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de 1 centimètre environ ; 4° en bas, enfin, par une ligne horizontale, parallèle à la limite supérieure et située à 1 centimètre environ au-dessous d'elle ; elle répond sensiblement à une ligne passant par la moitié de la paroi postérieure du conduit auditif osseux.
Comme on le voit, ces quatre lignes délimitent, sur la face externe de la mastoïde, un carré de 1 centimètre de côté environ (chez l'enfpnt, les dimensions doivent être réduites de moitié), tangent à la paroi postérieure du conduit auditif osseux, carré qui représente assez bien la portion de squelette à enlever pour ouvrir l'antre (trépanation de la mastoïde). Toutefois, comme ce dernier (lorsqu'il est atrophié) se trouve parfois refoulé contre la paroi postéro-supérieure du conduit auditif osseux, c'est dans l'angle antéro-supérieur du carré, c'est-à-dire au-dessus et immédiatement en arrière de la spina supra meatum et toujours parallèlement à la paroi postérieure du conduit, que la gouge ou -»\\ \
le ciseau devront surtout creusi>r l'os. Plus en arrière, en pénétrant dans la profondeur perpendiculairement à la surface externe de la mastoïde, on s'expose à aller blesser le sinus latéral (fig. 50). L'épaisseur du tissu osseux à traverser avant de déboucher dans la cavité antrale est variable : elle est, en moyenne, de 10 à 15 millimètres chez l'adulte, de 5 millimètres chez l'enfant.
Le segment de la mastoïde qui forme la paroi externe de l'antre r.. „,
repond touiours a la partie de , , . j ,^
,, , Apophvse mastoïde sc'éreuse.
1 apophyse qU] est recouverte par ^^^^,^,^ horizontale passait par le tiers supérieur du conduit auditif.
côté gauclie, segment inférieiu' de la coupe).
Apophyse mastoïde pneumo-diploïque.
(Coupe horizontale passant par le tiers supérieur du conduit auditi. côté gauche, segment inférieur de la coupe)
A, paroi intérieure du conduit auditif. — B. condyle de la mîichoire. — G, carotide- — D, caisse du tympan, — Ji, vaisseaux temporaux superficiels. — 1, 2 antre. — 3, 4. cellules postérieures. — 6, sinus latéral. — 6, cervelet, — 7, table externe de la mastoïde.
(La flèche en trait plein indique le trajet que suit le chirurgien dans les parties molles et dans la mastoïde, pour aborder l'antre : li flèche en trait pointillé montre comment l'opérateur est conduit sur le sinus latéral, lorsque la tranchée creas.>e dans la mastoïde ne reste pas parallèle à la paroi postérieure du conduit auditif.
/), V, ::, T), E, comme dans la figure 50. — 1, antre refoulé vers la iiaroi postérieure du conduit auditif; une flèche est engagée dans l'aditus ad anttum. — 5, 6, comme dans la figure 50. — 7. mastoïde. — 8, vaisseaux auriculaires postérieurs. — 9, segment osseux cerné par deux traits pointillés, qu'il faut enlever daas ia trépsination de l'antre ; on voit que chez ce sujet on aurait découvert le sinus latéral.
(La flèche en trait plein montie cependant que, en creusant la tranchée le plus près possible de la paroi postérieure du conduit auditif et parallèlement îi elle, il aurait été possible d'ouvrir l'antre s.ans découvrir le sinus latéral.)
TETE
l'insertion du pavillon. Il faudra donc décoller ce dernier à la ruginc pour bien découvrir le charap opératoire (fig. 50).
d. Sa paroi interne. — I/a paroi interne de l'antre, plus ou moins épaisse suivant les sujets, est creupée d'ordinaire, comme les autres parois d'ailleurs, de petites cellules. Elle répond (fig. 56 et 50) à cette partie de la fosse cérébelleuse qui est immédiatement en avant de la portion descendante du sinus latéral, un peu en arrière
do l'angle de jonction de ce dernier avec le sinus
pétreux supérieur.
