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pyramidal. — 4, artère fessière. — 5, artère lionteuse

interne. — 6. artère iscliiatique.

«a. ligne ilio-troeiiantérieime supérieure. — hh, ligne iliotrooliantérienne inférieure.

c. Couche cellulo-adipeuse sous-jessière. — Pour en finir avec les muscles de la couche sous-aponévrotique, nous devons signaler l'existence, entre le muscle

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grand fessier et les muscles qui

Fig. 641.

Coupe saj,'iltale de la région fessière droite, passant à 8 centimètres en dehors de la crête sacrée (sujet congelé, segment externe de la coupe).

(Cette figure est destinée h montrer : 1° le chemin Que suivent les collections purulentes iutrapelviennes pour se diffuser dans la région fessière ; 2" les voies d'accès ur les artères de la fesse).

1, gTand fessier. • — 2, moyen fessier. — 3, aponévrose. — •1, pyramidal. — 5, os iliaque. — 6, obturateur externe. — 7, sacrum. — 8, obturateur interne , et 8', tendon de ce muscle avec sa bourse séreuse («« noir). — 9. jumeaux. — 10, demimembraneux. — 11, demi-tendneux et biceps. — 12. sciatiQue. — 13. tissu cellulaire pelvi-sous-péritonéal ou intrapelvien. — 14, tissu cellulaire sous-fessier. — 1.5, vaisseaux ischiatiques. — 16. vaisseaux fessiers. — 17, tissu cellulaire sous-cutané. — is, peau de la fesse. ,

« et fc, voies que suivent les collections purulentes inrrapelvieimes pour envahir la fesse : a, voie sus-pyramidale ; (/, voie 8ous-pyramidale.

A, voie d'accès sur l'artère fessière. — B, voie d'accès sur l'arti !!• linitcusc iutenie et l'artère ischiatique.

forment le deuxième plan, d'une nappe cellulo-adipeuse (fig. 641, 14), dont ia ■ connaissance est absolument indispensable pour bien comprendre la symptomatologie des abcès de la région, que ces abcès soient nés sur place, ou qu'ils viennent d'ailleurs. Et, d'abord, cette nappe cellulo-adipeuse profonde ou sous-fessière, comprise, comme nous l'avons vu plus haut, entre le feuillet moyen et le feuillet profond de l'aponévrose fessière, est complètement indépendante de la couche cellule-adipeuse sous-cutanée. En revauche, elle communique : 1° par la grande échancrure sciatique, soit au-dessus {voie sus- pyramidale), soit au-dessous du pyramidal ((>oie sous- pyramidale) .

avec le tissu cellulaire du bassin, notamment avec celui de l'espace pelvisous-péritonéal et des ligaments larges, et avec le tissu cellulaire qui revêt la face antérieure de la colonne lombosacrée ; 2° par la petite échancrure sciatique, le long de l'obturateur interne, avec le tissu cellulaire de la fosse ischio-rectale ; 3° en bas et en dehors, le long du nerf grand sciatique, avec le tissu cellulaire sous-aponévrotique de la face postérieure de la cuisse.

Les suppurations, qui, de la fesse, gagnent le bassin ou celles, plus fré- (juentes, qui, nées soit du bassin luimême, soit de la colonne vertébrale lombaire ou dorsale ou même cervicale (voy. T. I), se portent de l'intérieur du bassin à la région fessière, ces collections purulentes, disons-nous, peuvent suivre, dans leur migration, l'une ou l'autre des deux voies de communication pelvi-fessière. Il est à remarquer, cependant, que la voie sus-pyramidale est exceptionnelle,, tandis que la voie sous-pyramidale est relativement fréquente : cela s'explique par ce fait qu'au niveau du bord supérieur du pyi'amidal, une lamelle fibreuse résis-

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tante unit la gaine des vaisseaux et nerfs fessiers à l'enveloppe aponévrotique du muscle et ferme ainsi en partie la voie de communication, alors que, au niveau du bord inférieur du même muscle, la couche celluleuse sous-péritonéale du bassin se continue librement avec celle de la région fessière profonde. Quoi qu'il en soit, que les collections purulentes suivent la voie sus-pyramidale ou bien la voie souspyramidale, elles pourront, une fois arrivées dans la couche celluleuse sous-fessière, ou bien y rester (et alors elles s'étaleront entre le grand et le moyen fessiers, vers l'épine iliaque), ou bien descendre dans la cuisse et jusqu'au creux poplité parfois, en suivant le nerf gi-and sciatique.

