme. Le Muséum anatomique de notre Faculté possède un calcul de la forme d'une orange, qui pèse neuf onces et demie , et qui a trois pouces de diamètre. J. Earle 1 a décrit une énorme pierre , pesant quarante-quatre onces, et ayant seize pouces dans sa circonférence, suivant l'axe le plus long. Lister fait mention d'une pierre qui pesait cinquante-une onces , et Morand en conservait une de six livres trois onces. 2

5.° Leur pesanteur spécifique est entre douze cents et dix- neuf cents, celle de l'eau étant considérée comme mille.

4-° H existe aussi une grande variété relativement à leur nombre. Tantôt il n'y a qu'un seul calcul dans la vessie; tantôt il y en a plusieurs, leur nombre est quelquefois très-considérable : la vessie de Buffon en renfermait cinquante-neuf.

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