Elle se trouve même en communication directe avec cette fosse cérébelleuse par l'intermédiaire d'un petit canal, le canal pétro- mastoïdien (fig. 52, 1), vestige, chez l'adulte, de la profonde dépression appelée fossa subarciiala qui, chez le fœtus, occupe le bord supérieur du rocher. Ce canal pétro-mastoïdien, étudié par VoLTOLiNi (1862), par Wage- NiiAUSER (1883) et, tout récemment, par MouRET (1904), est long de 6 à 10 millimètres et étroit, d'ordinaire, au point d'ad- ■ mettre à peine un ctin très fin ; son contenu est représenté par quelques vaisseaux et une expansion de la dure-mère. Il chemine parallèlement à la paroi postérosupérieure du conduit auditif interne, entre le canal demi-circulaire supérieur et le vestibule.
Il vient s'ouvrir : 1° d'une part, par un tout petit orifice, sur la face postérieure du rocher un peu au-dessus et en arrière du trou auditif interne ; 2° d'autre part sur la paroi interne de l'antre ou de l'aditus ad antrum, soit directement sur la paroi elle-même, soit dans l'une des petites cellules qui sont creusées sur cette paroi. Le canal pétromastoïdien constitue une voie toute tracée que peut suivre l'infection partie de l'antre pour gagner la fosse cérébelleuse et y déterminer un abcès sous-dure-mérien, ou une méningite, ou bien encore un abcès cérébelleux.
La paroi interne de l'antre est encore et surtout en rapport avec le sinus latéral, lequel est logé dans la gouttière creusée sur la face endocranienne de la mastoïde : le sinus peut ainsi être infecté {thrombo- phlébite du sinus -latéral) au cours d'une inflammation de l'antre. Ces rapports entre l'antre et le conduit veineux présentent, au point de vue opératoire, une très grande importance. — Lorsque l'antre a des
Fig. 52.
Le canal pétro-ma.stoïdien vu sur une coupe du rocher parallèle à l'axe du conduit auditif interne (garçon âgé de 8 ans ; segment antérieur de la coupe : côté gauche).
]. canal pétro-mHstoïdieii. avec l'.son orifice ouvert sur la face P03t«rieiire du rocher ; 1", sa porfion terminale ep communication avec Xea cellules flui sont creusées sur la paroi interne de l'aditus ad antrum. — 2, orifice du conduit auditif iuternf. — 3. pointe du rocher. — 4, aditiis ad antrum. — 5. conduit du facial. — 0, apophyse zygomatique. — 7, vestibule. — 3, li^nacon. — 9, canal demi-circulaire horizontal. -- 10, canal demi-circulaire s ■•périeur. — 11, écaille du temporal. — 1^, apophs'se styloïde. — IS.golfe de la jut'ulaire. — 14, orifice carotidien.
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dimensions ordinaires, son extrémité postérieure vient eftleurer le sinus latéral ; elle le recouvre plus ou moins lorsque la cavité antrale est plus étendue que d'habitude (fig. 50). Dans l'un ou l'autre cas, le sinus reste éloigné de 15 à 18 millimètres du bord postérieur du conduit auditif et ne court pas le risque d'être lésé au cours d'une trépanation de l'antre, si du moins l'on reste dans les limites que nous avons indiquées précédemment et, à la condition, on ne saurait trop le répéter, que la gouge ou le ciseau soient dirigés parallèlement à la paroi postérieure du conduit auditif osseux. — Mais, lorsque l'antre est tout petit (fig. 31), le sinus latéral passe en arrière de lui, le refoule en quelque sorte contre la paroi postérieure du conduit auditif, et vient s'interposer, plus ou moins loin, entre lui et la face externe de la mastoïde. En pareil cas, en trépanant au point classique, on risque de lé.ser le canal veineux.
De !à le coaseil de creuser dans la mastoïde une tranchée plus profonde au niveau Je la paroi postérieure du conduit auditif qu'en arrière, le sinus étant d'autant plus éloigné qu'on se rapproche davantage du conduit auditif. Malgré tout, il est dps cas où le sinus se présente à l'opérateur, aussi est-il toujours prudent d'opérer à petits coups. De.s rapports aussi étendus entre l'antre et le sinus latéral ne peuvent malheureusement pas ôtre reconnus à l'avance : on les soupçonnera, si l'apophyse mastoïde est peu développée (Ok.^da), si l'axe du conduit est très oblique par rapport à la surface e.^iterne de l'apophyse (Tr.\utm.\nn), enfin si l'on opère à droite et si le sujet est dolichocéphale (Scuuzke). D'ailleurs, d'après Millet, l'antre n'affectant en pareil cas aucun rapport avec la mastoïde, il ne peut y avoir, en cas d'infection, des accidents apophysaires ; par suite, l'indication de la trépanation de l'antre ne se poserait pas.