Il n'y a pas que les abcès qui soient susceptibles d'émigrer de la cavité pelvienne pour venir faire sailhe dans la fesse. Les viscères intrapelviens eux-mêmes (intestin, épiploon, ovaire, vessie) peuvent, dans certains cas exceptionnels, en refoulant devant eux le péritoine pariétal de l'excavation, s'engager, soit par la voie suspyramidale, soit par la voie sous-pyramidale, soit par la voie de la petite échancrure sciatique, et constituer ainsi une variété de hernie intéressante à connaître, la hernie ischiatique, encore appelée par E. Rochard hernie fessière.

La hernie ischiatique étudiée tlans ces dernières années par Wassilieff 1891, Schwab 1892, Kotjsmine 1892, Boccard J895, HocHENEG 1896, et tout récemment encore par E. Rocharu 1904, est rare : cm n'en connaît que 16 observations. La moins rare est la hernie sus-pyramidale^ dont le collet, comme le montre nettement la figure 642, contracte avec les vaisseaux et le nerf fessiers des rapports importants. Puis vient la hernie de la petite échancrure sciatique, dont il n'existe qu'une seule observation, celle de Schillbach. Quant à la hernie sous-pyramidale, dont les auteurs rapportent deux observations, celles de Jones et celle de Schreger, son existence ne serait nullement démontrée (E. Rochard).

Fig. 642;

Hernie ischiatique (d'après E. Rochard).

(Au-dessoui; du mascle pyramidal (P) et contre le lii;:iiiieiit .sacro-sciatique se voit, en noir, l'orifice par où sort la hernie sous-pyramidale: au-dessous de cet oritiee se voit de même l'iiiatus par où fait issue au dehors la hernie rie la petite échancriu'e sciatique).

AP, artère fessière. — II, hernie ischiatique. P, pyramidal.

E. Plan squelettique. — Le squelette de la région fessière est constitué, en allant de bas en. haut: 1° par le grand trochanter ; 2° par la face postérieure du col du fé ur ; 3° par la face postérieure de la cap^uZ^? arZiCM/ajre ; 4° parl'o^coxal.

ot) Le grand trochanter est une éminence quadrilatère, aplatie transversalement, dont la face externe est recouverte, ainsi que nous l'avons vu, par le grand fessier •'t le moyen fessier. Sa face interne se continue en grande partie avec le col du fémur ; l'Ile est libre seulement à sa partie postérieure et présente, à ce niveau, une dépression profonde : c'est V impression digitale, destinée à l'insertion des muscles obturateurs.

3) Le col du fémur ne nous présente, dans la région fessière, que la partie externe

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df sa face postérieure : sur elle reposent les tendons des deux muscles obturateurs interne et externe.

y) La capsule articulaire sera décrite plus loin, à propos de l'articulation coxofémorale

S) Uos coxal appartient à la région fessière par la fosse iliaque externe et par ses trois bords supérieur, antérieur et postérieur. — La fosse iliaque externe ne mérite vraiment ce nom de fosse qu'à sa partie moyenne, où elle est excavée ; partout ailleurs, elle est à peu près j)lane. — Le bord supérieur ou crête iliaque est, comme on le sait, contourné en S italique : il présente son maximum d'épaisseur à 5 ou 6 centimètres en arrière de Fépine iliaque antéfo-supérieure et, là, envoie en dehors une saillie plus ou moins accusée, qui est le tubercule du moyen fessier. — Le bord antérieur qui limite la région en ayant, nous offre à considérer les deux épines iliaques antérieures et, entre les deux, une large échancrure. au niveau de laquelle ^^ent faire saillie le muscle iliaque. — Le bord postérieur enfin, le plus important des trois, présente successivement, en allant de haut en bas, les deux épines ihaques postérieures, la grande échancfure sciatique et, finalement, l'ischion.

