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MEMBRES
ce plan se confond avec ce que nous avons appelé plus haut le plancher ou paroi
antérieure du creux poplité.
Co plan squelettique est formé : en haut, par le plan postérieur du fémur avec
ses deux condyles. les deux branches de bifurcation de la ligne âpre, l'espace poplité criblé de trous vasculaires, l'échancrure intercondylienne également criblée de trous ; 2° en bas, par la face postérieure du tibia et la portion postérieure de la têto du péroné : 3° h la parlie moyenne, par 1?^ ligament postérieur de l'articulation du genou, lame fibreuse extrêmement résistante qui, des condyles et de l'espace intercondylien, des.cend sur le tibia, et aussi, par le ligament postérieur de l'articulation péronéo-tibiale supérieure.
Il convient d'ajouter que le plan squelettique de la région poplitée est doublé à sa partie inférieure par le muscle poplité et par les faisceaux péroniers du soléaire.
Le muscle poplité.
comme nous le montre nettement la fig. 719, prend naissance sur le condyle externe et, de là, se po^rte obliquement en bas et en dedans, traversant le triangle inférieur du creux poplité à la manière d'une diagonale.
Quant aux faisceaux les plus élevés du soléaire, ils n'appartiennent à la région que
Région poplitée
Fig. 719.
plan profond ou squelettique.
1, 1. rlemi-tenrlineux. — 2. 2, demi-membraneux, avec 2', sa bourse séreuse. — '6, Inceps, avec 3', sa bourse tértuse. — 4, croit interne. — fj, couturier. — 0, jumeau interne. — 7. jumeau externe. ^ 8. plantaire grêle. — 9, poplité, avec 2', lirolongement de la synoviale ("u genou qui accompagne le muscle. — 10, soléaire. — n, ligament latéral externe du genou. — 12, ligament poplité oblique (tendon récurrent du demi-memb'raneux). — 13', 13', ligament poplité arqué. — 14. 14, paquet adipeux postérieur remplissant l'espace intercondylien. ■ — 15, 15, vaisseaux fémoraux.— 16, sciatigues poplités interne et extenie. — 17, 17'. articulaires supérieures externe et interne. — 18. 18'. articulaires inférieures externe et interne. — 19, articulaire moyenne. — £0, synoviale de l'articulation du genou (prolongement du poplité). — 21, fémur (espace compris entre les deux branches de bifurcation de la ligne âpre).
par leur extrémité toute supérieure. C'est tout ce que nous dirons ici sur ces deux muscles : nous les retrouverons dans la région postérieure de la jambe.
7° Bourses séreuses de la région poplitée. — Il ne nous reste plus, pour en finir avec le creux poplité, qu'à étudier ses bourses séreuses. Ces bourses séreuses (fig. 720), intéressantes avant tout pour la pathogénie des kystes poplités, ont été particulièrement bien étudiées en France par Fouchet (1856) et, en Allemagne, par Gruber (1857). Elles ont été décrites à nouveau, en 1869, par SYMESTVEDTet,en 188G, par Poirier. En rapport avec les mouvements et les frottements des muscles, les bourses séreuses ne se développent que là où il y a des muscles ou plutôt des tendons et, plus explicitement, là où un tendon frotte soit sur un autre tf^ndon, soit sur un ligament, soit sur le squelette. Elles se divisent donc, comme les muscles euxmêmes, en deux groupes fort naturels : un groupe interne et un groupe externe. Il n'existe pas de bourses séreuses médianes.
a. Bourses séreuses internes, — Les bourses internes sont au nombre do trois :
1° La bourse du jumeau interne, située entre l'insertion supérieure de ce muscle et le condyle interne ; elle communique ordinairement avec la synoviale articulaire ;
2° La bourse commune au jumeau interne et au demi-membraneux, située, comme son nom l'indique, entre le jumeau interne et le tendon du demi-membraneux, au-dessous de l'interligne articulaire ; indépendante chez les jeunes sujets, elle communique avec la bourse précédente et avec l'articulation (voy. fig. 718. 6 et fig. 738, 11') 1 fois sur 10 chez l'adulte de vingt à quarante ans.