e. Sa paroi supérieure. — La paroi supérieure ou plafond de Vautre (iig. 53) est la continuation du tegmen tympani. C'est une mince lamelle osseuse, papyracée, déhiscente même parfois, qui sépare la cavité antrale de la fosse cérébrale moyenne et du lobe temporal. Ses lésions (ostéite de l'antre) entraînent la formation d'abcès temporaux extra-dure-mériens ou d'abcès cérébraux (abcès du lobe temporal). La linea temporalis ou crête sus-mastoïdienne, c'est-à-dire la branche ascendante de la racine longue de l'arcade zygomatique, repère assez exactement d'ordinaire cette paroi sur la face externe de la mastoïde. Il convient donc, dans l'antrotomie, de ne pas dépasser en haut cette ligne ; autrement, on risquerait de pénétrer dans la cavité crânienne. Il est même prudent de rester un peu en dessous d'elle, car elle peut être située, très rarement il est vrai, un peu au-dessus de la paroi supérieure de l'antre.
Par contre, c'est au-dessus d'elle que, dans le cas d'abcès du lobe temporal d'origine otique, il faut trépaner le crâne. Le linea temporahs, en effet, répond à la limite inférieure de ce que l'on appelle le rectangle de Bergma?in, rectangle qui est considéré par la plupart des auteurs comme le lieu d'élection pour l'ouverture des abcès temporaux. Nous reviendrons plus loin, à propos de la topographie cranio-encéphahque, sur ce rectangle de Bergmann ; nous nous contenterons de dire ici qu'on peut le délimiter aisément sur la paroi crânienne au moyen des lignes de Kronlein (voy. p. 168 et fig. 129, 0 pf g).
f. Sa paroi inférieure. — La paroi inférieure ou plancher de V antre, criblée d'orifices comme les autres parois, est située sur un plan inférieur à l'aditus ad antrum (fig. 46), disposition qui favorise la stagnation des sécrétions pathologiques (et en particulier du pus) dans la cavité de l'antre, ainsi que le passage à la chronicité des infections aiguës (Mignon). — Dans son segment le plus antérieur, cette paroi est en rapport avec l'origine de la troisième portion du facial. Ce nerf, après avoir contourné la partie postéro-supérieure de la caisse du tympan, puis le plancher de l'aditus ad antrum, se dirige à peu près verticalement en bas pour sortir du crâne
par lo trou stylo-mastoïdicn ; parfois, cependant, il présente une certaine obliquité en dehors, se rapprochant ainsi de la surface extérieure de l'os au fur et à mesure qu'il descend ; d'autres fois, au contraire, il a une obhquité inverse et s'en éloigne. Dans ce trajet descendant, long de 14 millimètres en moyenne, le nerf, inclus dans son canal osseux formé de tissu compacte, est situé à l'union de la mastoïdo- et de la paroi postérieure du conduit auditif osseux, à 2 millimètres environ du conduit auditif et à 15 milhmètres de la surface externe de la mastoïde. Il risque donc d'être lésé dans la trépanation ûv l'antre, si l'on pénètre à une profondeur supérieure à ce dernier chiffre. — Il importe d'ajouter que la troisième portion du facial, répondant au segment de la surface externe de la mastoïde qui est situé au-dessous d'une ligne horizontal^ passant par le milieu du bord postérieur du conduit auditif osseux (fig. 57), le danger de blesser le nerf n'existe que si on empiète sur cette partie de l'apophyse. Dans la moitié supérieure il ne peut être atteint, mais à la condition que tout en creusant parallèlement au conduit auditif, comme nous l'avons déjà dit plusieurs fois, on se tienne à une distance suffisante de ce conduit (4 millimètres en moyenne).
g. Sa paroi postérieure. — La ])aroi postérieure de l'antre est en rapport avec les celhdos postérieures. Elle est contournée parfois par le sinus latéral, lorsque l'antre est petit et que la gouttière du conduit veineux est profonde et reportée en avant (fig. 51).
h. Sa paroi antérieure. — ■ La paroi antérieure (fig. 46) nous présente, tout d'abord, l'aditus ad antrum.