L'os coxal s'unit, en haut, au sacrum en formant la symphyse sacro-iliaque (p. 371). Au-dessous de cette articulation, les deux os sont séparés l'un de l'autre par une vaste échancrure, qui est en partie comblée par deux formations- fibreuses, le grand ligament sacro-sciatiqne et le petit ligament sacro-sciatique. Le premier, nous le savons (voy. p. 373), est une lame fibreuse, à la fois très laYge et très résistante, qui s'insère d'une part sur le bord du sacrum et du coccyx et, d'autre part, sur le côté interne de l'ischion. Quant au petit ligament sacro-sciatique, il se sépare de la face antérieure ou profonde du précédent et se fixe, d'autre part, sur le sommet de l'épine sciatique. Ces deux ligaments ont pour effet de transformer la grande échancrure dont il a été question plus haut en deux orifices parfaitement distincts : 1° un orifice supérieur, irrégulièrement quadrilatère, qui répond à la grande échancrure sciatique et qui est traversé par le musclé pyramidal ; 2° un orifice inférieur, beaucoup plus petit, qui répond à la petite échancrure sciatique et qui livre passage à l'obturateur interne.

Ces deux orifices ostéo-fibreux, que nous désignerons sous les noms de grand trou sciatique et de petit trou sciatique, ne sont pas entièrement rempHs par les corps musculaires qui les traversent. Entre le pourtour ostéo-fibreux de l'orifice et celui du muscle existent encore des espaces libres, à travers lesquels s'échappent du bassin un certain nombre de vaisseaux et de nerfs très importants, que nous allons mainte nant décrire.

4° Vaisseaux et nerfs. — La région fessière, outre les vaisseaux et les nerfs qui ni appartiennent en propre, nous en présente encore d'autres, qui ne font que la traverser pour se rendre à d'autres régions, telles que le périnée, la verge, la face postérieure de la cuisse.

A. Artères. — Les artères de la région fessière se distinguent en superficielles et profondes, les premières occupant la couche sous-cutanée, les secondes cheminant au-dessous de l'aponévrose. I

a. Artères superficielles. — En fait d'artères, la couche sous-cutanée (fig. 636) ne nous offre à considérer que des artcrioles (artères superficielles) sans importance et sans nom.. Elles proviennent, pour la plupart, des artères profondes et arrivent au-dessdus de la peau en perforant l'aponévrose et les muscles sous-jacents.

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Quelques rameaux artériels sont encore fournis à la région par la circonflexe iliaque, V ilio-lombaire et la circonflexe postérieure, cette dernière issue de la fémorale.

b. Artères profondes. — Au-dessous de l'aponévrose et des muscles superficiels, nous rencontrons trois artères volumineuses {artères profondes), toutes les- trois branches de l'iliaque interne, qui appartiennent en totalité ou en partie seulement à la région fcssière. Ce sont (fig. 638) : l'artère fessière, l'artère ischiatique et l'artère honteuse interne.