1 fois sur 6 sur les sujets de plus de quarante ans (Poirier) ; c'est dans cette bourse tendineuse, disons-le tout de suite, que se développent la plupart des kystes poplités ;
3° La bourse propre du demi-membraneux, située un peu au-dessous de la précédente, entre le tendon du demi-membraneux et la partie correspondante de la tubérosité interne du tibia ; elle est, dans la grande majorité des cas, entièrement indépendante.
b. Bourses séreuses externes. — Les bourses externes, abstraction faite du prolongement que la synoviale du genou, envoie au-dessous du muscle poplité et qui
Fig. 720.
Bourees séreuse.s du creux poplité.
], tieiiii-inenibraneux, avec l'. sa bourse séreuse placés en avant lie son tendon direct. — 2. jumeau interne. avec2'. sa bourse séreuse. — :i, bourse séreuse connnune au demi-membraneux et au imneau interne. — 4. tendons de la patte d'oie, avec 4'. leur bourse séreuse iOursa anseriiM). — 5, biceps, avec 5'. sa bourse séreuse. — 6, jumeau externe, avec O', sa bourse séreuse. — 7. bourse commune au biceps et au jumeau e.'ttenie (rare). — 8. poplité, avec 8'. sa bourse séreuse. — 9, bourse située entre le tendon supérieur du poplité et le ligament latéral externe de l'articulation du senou. — 10, tète du péroné. — 11, soléaire.
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sera décrit plus loin avec la synoviale articulaire, sont également au nombre de trois. Ce sont :
1° La bourse du biceps, qui se développe entre le tendon de ce muscle et le ligament latéral externe :
2o La bourse ilii ligarnenl latéral externe, située entre la partie supérieure de ce ligament et le tendon du muscle poplité ;
3° La bourse du jumeau externe, qui se développe au-dessous du tendon de ce muscle.
Ces trois dern'ères bourses sont loin d'être constantes et, quand elles existent, elles présentent, dans leur forme et dans leurs dimensions, des variations individuelles fort étendues.
Les bourses séreuses, que nous venons de décrire, présentent au point de vue chirurffical un certain intéri^t, car elles sont habituellement le siège des kystes du creux poplité. Ces kystes, comme on le sait, peuvent se rencontrer, soit sur le côté externe de la cavité poplitée {kystes externes), soit sur le côté interne- (Â-j/y/es internes), soit sur la ligne médiane {kystes médians). '
y.) Les kystes internes, de beaucoup les plus fréquents de tous les kystes 'poplités, se développent dans la bourse séreuse commune au jumeau interne et au demi-membraneux. Ils occupent la partie inférieure et interne du creux poplité.
P) Les kystes externes, plus rares que les précédents, peuvent prendre naissance dans les bourses séreuses externes sus-indiquées ; mais, ordinairement, ils se forment dans le prolongement que la synoviale du genou envoie autour du tendon du poplité (voy. p. 1022). Ils descendent parfois fort bas dans le mollet.
Y) Les kystes médians, plus rares encore que les kystes externes, sont situés au niveau ou au-dessous de l'interligne articulaire et ne prennent jamais naissance dans les bourses séreuses du creux poplité. Ils se développent dans les petits diverticules que la synoviale envoie au travers des fibres du ligament postérieur de l'articulation (p. 1022).
Quel que soit leur siège, les kystes du creux du jarret communiquent assez souvent avec l'articulation du genou, que cette communication soit primitive (kystes développés aux dépens d'un prolongement de la synoviale articulaire) ou secondaire (kystes développés aux dépens d'une bourse séreuse tendineuse). Aussi leur extirpation exige-t-elle une asepsie absolument parfaite. Cette communication des kystes du jarret avec la synoviale articulaire est parfois très difTicile à reconnaître en clinique, la réductibilité du kyste dans l'articulation faisant défaut en raison de la viscosité du liquide qui le remplit et, aussi, de l'étroitesse de l'orifice de communication. Ajoutons, et le.= relations possibles de la tumeur kystique avec la cavité articulaire nous l'expliquent fort bien, que les kystes poplités coïncident souvent avec l'hydarthrose, d'où la nécessité d'explorer avec grand soin le creux poplité toutes les fois qu'on se trouve en présence d'un sujet atteint d'un épanchement chronique du genou.