‹ Traité d'anatomie topographique avec applications à la chirurgie (volume 2)Chapitre 71 sur 219 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Proslate

La prostate pourrait ôtre décrite en môme temps que l'urèthre ; cependant il m'a paru préférable de décrire d'abord isolément cet organe, dont le rôle pathologique est si important. Après avoir ainsi étudié le col de la vessie et la prostate, nous serons en mesure de présenter une description de l'urèthre.

La prostate est une glande en grappe qui enveloppe de toutes parts le col de la vessie et est traversée par le canal de l'urèthre, dont elle forme la première partie. On l'a comparée à une châtaigne quant à sa forme et à son volume. Obliquement dirigée de haut en bas et d'arrière en avant, elle présente sa base en haut.

La base de la prostate est très- obliquement coupée en bas et en avant, de telle sorte que sa face antérieure est notablement plus courte que sa face postérieure.

Son volume est une des parties les plus importantes de son histoire. Il est extrêmement variable suivant les âges. A peine apparente chez l'enfant, la prostate augmente chez Tadulte pour acquérir son plus grand développement chez le vieillard. Elle peut alors atteindre le volume d'un gros œuf de poule et même plus.

On reconnaît à la prostate une face antérieure, une postérieure, deux faces latérales, une base et un sommet.

La face antérieure ou pubienne est la plus courte, et de beaucoup la moins épaisse. Recouverte par les ligaments pubio-prostatiques, d'où partent les fibres musculaires de la vessie, elle est en rapport avec un plexus veineux très-riche, le plexus de Santorini.

La face postérieure on rectale repose directement sur la paroi antérieure du rectum, dont elle n'est séparée que par une couche celluleuse assez lâche et un feuillet aponévrotique étendu de la base de la prostate au cul-de-sac du péritoine (aponévrose prostato-péritonéale de Denonvilliers).

De ce rapport résultent des conséquences importantes : on peut s'assurer exactement de l'état de la prostate par le toucher rectal. La meilleure attitude à donner au sujet pour cette exploration est de le placer sur les coudes et sur les genoux. On sent ainsi d'abord l'extrémité antérieure ou sommet, appelé encore bec de la prostate; il est silué à 3 centimètres environ de l'anus. On / c c c * constate que la face postérieure présente sur vertical, une dépression qui divise la prostate en

gauche. Cette dépression esLéchancrée vers la base de la glande, d'où la ressemblance de celle-ci avec un cœur de carte à jouer. De la dépression se détache parfois, entre les deux lobes latéraux, un troisième lobe, appelé lobe moyen, qui se dirige en haut. Le toucher rectal permet d'apprécier ces divers détails. On reconnaît de cette façon si l'un des lobes est plus développé que l'autre ; si la consistance de la prostate est normale. A l'état sain, la face postérieure est lisse, régulière ; sa consistance est celle du tissu fibreux. Elle peut être au contraire

la ligne médiane, dans le sens e fi f^ L^ n deux lobes, l'un droit, l'autre /

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dure, bosscK't'.iiuyalc, Uirsqu'ellef^onUfiU des lubcirulcs, par exemple. Kllu est pni-fuis sïiilliuili-, mais nmlle el dépressible, lorsqu'elle reiiforrue iiu abcès un (|tiela pi>i'Li()[i |»riislali(|UP de l'urèthre a élé dilatée en arrière d'nu rétrérUsonieut.

cl reposant directetnenl en arrièn*

stirle rccluDi.on cotnjoil c^ie les abcès dévoioppi^a dans son épaisseur puissent -évoluerversl'nn ou l'autre de ces ronduils : lorsqu'ils proéminent du côté do rectum, il Taut donner Issue an pus aussitôt que la fluctuation est manifeste. Si l'ahcês prostatique s'ouvre isolément soit dans TurMUre, soil dans le n-cluiu, le foyer se ncalrise. on fiénéral. bSBCK \ile, mais il n'en est pas de interne, s'il s'ouvre I il Iti fois dans les doux cavités : îl en rfsuHo uni» lislulo iirélhro-roctnlp Âml la

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