a) h'artère fessière, la plus volumineuse des trois, sort du bassm au-dessus du pyramidal, en contournant la partie la plus élevée de l'arcade osseuse de la grande échancrure sciatique (grand trou sciatique), immédiatement en dehors d'un petit tubercule osseux {tubercule de Bouisson), que présente cette arcade et qui est perceptible parfois au toucher. Son point d'émergence répond, sur la ligne iho-trochantérienne supérieure dont nous avons parlé plus haut (fig. 640, aa), à un point situé à 8 centimètres (quatre travers de doigt environ) en dehors de la crête sacrée. — Arrivée à la fosse iliaque externe, elle s'infléchit immédiatement de bas en haut et se divise, après un court trajet extrapelvien (5 millimètres environ d'après Bouisson), en deux branches : l'uno superficielle, qui chemine entre le moyen fessier et le grand fessier, et se ramifie presque entièrement dans la moitié supérieure de ce dernier muscle; l'autre profonde, qui se porte entre le moyen et le petit fessier et qui se distribue à l'un et à l'autre. — Entourée de veines grosses et plexiformes, accompagnée sur son côté externe par le nerf petit fessier, l'artère^se trouve recouverte par la couche cellulo-adipeuse sous-fessière, par toute l'épaisseur du muscle grand fessier et par la peau. Ce sont ces divers plans que le chirurgien doit traverser pour découvrir la fessière et en pratiquer la ligature. L'incision est faite suivant la ligne ilio-trochantérienne sus-indiquée ; elle conduit sur le vaisseau en passant entre les fibres du muscle grand fessier (fig. 641, A). Le point de repère profond est le lieu d'émergence de l'artère, c'est-à-dire le point le plus élevé de l'arcade osseuse.

P) Uattère ischiatique s'échappe du bassin par la partie inférieure de la grande échancrure sciatique (grand trou sciatique), au-dessous du p^Tamidal par conséquent, immédiatement en dehors du sommet de l'épine sciatique. Son point d'émergence est situé sur la ligne ilio-trochantérienne inférieure (fig. 640, bb), à 8 centimètres en\-iron en dehors de la crête sacrée. Elle se dirigé immédiatement en bas et se partage en deux groupes^eJbranxhes : des branches postérieures, au nombre de 3 ou 4, qui se perde^nt dans la moitié inférieure du grand fessier et dans la peau qui le recouvre ; des branches inférieures, qui descendent à la face postérieure de la cuisse, où nous les retrouverons. — Dans le point où elle croise l'épine sciatique, c'est-à-dire au point où on pratique, comme on le sait, sa ligature dans les exercices de médecine opératoire, l'artère ischiatique (fig. 643, 9) est accompagnée de deux veines qui, ici encore, affectent souvent une disposition plus ou moins plexiforme. L'artère honteuse interne est placée tantôt en dehors, tantôt en dedans d'elle : cette dernière disposition, toutefois, serait la moins fréquente (13 fois sur 100 d'après Ch.a.t.ot). Le nerf honteux interne, qui accompagne l'artère de même nom, est habituellement situé en dehors. Enfin, plus loin en dehors, et n'affectant avec l'artère que des rapports médiats, se trouvent les deux nerfs grand et petit sciatiques. — Entourée des vaisseaux et des nerfs sus-indiqués, l'ischiatique est recouverte, comme la fessière, par la couche cellulo-adipeuse sous-fessière, par le muscle grand fessier, enfin par la peau. Ce sont ces divers plans qu'il faut inciser

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(ficT. 6'41, B) suivant la ligne naenée parallèlement à la ligne ilio-trochantérienne supérieure et à 3 centimètres au-dessous d'elle (ligne ilio-trochantérienne inférieure, voy. p. 891) pour découvrir l'artère. Les points de repère sont le lieu

d'émergence de l'artère au ni- ^* ^ veau du pyramidal et, pro-

fondément, l'épine sciatique, aisément reconnaissable au palper.

y) Vartère honteuse interne (fig. 643, 8), qui s^rt égalèrnonf du bassin par le grand trou sciatique, au-dessous diPpyramidal, contourne de haut en bas la face postérieure de l'épine sciatique, arrive ainsi à la petite échancrure sciatique, s'y engage et pénètre dans la fosse ischio-rectale ou, si l'on préfère, dans la région périnéalo, où nous Tavons déjà étudiée, p. 589. Dans les exercices de médecine opératoire, on découvre l'artère honteuse interne dans le point où elle chevauche l'épine sciatique, A ce niveau, elle affecte avec l'ischiatique des rapports intimes, rapports que nous avons signalés plus haut. Il est donc inutile d'y revenir ici. Ajoutons seulement que le procédé

Fig. 6'i3.

Rapports réciproques des vaisseaux et nerfs qui s'échappent du bassin au niveau du bord inférieur du pyramidal (grossissement d'une partie de la fig. 638).

