Partie moyenne de la face aiitér. de la misse
Cotés interne et externe de la cuisse : face îintér. du genou et antéio-internc de la jambe.
I ^ I Colé externe de la jambe et du pieii.
s: I i Face postéro-inteine de la jambe, coté interne
'— O I du pied,
eu/ Face postéi ieure de la cuisse et de la jambe-
U la l'esse, du pëtinée. des bourses, de
Fig. 4,30.
Schéma de topographie vertébro-médullaire (l'expliration de la figure se trouve dans le texte).
été entreprises depuis longtemps déjà, par Jadelot et par Nuhn, et plus récemment par Reid (1889), par Chipault (1894) et par Hoveiacque (1912). Les recher-
ches de Chip.vult ont porté sur 20 sujets dont 8 enfants et 7 adultes. L'auteur, tout en reconnaissant qu'il existe, ici comme, ailleurs, des variations individuelles considérables, a cru pouvoir formuler, en manière de conclusion, cette proposition à la fois très simple et très protique : » A la région cervicale, il faut ajouter 1 au numéro d'une apophyse déterminée par le palper (voy. Exploration de la colonne vertébrale, p. 565) pour avoir le numéro des racines qui naissent à son niveau ; à la région dorsale supérieure, il faut ajouter 3 ; la partie inférieure de la onzième dorsale et l'espace inter-épineux sous-jecent répondent aux trois dernières paires lombaires ; la douzième apophyse dorsale et l'espace inter-épineux sous-jacent, aux paires sacrées. » Cette foi'mule, ajoute Chipauit, est applicable aussi bien à la femme adulte qu'à l'homme adulte. Chez l'enfant, il faut la modifier légèrement, au moins pour les racines dorsales et les premières lombaires et dire : » à la région dorsale supérieure, de la première à la quatrième apophyse, il faut ajouter 3 pour avoir le numéro de la racine correspondante ; à la région dorsale moyenne, de la cinquième à la neuvième apophyse, il faut ajouter 4 ».
Ces rapports entre les apophyses épineuses et les racines qui émergent de la moelle à leur niveau sont exactement reproduits sur le schéma -figuré page 601. Sur ce schéma, la moelle, fendue sur la ligne médiane et ses deux moitiés éoartées pour laisser voir les diverses apophyses épineuses, est représentée avec ses divers serments colorés d'une façon différente : la moelle cervicale en rouge, la moelle brachiale en bleu, la moelle dorsale en jaune, la moelle lombaire en viol t, la moelle sacrée en orange, le cône médullaire en vert. Les principaux centres réflexes contenus dans les limites de chacun de ces divers segments médullaires sont représentés sous la forme de rectangles noirs, visibles sur la tranche verticale de la moitié gauche de la moelle : le centre respiratoire, dans la moelle cerAacale ; le centre cilio-spinal (grand rectangle) et le centre des réflexes cutanés et tendineux du membre supérieur (petit rectangle), dans la moelle branchiale ; le réflexe abdominal, dans la dorsale ; le réflexe crémastérien (rectangle supérieur) et le réflexe rotulien (rectangle inférieur), dans la moelle lombaire ; le réflexe plantaire (grand rectangle) et le réflexe du tendon d'Achille (petit rectangle), dans la moelle sacrée ; enfin, le «centre des réflexes ano-vésicaux et génitaux, dans le cône médullaire. Les racines qui naissent de chacun de ces segments médullaires (pour la clarté du dessin on n'a figuré que les racines antérieures sur la moitié gauche de la moelle, que les racines postérieures sur la moitié droite) sont colorées de la même façon que le segment médullaire correspondant : chaque racine se trouve placée sur la même ligne horizontale que l'apophyse épineuse qui repère son émergence à la moelle et, en regard d'elle, se trouvent inscrits, à gauche le territoire moteur, à droite le territoire sensitif, auxquels cette racine se distribue. Un simple coup d'œil jeté sur notre schéma permet de dire aisément à quelle vertèbre répond une racine donnée et, réciproquement, à quelles racines correspond telle ou telle apophyse épineuse.
Ce n'est pas tout. Grâce aux indications que ce même schéma fournit sur les territoires moteurs et sensitifs qui sont sous la dépendance de chaque racine et du segment de moelle correspondant, ainsi que sur la situation des principaux centres réflexes, il devient facile de répondre aux deux questions suivantes : 1° étant donnée la lésion de telle vertèbre, quels sont les symptômes qui traduiront la lésion des racines et du segment de moelle correspondant ; 2° étant donnés tels symptômes de lésion radiculo-médullaire, quelles sont les racines et la vertèbre lésées.
Pour connaître les symptômes radiculo-médullaires qui doivent être la consé-
PARTIES MOLLES RÉTRORACHIDIENNES 603
quence de la lésion d'une vertèbre donnée, il suffît, l'apophyse épineuse do la vertèbre lésée ayant été repérée et étant par suite connue, il suffît, disons-nous, de chercher sur notre schéma la ligne horizontale passant par cette apophyse et de lire, sur les colonnes de droite et de gauche, « les zones » qui sont innervées par les racines correspondantes. On se rappellera que lorsque cette lésion est grave, tout ce qui est au-dessous d'elle est paralysé. On se rappellera encore que, d'ordinaire, les réflexes qui ont leur siège au niveau du point lésé sont abolis, tandis que ceux qui sont situés plus bas sont exagérés.
Pour.connaître les racines et la vertèbre dont la lésion se traduit par des symptômes radiculo-médullaires donnés, il n'y a qu'à rechercher, dans les colonnes de droite et de gauche {zones motrices, zones sensitii>es), les muscles et le territoire cutané qui, chez le malade examiné, .sont paralysés, et à lire ensuite, sur les colonnes médianes {racines et apophyses épineuses) la racine et l'epophyse épineuse qui correspondent au territoire dont le fonctionnement normal est troublé.
ARTICLE III
PARTIES MOLLES RÉTRORACHIDIENNES (région spinale de certains auteurs)
Les parties molles qui se disposent sur le plan postérieur de la colonne vertébrale constituent, dans leur ensemble, la régi n spinale de certains auteurs. Elles forment quatre régions distinctes (fig. 431), qui répondent exactement : 1° la première au cou, c'est la région de la nuque ; 2° la seconde au thorax, c'est la région dorsale ; 3° la troisième à l'abdomen, c'est la région lombaire ; 4° la quatrième au bassin, c'est la région sacro-coccygienne. De ces quatre régions nous n'étudierons ici que les trois premières. La quatrième, en raison de ses relations avec l'excavation pelvienne, dont elle constitue la paroi postérieure, nous paraît devoir être décrite avec le bassin.
C'est par la voie sacrée, on le sait, que le chirurgien, dans bien des cas, intervient aujourd'hui sur le rectum et autres organes pelviens : la description de la région sacro-coccygienne ne saurait donc être séparée de celle de ces derniers organes.