‹ Traité d'anatomie topographique (volume 2)Chapitre 105 sur 141 · GG · texte numérisé non relu

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phlegmons développés dans la cavité préépiglottique auront tendance à se diffuser. Ces phlegmons, signalés pour la première fois par Brousses et Brault, sont extrêmement rares. En raison même de la situation de la loge dans laquelle ils prennent naissance, ils se manifestent au début par une tuméfaction de consistance ligneuse, siégeant à la hauteur de la région thyro-hyoïdienne et laissant indemne le plancher buccal et la langue. Ils s'accompagnent de dyspnée, de dysphagie et de dysphonie intenses, et, d'autre part, ont une tendance marquée à envahir les

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La bourse séreuse de Boyer : A, vue par sa fate antérietiie ; B, vue en coupe sagittale.

1. oa hyoïde. — 2, cartilage thyroïde. — 3. membrane thyro-hyoïdienne. — 4. aponévrose cervicale. — 6. bouree de Boyer, 9UI la face antérieure de laquelle se voit, un peu à droite de la ligne médiane, un ganglion lymphatique. — G. épiglotte. — 7, muscle thyro-liyoîdien avec son nerf. — 8, muscle crico-thyroïdien. — 9, artère et nerf laryngés supérieurs. — 10, artère et nerf laryngés inférieurs. — 11. digastrique. — 12, ventricule du larynx.

parties latérales du pharynx ; ils peuvent même se propager, si on tarde trop longtemps à intervenir, à la région sus-hyoïdienne.

Le traitement qai leur est applicable consiste, lorsqu'ils sont encore limités à la loge préépiglottique, dans l'incision de la membrane thyro-hyoïdienne. Mais lorsque le pus a envahi par diffusion la région sus-hyoïdienne, l'incision devra être pratiquée dans cette région et aller jusque sur la base de la langue.

7° Vaisseaux et nerfs profonds. — Les artères destinées à la couche sous-aponévrotique de la région sous-hyoïdienne proprement dite sont de tout petit calibre et, de ce fait, entièrement négligeables dans la pratique. — Les veines se rendent, les unes à la jugulaire antérieurp, les autres aux veines thyroïdiennes. — Les lymphatiques aboutissent en partie aux ganglions sus-sternaux, en partie aux ganglions carotidiens, • — Les nerfs proviennent de deux sources : 1° pour le thyro-hyoïdien, du tronc même de l'hypoglosse ; 2° pour les trois autres muscles (omo-hyoïdien, sterno-cléido-hyoïdien, sterno-hyoïdien) de l'anse de l'hypoglosse, que nous retrouverons dans la région sterno-cléido-mastoïdienne.

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