Au-dessous de l'aditus, elle répond à l'origine de la troisième portion du facial. Ajoutons que cette partie de la paroi antérieure située au-dessous de l'aditus peut faire défaut, en particulier lorsque l'antre reste petit et ne descend pas au-dessous de l'aditus : dans ce cas, le plancher de l'antre continue directement le plancher de l'aditus.
Coupe de la mastoïde gauche, à 2 millimètres en arrière et tanfjente au bord postérieur du conduit auditif, dirigée de façon à couper perpendiculairement la base du rocher {sujet congelé, segment postérieur de la coupe).
(Alastoïfle (lu type pneumat'fiue).
1, antre (les fleux flèches qui en sortent en traversant l'une la paroi supérieure, l'autre la iiaroi inter]ie, montrent comment l'infection rie la cavité antrale peut se propaser au cerveau ou au cervelet). — 2, cellule de la pointe (la flèche indique de quelle fac:on le pua contenu dans cette cellule peut envahir la gaine du muscle sterno-cléido-mastoïdien, mastoïdite de Bezold). — 3, insertion du sterno-cléido-mastoïdien. — 4, insertion du diga.strioue. — Ti. siims latéral. — fi, cervelet. — 7, sinus pétreux. — ", lobe temporo-siihénoïdal. — !>. mu.ocle teiiii)oral. — 10 cavité du conduit auditii alira«é par la coupe.
B. Cellules mastoïdiennes proprement dites. — Le tissu spongieux compris entre les deux tables de la portion du temporal qui doit former la mastoïde est, à la naissance, dépourvu de cellules : seul, l'antre existe. Mais, dès les premiers mois, ce tissu spongieux devient le siège d'un travail de raréfaction progressive, travail qui commence autour du conduit auditif et, de là, s'étend à la mastoïde proprement dite. Il se creuse de cavités irrégulières (ce sont les cellules), lesquelles communiquent
PAROIS CRANIENNES
entre elles d'une part, avec l'antre et l'oreille moyenne d'autre part. On décrit, depuis Hartmann, Bezold, Politzer, Zuckerkandl, quatre types de mastoïde, suivant que ce processus de raréfaction : 1° est complet {apophyse pneumatique) ; 2° incomplet (apophyse pneumato-dlploïque) : 3" fait défaut {apophyse diploique) ; 4° est remplacé par un processus inverse d'ossification qui aboutit à la formation
Fig. 51.
Les principaux types d'apophyse mastoïde.
La figure représente le segment interne d'une coupe parallèle à l'axe du rocher droit.
A, apophyse pneumatique (homme de 60 ans). — B, apophyse pneumato-diploïque (honime 70 ans). — C, apophyse diploique (homme de 63 ans). — D, apophyse scléreuse (homme de 40 ans).
1, apophyse mastoïde. — 2, cellules mastoïdiennes. — • 3, rainure digastrique. — 4, promontoire. — 5, aditus ad antrum, avec la saillie du canal demi-circulaire externe. — 6, conduit du facial. — 7. fenêtre ovale. — S, tissu diploique — 9. fenêtre ronde. — 10, apophyse styloïde. — 11, tissu scléreux. — 12, bec de cuiller. — 13, conduit du facial. — 14, antre. — 15 trompe d'Eustache. — 16, pyramide
d'un tissu compacte et dur comme de l'ivoire, que l'on désigne sous le nom de tissu scléreux {apophyse scléreuse).
a. Mastoïdes pneumatiques. — Les mastoïdes pneumatiques (fig. 53, A) existent dans la proportion de 36,8 p. 100 d'après Zuckerkandl ; elles se rencontrent plus souvent chez le vieillard (Depoutre) que chez l'adulte, plus souvent aussi chez les dolichocéphales que chez les brachycéphales (Kôrner). Les cellules, plus ou moins volumineuses, dont elles sont creusées, affectent, par rapport à l'antre, une dispo-
TÊTE
sition rayonnée. Dans certains cas, elles sont tellement développées qu'elles envahissent l'occipital et le temporal : la mastoïde paraît alors comme soufilée, réduite à une mince coque osseuse, déhiscente même parfois, ce qui permet à l'air contenu dans les cellules de soulever les téguments de la région et de produire à la longue une véritable tumeur gazeuse constituant le pneumalocèle mastoïdien. Les mastoïdes pneumatiques sont faciles à ouvrir en cas d'infection. Malgré les rapports dangereux que les cellules affectent en arrière avec le sinus latéral, en dedans et en haut avec le cervelet et le cerveau, en avant avec le facial, il est rare que leur inflammation donne naissance à de graves accidents, le pus trouvant facilement une issue au travers de la table externe de la mastoïde amincie.