1. grand fesier, érigné en dedans, avec l', sa zone d'insertion sur le ligament sacro-sciatique — 2, 2, pyramidal, incisé verticalement dans la plus grande partie de son étendue et fortement érigné, avec 2', son nerf. — 3, .' jumeaux supérieur et inférieur. — 4, 4, obturateur interne. — 5. grand sciatique. — 6, petit sciatique, soulevé par une sonde cannelée, avec : 0 , ses rameaux fessiers ; 6" sou rameau périnéal ; 6"', sa branche fémorale. — 7, nerf honteux interne. — 8, artèje honteuse interne. — 9, artère ischiatique. — 10, artère fessière supéiëure~âvec ees^veines et son nerf. — 11, nerf fessier surpérieur. — 12, grand Ugament sacro-sciatique — 13, tissu graisseux de la fosse ischiorectale.

de découverte de la honteuse est le même que celui de l'ischiatique.

Les artères de la région fessière présentent un calibre relativement considérable ; aussi les plaies de la fesse, compliquées d'une blessure de ces vaisseaux, donnent-elles lieu à des hémorrhagies de la plus grande gravité. Ces hémorrhagies peuvent se faire à l'extérieur : mais si la plaie est très petite ou bien s'il s'agit d'une déchirure artérielle par esquille (fracture du bassin, fracture de l'épine sciatique. fracture de l'ischion), l'écoulement du sang au dehors est peu abondant ou nul, et il se forme alor> dans la fesse, un vaste hématome anévrysmal diiïus dont le diagnostic est parfois très difficile. Que l'on ait affaire à une hémorrhagie extérieure ou à un hématome anévrysmal diffus, l'indication opératoire est la même : c'est la ligature des deux bouts du vaisseau blessé, après large ouverture du foyer au besoin.

L'artère fessièie et l'artère ischiatique, la première surtout, peuvent être le siège d'anévrysmes qui occupent presque exclusivement la portion extra-pelvienne de ces vaisseaux. Il est le plus souvent très difficile de reconnaître aux dépens de quelle artère la tumeur s'est développée. Le traitement de choix de ces anévrysmes est l'ouverture du sac avec ligature des deux bouts de l'artère ; la ligature à distance sur l'hypogastrique sera seulement réservée aux tumeurs qui plongent dans l'échancrure sciatique et qui font saillie dans l'intérieur du bassin (Walther).

B. Veines. — Les veines, comme les artères, se divisent en superficielles et profondes :

a) Les veines superficielles forment, au-dessous de la peau un réseau souvent très riche, qui communique, d'une part avec les veines de la cuisse, d'autre part avrv celles de la paroi abdominale. Elles aboutissent, finalement, à la veine fémorale

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P) Les l'eincs profondes accompag^nent les artères fessières, ischiatique et honteuse interne ; au nombre de deux pour chaque artère, elles forment autour de chacune d'elles un véritable plexus, qui rend très difficile l'isolement du vaisseau artériel au cours de la ligature. Elles pénètrent dans le bassin en même temps quc les artères homonymes et viennent se jeter dans la veine iliaquejnterne.

C. Lymphatiques. — Les lymphatiques se distinguent, de même, en superficiels et profonds :

a) Les lympliatiques sjLp£i:M.cicls, situés dans le tissu cellulaire sous-cutané, se rendent aux ganglions supérieurs de l'aine, en contournant l'extrémité supérieure de la cuisse, les uns en dedans, les autres en dehors (voy. p. 904).

P) Les lymphatiques profonds, accompagnant les vaisseaux sanguins, aboutissent aux ganglions intrapelyiens. Ils cheminent en partie dans la couche cellulo-adipeuse sous-fessière et peuvent être le point de départ des collections purulentes qui se développent à ce niveau.

