DÉVELOPPEMENT DES OHGANES GÉNITO-U BINAIRES
Pour M. C. Robin, le mécanisme do l'érection est tout différent; ce phénomène n'a pas pour siège le système veineus, mais le système artériel. Sous l'influence d'une cessation d'action du grand sympathique ou du centre lombogénital, les artères se relâchent et amènent dans le corps caïenieux une plus grande quantité de sang.
Liégeois pense tjue.les deux théories en présence doivent être acceptées : au début, il existe un état paralytique des artères qui permet au sang d'aflluer en plus grande quantité dans les corps caverneux ; mais, pour cet auteur, l'érection complète ne saurait exister, si les nombreux faisceaux musculaires qui enlacent le pénis ne se contractaient pour s'opposer au retour du sang par les veines.
Dans la blennorrhagie aiguë, non-seulement la muqueuse, mais aussi le corps spongieux de l'nrèthre, ont perdu une partie de leur extensibilité : aussi, lorsque l'érection se produit dans ces conditions, elle est fort douloureuse par suite des tractions exercées sur l'urëthre, et de plus elle est incomplète. L'urèthre, en effet, ne se prêtant pas à la distension, ne suit pas les corps caverneux; ceuxci, recourbés en bas, décrivent une sorte d'arc sons-tendu par une corde dure que forme l'urèthre ; c'est la chaude-pisse cordée. Il n'est pas très-rare de voir des imprudents opérer le redressement de la verge eH pressant brusquement sur la convexité de la courbe ; il en résulte une déchirure de la muqueuse et du corps spongieux, un écoulement de sang abondant, et souvent plus tard un rétrécissement.