b. Mastoides pneiimalo-diploïques, groupes cellulaires% — C'est le type le plus souvent observé (fig. 54, B) ; il existe dans la proportion de 43,2 p. 100 (Zuckerkandl). C'est aussi le tyi)e le plus intéressant, parce que, parmi les cellules qu'on y rencontre, quelques-unes peuvent prendre un développement plus grand que les autres, c'est-à-dire s'individuahser presque. D'ordinaire, c'est au voisinage immédiat de l'antre qu'on trouve ces cellules, en haut, en bas {cellules sus et sous-antrales) (fig. 55 a et b) et surtout en dehors vers la table externe : il faut être prévenu de la possibilité de leur existence, pour ne pas les confondre avec l'antre, dans la trépanation mastoïdienne. Mais elles peuvent aussi se trouver à une certaine distance de l'antrq, dont elles sont séparées par une épaisseur plus ou moins grande de tissu diploïque ; les rapports particuliers qu'elles affectent alors, tantôt avec le conduit, tantôt avec le sinus latéral, tantôt avec le facial, tantôt enfin avec les muscles du cou, expliqu(!nt la symptomatologie variée qui accompagne leur inflammation (Mignon).
Ces cellules, plus ou moins indépendantes de la cavité antrale, forment trois groupes principaux que, d'après Ir^ur situation, on peut distinguer en : 1° groupe limitrophe du conduit auditif ; 2° groupe
de la pointe mastoïdienne ; 3» groupe postérieur. On ne rencontre d'ordinaire, sur le môme sujet, que l'un ou l'autre de ces groupes.
a) £es crllides limitrophes du tonduil auditio.vscHj-sont de deux sortes. Les unes (fig. 55,1) envahissent la paroi antérieure et supérieure du conduit, c'est-à-dire la crête temporale, débouchentsouvent dans l'attiqueet donnent naissatice, lorsqu'elles sont envahies par l'infection, à des abcès qui menacent le cerveau en liaut, et qui en bas, font saillie sur la paroi supérieure du conduit aiiditif. Les autres siègent sur sa paroi postérieure, entourent la portion descendante du facial (fig. 55,3), qu'elles peuvent léser quand elles sont infectées : dans ce cas, le pus se déverse d'ordinaire dans le conduit auditif par une fistule que Ton trouve habituellement sur la paroi postérieure de ce canal. Quelques-unes, enfin (fig. 55,2), répondent h la partie élevée de la paroi antérieure du conduit osseux.
3) Les cellules de la pointe (fig. 55, D) occupent surtout la portion interne de la pointe de la mastoïde, c'est-ù-dire le voisinage de la rainure digastrique. Rlles sont en rapport avec les insertions du digastrique et du sterno-mastoïdien,etc.,ce qui nous explique comment l'inflammation de ces cellules peut donner naissance à des abcès qui fusent dans le cou, le long du sterno-matoïdien (fig. 53,2) ou du ventre postérieur du digastrique {mastoïdite de Béz.old, Luc 1896, Quervain 1897, Coi.mnet 1897). — On peut considérer comme un groupe aberrant des cellules de la pointe, le groupe cellulaire décrit récemment
L'antre elles principaux groupes cellulaires mastdïdiens.
Face externe de la mastoïde sur laquelle se projettent le facial fn ja««f) et le sinus latéral (en bleu). — En violet foncé, l'antre. — En violet clair, les groupes sua-antral, a, et sous-antral, b — En orange, groupes limitrophes du conduit auditif externe: 1. groupe de la paroi supérieure; 2. groupe de la paroi antérieure : 3. groupe de la paroi postérieure. — En rouoe. içroupes postérieurs; A, groupe postéro-supérieur; B, groupe postérieur Ç. groupe postéro-inférieur. — En vert, groupe de la pointe.