D. Nerfs. — Les nerfs de la région fessière so divisent, comme les artères, les veines et les lymphatiques, en superficiels et profonds.

a. Nerfs superficiels. — Les nerfs superficiels (fig. 636), destinés à la peau, proviennent de sources différentes : en haut, des branches postérieures des nerfs lombaires ; en bas, du petit sciatique, branche du plexus sacré; en dedans, des branches postérieures des nerfs sacrés et du plexus sacro-coccygien ; en dehors, du grand abdomino-génital et du fémoro-cutané, branches du plexus lombaire.

b. Nerfs profonds. — Les diverses couches placées au-dessous de l'aponévrose nous présentent quatre troncs nerveux (fig. 638 et 643), savoir : le fessier supérieur, le honteux interne, le petit sciatique et le grand sciatique.

g) Le nerf fessier supérieur sort du bassin avec l'artère fessière, en dehors de laquelle il est situé. Il s'engage immédiatement après e ntre les deux muscleg moyen fessier (vt petit fessier, fournit des rameaux à ces deux muscles et vient se .terminer dans le tenseur du fascia lata.

P) Le nerf honteux interne sort du bassin avec l'artère honteuse interne, dont il suit fidèlement le trajet. Placé en dehors, puis en dessous d'elle, il ne fait qu'apparaître dans la région pour s'engager aussitôt après dans le périnée.

y) Le nerf petit sciatique ou fessier inférieur s'échappe du bassin avec l'artère ischiatique. Après avoir fourni de nombreux rameaux au grand fessier et à la peau qui le recouvre, il jette vers le périnée un rameau important qui va jusqu'au scrotum. Puis, il descend verticalement à la face postérieure de la cuisse, où il est situé immédiatement au-dessous de l'aponévrose.

S) Le nerf grand sciatique, le plus volumineux de tous les nerfs, sort du bassin par la partie inférieure du grand trou sciatique, au-dessous du pyramidal, un peu en dehors des deux artères honteuse interne et ischiatique. Il repose tout d'abord sur l'épine sciatique, et l'on sait que la compression exercée en ce point réveille, dans lo cas de névralgie ou de névrite sciatique, une douleur très vive {point fessier). Puis, cheminant dans la couche cellulo-adipeuse sous-fessière et recouvert seulement par le grand fessier et la peau (fig. 641), le nerf descend à la région postérieure de la cuisse, en suivant la gouttière ischio-trochantérienne : une incision (fig. 636) faite au niveau même de cette gouttière (ou, si l'on préfère, suivant une ligne menée d'un point situé à deux centimètres environ en dehors du bord externe de la tubérosité ischiatique au miheu du pU du jarret) le met facilement à découvert. Dans son trajet (fig. 638), il croise successivement, sur leur face postérieure, le jumeau

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supérieur, le tendon de Tobturateur interne, le jumeau inférieur et enfin le carré crural, mais sans leur abandonner de rameaux nerveux ; ces muscles en effet sont innervés par le plexus sacré.

Les muscles jumeaux et carré curai séparent le grand sciatique de la face postérieure de l'articulation coxo-fémorale et en particulier du col fémoral, sur lequel le tronc nerveux se réfléchit, quand la cuisse se met en flexion sur le bassin. Rappelons à ce propos que, lorsque cette flexion de la cuisse sur le bassin est poussée à l'extrême, la jambe restant étendue sur la cuisse, le nerf subit une distension considérable, qui peut aller jusqu'à la déchirure incomplète et se compliquer même de lésions médullaires. Cette élongation forcée, conseillée par quelques auteurs conSme traitement de la névrite sciatique. est aujourd'hui à peu prés abandonnée.

C'est dans la région fessière, on le sait, que se pratiquent les injections dites intramusculaires, en particulier les injections mercurielles. Or, au cours de ces injections, il importe d'éviter le voisinage des nerfs précités si l'on ne veut voir se produire ultérieurement des accidents douloureux plus ou moins persistants et même de la névrite. Il suffit, pour se mettre à l'abri de pareils accidents, d'enfoncer l'aiguille dans la région de la fesse qui se trouve située au-dessus d'une ligne unissant l'épine iliaque antéro-supérieure à l'épine iliaque postéro-supérieure.

