VAISSEAL'X ET NERFS DE L\ VOUTE PALATINE
2° pratifjuei' de chaque côlé une incision an lé ro-p os té ri euro comprenant toute l'épaissour de la libro-miiqueusc palatine ; 3° décoller de l'os cette dernière dans l'étendue comprise entre l'incision et le bord de la perroration, c'est-à-dire m»*' biliser la muqueuse ; 4° suturer los lambeaux par leurs bords internes. •
Mon intention n'est pas de décrire celle opération, qu'a si bien étudiée dans lous ses détails M. le docteur Houge, de Lausanne ; je veux seulement appeler l'allention sur les incisions latérales et le rôle qu'y doivent jouer les artères palatines.
L'accident le plus à redouter dans l'uranoplaslie, c'est la gangrène des lambeaux. Non-seulement ropcrallon échoue dans ce cas, mais encore la perforation esl augmentée et la septicémie a été parfois observée. Tous les efforts du chirurgien doivent donc tendre à l'éviter.
A quelle cause faut-il rattacher celte gangrène des lambeaux? Évidemment à l'insufllsance de leur nutrition. Celle nutrition se fail par les artères p.ilalines. De ces arlères, la postérieure est la seule importante dans l'espèce : c'est donc elle qu'il faut ménager. Lu gangrène ne poun-a jamais se produire, si l'on conserve d'it'i les lambeaux l'arlère palatine poUérieure.
Langenbcck s'est proposé de remplir cette indication en dégageant les palatines postérieures du sillon dans lequel elles rampent avant de pénétrer dans l'épaisseur des tissus. <> Cette manœuvre, dit M. le docteur Rouge dans son excellent ouvrage sur te sujet, véritable subtilité opératoire, me parait sinon tout à fait impossible, du moins bien difficile et trts-chanceuse : à coup sûr, on déchirera plus souvent le vaisseau qu'on ne le mobilisera. "
M. Rouge pense qu'il n'y a pas à s'occuper de cette artère pendant l'opération. j « Si elle esl sacrifiée, il surviendra une bémorrhagie qu'on maîtrisera faclle-J ment, et les lambeaux, suffisamment nourris par d'autres vaisseau.^ pourvus de nombreuses anastomoses, n'auront pas \ en sotiHrir. »
je ne saurais partager la manière de voir de M, Rouge. La disposition de l'artère palatine postérieure indique, à mon avis, le point où doit porter l'incision latérale.
La plupart des opérateurs n'ont donné aucune règle précise à cet égard, se guidant, comme M. Rouge, sur la dimension de l'espace à recouvrir.
S'il est de règle, en effet, en auloplastie, de calculer la largeur du lambeau sur la largeur de la perte de substance qu'il s'agit de combler, on doit faire ici une exception : il faut avant tout éviter la gangrène du lambeau, et cette gangrène esl imminente, si l'on ne conserve pas dans son épaisseur l'agent principal de nutrition, la palatine postérieure. La direction, la situation et la disposition de cette artère étant connues, je crois pouvoir formuler la règle suivante :
bans loule uranoplastie, quelle que soit la lahgeub de la pehfobatiom, les mei- ' lions latérales doivent toujours porter sur le même point, c'est-à-dire tout près des Oi-eades alvéolo-denlaires el parallèlement ri ces arcades.
Après la gangrène des lambeaux, l'accident le plus redoutable esl l'hémorrhagie. Celle-ci esl parfois assez abondante pour forcer le chirurgien à suspendre l'opération pendant une demi-heure, une heure. Tous les auteurs se sont préoccupés vivement de cet accident et ont proposé, pour le combattre, le pcrchlorurede fer, le tamponnement, le caulère actuel, le détachement des lambeaux, la glace, etc. 11 suflit, pour l'éviter, de respecter les arlires palatines postérieures, c'est-à-dire de suivre la règle opératoire précédente.
TiullLl. — inal. (iipn^aphquf. 20
a06 ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE.
En résumé, les accidents les plus graves de Turanoplastie étant la gangrène des lambeaux et Thémorrhagie ; ces accidents reconnaissant pour cause exclusive la division des artères palatines postérieures, on les évitera en conservant ces artères dans Tépaisseur des lambeaux, c'estrà-dire en pratiquant Tincision suivant la ligne pointillée, représentée figure 55, p. 138.
Les nerfs destinés à la voûte palatine accompagnent Tartère et présentent une distribution identique ; ils proviennent du nerf maxillaire supérieur et sont purement sensitifs. La sensibilité de la muqueuse palatine est obtuse, mais son décollement cause une très-vive douleur.
La voûte palatine est susceptible de présenter des lésions pathologiques analogues à celles qu'on observe dans les autres parties du corps : je ferai néanmoins remarquer que Tabondance des glandes que contient la muqueuse la prédispose plus spécialement au développement des tumeurs adénoïdes.
Du voile du palais.
Le voile du palais, portion molle du palais, fait suite à la voûte palatine à laquelle il adhère delà manière la plus intime et dont il continue la courbure.