PAROIS CRANIENNES 79
par J. Di'NN (1903), qui se développe dans la lamelle occipitale aliénante à la face interne de l'apophyse (fig. 49, A, g) : l'infection de ces cellules peut, comme dans le cas de mastoïdite de Bezolo, gagner le cou. — On peut également considérer comme des cellules aberrantes du groupe de la pointe, celles qui engainent la paroi postérieure du canal osseux où chemine le facial à travers la mastoïdc et qui sont interposées entre le nerf et la veine jugulaire (fig. 19, B. /;)•
Y) Les cellules postérieures (fig. 55, A, B, C), signalées par Politzeii, Sieben.wann, Mignon, décrites en détail au point de vue anatomique par Stanculeanu et Depoutre (1901), Barbauin (1903), Bellin (1904) et tout récemment par Péuez (1905), bien étudiées au point de vue clinique par TouBEnr (1902), .seraient assez fréquentes (40 p. 100). Elles sont, par rapport à l'antre : soit postérieures et alors, en rapport surtout avec le sinus latéral ; soit pnstéro-supérieures, en relation dans ce cas avec les méninges et le cervelet ; soit, enfin, posiéro-in/érieiires, en rapport avec le sinus, et allant quelquefois jusqu'au contact du golfe de la jugulaire. Elles .s'étendent jusqu'à 3 centimètres en arrière du conduit auditif. On comprend, sans que nous insistions davantage, l'importance de ces rapports dans le cas où ces cellules deviennent le siège de lésions inflammatoires.
C. Mastoïdes diploïques. — Les masto'ides du type diploïque pur sont extrêmement rares, beaucoup plus rares que le dit Zuckerkandl, pour qui on les rencontrerait dans la proportion de 20 p. 100 ; la figure 54, C en représente un bel exemple. Le tissu osseux qui les constitue est uniquement diploïque et elles ne renferment, en fait de cavités, que l'antre et quelques cellules péri-antrales de petites dimensions.
d. Mastoïdes scléreiises. — Les mastoïdes du type scléreux sont très rares, comme les précédentes, du moins au point de vue anatomique (20 p. 100 d'après Zuckerkanpl). Au point de vue clinique, elles seraient au contraire fréquentes : Moure les a trouvées 10 fois sur 16. C'est assez dire que le chirurgien, dans les cas pathologiques justiciables de l'évidement pétro-mastoïdien, rencontre ce type scléreux plus souvent que les autres. Il doit surtout s'attendre à le rencontrer lorsque l'apophyse a été travaillée par l'inflammation chronique et que le malade a accusé des douleurs vives, parfois atroces (ostéite névralgique). Le tissu osseux qui constitue ce type dé mastoïde est creusé seulement do l'antre et de quelques cellules périantrales (fig. 54, D) ; il est compacte, très dur, et les gouges ou les ciseaux du chirurgien, qui essaient de l'entamer, s'ébrèchent ou se brisent avec une désespérante facilité. Les mastoïdes scléreuses présentent, au point de vue de l'anatomie topographique, un intérêt particulier : en effet, c'est exclusivement sur de pareilles mastoïdes (fig. 51) que le sinus latéral affecte avec la paroi externe de l'apophyse les rapports très étendus que nous avons signalés précédemment (p. 75).
6° Surface endoeranienne de la mastoïde. — La surface endocrànienne de la mastoïde ne se distingue en rien du reste de l'endocrâne. Si nous projetons sur la face interne de la boîte crânienne les limites extérieures de l'apophyse, nous voyons (fig. 56) que cette dernière répond d'une part à la fosse cérébelleuse, d'autre part à l'étage moyen de la base du crâne que nous désignerons ici sous le nom de fosse cérébrale moyenne. Notre région mastoïdienne se trouve donc' à la fois en rapport avec la fosse cérébelleuse et avec la fosse cérébrale moyenne.
a. Rapports avec la fosse cérébelleuse. — Le segment mastoïdien de la fosse cérébelleuse est constitué, en allant d'avant en arrière : 1° par une partie de la face postérieure du rocher {segment pétreux) ; 2° par la gouttière du sinus {segment sinusaï). Dans quelques rares cas, la face endoeranienne de l'apophyse empiète un peu sur la portion rétro-sihusale de la fosse cérébelleuse et se met de nouveau en rapport avec le cervelet.
a) Le segment pétreux répond à la paroi interne de l'antre. Nous avons précédemment indiqué sa forme, son étendue, ses rapports avec le cervelet (p. 74). Nous n'y reviendrons pas ici.
p) Le segment sinusal correspond à la portion descendante de la gouttière du