La névrite sciatique est une affection relativement fréquente. Consécutive parfois à une coînnression du nerf soit dans son trajet intrapelvien (tumeurs, ostéites du bassin, tête du fœtus au cours de l'accouchement, voy. p. 386), soit dans son trajet extrapelvien (anévrysmes, abcès froids, hématomes fessiers), elle peut également reconnaître pour cause une altération des veines qui cheminent entre les faisceaux nerveux et qui, dans certains cas de varices des membres inférieurs, se dilatent et s'épaississent (QuÉNu). Elle peut être due enlin, et c'est là sans doute la cause principale, à une lésion trauniatique du nerf : le nerf sciatique, en eiïet, en raison de sa situation superficielle et de son volume, se trouve exposé à un grand nombre de traumatismes. C'est ainsi qu'il peut être contusionné dans les chutes sur le siège ou dans les coups qui atteignent la région fessière, déchiré par une esquille provenant d'une fracture voisine, sectionné dans les plaies de la fesse.

Nous n'avons pas à insister ici sur les symptômes qui accompagnent ces diverses lésions et qui sont ceux de toutes les lésions nerveuses: troubles de la motilité.de la sensibilité, troubles trophiques et phénomènes douloureux plus ou moins accusés. Nous dirons seulement que les conséquences de la section du sciatique ne sont pas, au point de vue des fonctions ultérieures du membre inférieur, aussi graves qu'on pourrait le craindre au premier abord. Dans beaucoup de cas, en effet, la marche peut s'effectuer d'une manière assez satisfaisante, le malade, grâce à la persistance de la contractilité des muscles de la région antérieure de la cuisse, se servant de son membre inférieur comme il le ferait d'un membre artificiel.

§ 2 — RÉGION INGUINO-CRURALE •

La région inguino-crurale {région de Vaine de Malgaigne et de Tillaux) est située à la partie antérieure et supérieure de la cuisse. Elle comprend l'ensemble des parties molles qui se disposent en avant de l'articulation de la hanche. Par sa situation, comme aussi par sa constitution anatomique, elle présente les plus grandes analogies avec la région axillaire, qui est son homologue au membre supérieur.

1° Limites. — Nous lui assignerons pour limites superficielles : 1° en haut, le ph de l'aine, qui s'étend de l'épine ihaque antéro-supérieure à l'épine du pubis et qui répond exactement à l'intersection de la cuisse et de l'abdomen ; le pli de l'aine sépare ainsi la région inguino-crurale de la région inguino-abdominale (p. 34) ; 2" en bas, une ligne horizontale, passant par le sommet du triangle de Scarpa, autrement dit par le point de rencontre du couturier et du premier adducteur ; 3° sur les^ côtés, deux lignes verti çales, qui seraient abaissées, l'une (l'externe), par l'épine iliaque antéro-supérieure, l'autre (l'interne) par l'épine du pubis ; la première de ces deux lignes correspond au tenseur du fascia lata, qui sert ainsi de limite séparative entre la région inguino-crurale et la région fessière : la seconde suit assez exactement

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le bord antérieur du muscle droit interne.

En profondeur, la région inguino-erurale s'étend, tout en haut, jusqu'au bord antérieur de l'os coxal et, au-dessous de ce bord, jusqu'au plan antérieur de l'articulation coxo-fémorale.

2° Forme extérieure et exploration. — Lp pli de l'aine, comme nous l'avons vu à propos de la région inguino-abdominale (p. 34 et fig. 22), représente l'arête d'un angle dièdre, dont les deux côtés sont formés, l'un par l'abdomenjl'autre par la cuisse.

Fig. 644.

Forme extérieiite de la région inguino-erurale.

I'. région inguiiin-orurale. — b région inguinale. — c, région antérieure de la cuisse. 1, saillie du tenseur du fascia lata. — 2, saillie des mascleg adducteurs.— 3, saillie du couturier. — 5, triangle interne ou de Scarpa. — «. épine iliaque antéro-supèrieure. — 7, épine ilu pubis.

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