OS ET ARTICULATIONS DE LA MAIN
(Région intermédiaire ou squelettique)
Le squelette de la main (fig. 631) est constitué par la deuxième rangée des os du carpe, par les cinq métacarpiens, par les phalanges et par les articulations, qui unissent entre eux ces divers segments osseux, savoir : les articulations des os de la deuxième rangée entre eux, l'articulation médio-carpienne, les articulations carpométacarpiennes et intermétacarpiennes, les articulations métacarpo-phalangiennes et interphalangiennes.
1" Os de la deuxième rangée du carpe. — Ces os, au nombre de quatre, sont, en allant (le dehors en dedans : le trapèze, le trapézoîde, le grand os et Vos crochu. Le grand os est le plus volumineux des os du carpe, celui qui en occupe le centre et
MEMBRES
autour duquel viennent se grouper tous les autres. C'est aussi celui dont les lésions traumatiques (fracture) sont, après celles du scaphoïde, les plus fréquemment observées : on les rencontrç, en règle générale, à la suite d'une chute sur la
face dorsale de la main et elles résultent de l'exagération du mouvement de flexion.
Ces quatre os forment, avec les quatre os semblables de la première rangée, le massif osseux du carpe, sorte de marqueterie osseuse (Fakabeuf), dont le diamètre transversal l'emporté de beaucoup sur le diamètre vertical, dont la face post^:rieure est convexe, dont la face antérieure au contraire est creusée d'une gouttière longitudinale, la gouttière du carpe, que le ligament annulaire antérieur du carpe, en s'insérant sur ses bords, transforme en un canal, le canal radio-carpien (p. 794 et
Constitués, comme les os de la première rangée, par du tissu spongieux qu'entoure une mince lame de tissu compacte, les os de la deuxième rangée du carpe sont, comme eux et le plus souvent en même tempqu'eux, un des sièges de prédilection de la tuberculose osseuse.
Chacun d'eux se développe pfi un seul point d'ossification. Râ>.- BAUT et Renault admettent, ceper.dant, deux points distincts pour T. > crochu.
Fig. 621.
Les os de la main, vus par leur face palmaire (T.).
1 radius — 2. cubitus. — 3, seaplioïde. — 4, semi-lunaire. — 5 pyramidal. — 6. pisiforme. — 7, trapèze. — 8, trapezoï le. -- 9 grand os. — 10. œ crochu. — 11, premier métacarpieu. — 12 12, les autres métacarpiens. — 13, première phalange du pdJjee — 14. 14, premières phalanges des autres doigts.— 15, 15, deuxièmes phalanges. — 16, deuxième phalange du pouce. — 17, troisièmes phalanges des quatre derniers doigts.
2° Métacarpiens. — Les métacoipiens, au nombre de cinq, sont d> -< os longs et, comme tels, nous présentent chacun un corps et deux extrémités. — L ' corps, prismatique et triangulaire, est légèrement recourbé dans le sens de sa longueur. — Des cinq facettes que nous offre Vextremité supérieure ou base, la facette supérieure et les deux facettes latérales sont seules articulaires. — Vextremité inférieure a la forme d'une tète articulaire, aplatie dans le sens transversal et s'ét^ndant beaucoup plus loin en avant qu'en arrière.
Les cinq métacarpiens, envisagés dans leur ensemble, sont conformés comme nous venons de le dire ; mais quelques-uns d'entre eux présentent, au niveau de leur base, quelques caractères particuliers qu'il est important de signaler. Le premier métacarpien, plus renflé et plus court que les autres métacarpiens, n'a pas de facett. . latérales, puisqu'il ne s'articule avec aucun autre métacarpien. Le deuxième n a qu'une seule facette latérale (l'interne) et possède en haut, en arrière et en dedans.
MAIN
une longue apophyse sLyloïde sur laquelle vient s'insérer le deuxième radial. I.» troisième nous présente, comme le précédent, une apophyse; styloïde pour l'insoition du deuxième radial, mais elle est dirigée en sens contraire de la précédente Le quatrième se sépare du troisième et du second en ce qu'il n'a pas d'apophy^-'" styloïde. Le cinquième, enfin, ne possède, comme le deuxième, qu'une seule facette latérale, laquelle est externe, tandis qu'elle est interne pour le deuxième.
Formés, comme les os longs, par du tissu spongieux au niveau de leurs extrémités, par du tissu compacte entourant une cavité médullaire au niveau de leur corps, les métacarpiens se développent par deux points d'ossification : l'un, primitif, pour le corps et l'extrémité supérieure ; l'autre, complémentaire, pour l'extrémité inférieure, qui représente 1 épiphyse fertile de l'os. Le premier métacarpien fait seul exception à cette règle ; comme les phalanges avec lesquelles il a beaucoup d'analogies, il présente le point d'ossification complémentaire, non pas au niveau de l'extrémité inférieure, mais bien au niveau de l'extrémité supérieure.
Malgré leurs dimensions relativement faibles et malgré les nombreux traumatismes qui les atteignent, les métacarpiens se fracturent assez rarement. Le phn exposé d'entre eux, celui dont la fracture est le plus souvent observée, c'est le troisième métacarpien, le plus long et le plus saillant des cinq.
Ici, comme ailleurs, la fracture peut être de cause directe ou de cause indirecte. Les fractures de cause directe siègent en un point quelconque de l'os. Les iractures indirectes (fig. 622) occupeut plus souvent
S dupret
Fracturée de la main (schéma).
1. 2, 3, premier, deuxième, troisième métacarpiens. — •î j, 6. première, deuxième, troisième phalanges.
a, fracture par arrachement de l'apophyse styloïde du troisième métacarpien. — b, fracture transversale, et c. fracture oblique du troisième métacarpien. — d, fracture avec 1 icnétration de la base du premier métacarpien. — c /. fra( turcs des phalanges.
l'ij;. C.iiij.
Spina ventœa et tumeius de la main (schéma