artères 6, tendon
(fig. 824, B) : 1° un tendon qui est fourni par le court fléchisseur plantaire et qui vient se fixer, après s'être laissé traverser (d'où son nom de tendoti perforé) par le tendon du long fléchisseur, sur les côtés de l'extrémité supérieure de la deuxième phalange ; 2» un tendon qui provient du long fléchisseur et qui vient s'attacher sur l'extrémité supérieure de la dernière phalange, après s'être engagé dans la boutonnière (d'où son nom de tendon perforant) que lui offre le tendon précédent.
Le gros orteil, comme le pouce, ne possède qu'un seul tendon fléchisseur, celui du long fléchisseur propre du gros orteil : il s'insère sur l'extrémité supérieure de la deuxième phalange.
Les tendons fléchisseurs sont fréquemment rétractés et c'est à leur rétraction que l'on a attribué la dé\'iation que nous avons signalée plus haut sous le nom d'orteil en marteau (voy. p. 1123).
Sur chaque orteil, les tendons fléchisseurs glissent dans la coulisse ostéo-fibreuse que leur forme la gaine fibreuse sus-indiquée avec la face inférieure du squelett< , grâce à l'existence d'une synoviale dont la disposition générale est la même que celle des doigts. Ces gaines synoviales des orteils sont toutefois beaucoup plus courtes
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(elles ne dépassent pas, en arrière, la tête des métatarsiens) et, de plus, elles ne communiquent jamais avec les synoviales tarsiennes (Maslieurat). Néanmoins', leur inoculation septique peut, ici comme aux doigts, se compliquer d'accidents graves, notamment de fusées purulentes dans la plante du pied et même dans la jambe. Ces accidents, on le sait, s'obseryaient fréquemment à la période pré-antiseptique à la suite de la désarticulation des orteils et se terminaient parfois par la mort des malades.
E. Plan squelettique. - — Le plan squelettique de la région est représenté par la face inférieure, concave, des phalanges et par leurs articulations.
4^ Vaisseaux et nerfs des orteils. — L^es artères, veines, lymphatic[ues et nerfs des orteils (fîg. 822 et 824, A) se disposent exactement comme ceux des. doigts :
A. Artères. — Ici encore, nous avons deux artères collatérales^ l'une droite, l'autre gauche. Issues des interosseuses plantaires, elles se portent d'arrière en avant en longeant chacune le côté correspondant de l'orteil. Elles vont ainsi jusqu'à la pulpe, oîi elles se terminent en formant un riche réseau. A ces collatérales plantaires, qui sont constantes, s'ajoutent parfois des collatérales dorsales, provenant des interosseuses dorsales : mais ces dernières collatérales, quand elles existent, sont presque toujours de petit calibre.
B. Veines. — Les veines des orteils se jettent, pour chacun d'eux, dans deux veines collatérales, l'une interne, l'autre externe, lesquelles se rendent au réseau dorsal du pied.
C. Lymphatiques. — ■ Les lymphatiques forment, dans toute l'étendue de l'orteil, un riche réseau superficiel : les mailles de ce réseau sont, sur la face plantaire, plus fines et plus serrées que sur la face dorsale.
Les troncules qui en partent convergent, les uns vers le côté interne, les autres vers le côté externe de l'orteil correspondant et s'y réunissent en quatre petits troncs collatéraux, deux de chaque côté.
Ces lymphatiques collatéraux se dirigent d'avant en arrière, parallèlement aux artères collatérales, au-dessus desquelles ils sont situés. Ils arrivent ainsi à la racine de l'orteil et, là, passent dans le réseau du dos du pied. Ils aboutissent,en définitive, aux ganglions superficiels de l'aine. Leur inflammation {lymphangite) s'observe fréquemment à la suite des excoriations ou des plaies infectées des orteils : elle peut, comme on le sait, se compHquer de phlegmons et d'adénites, parfois même, notamment chez les sujets diabétiques ou albuminuriques, d'accidents généraux graves.
D. Nerfs. — Comme les doigts, les orteils reçoivent chacun quatre rameaux nerveux, qui cheminent deux à deux le long de leurs bords. De ces quatre nerfs collatéraux, deux se distribuent principalement à la face inférieure (ils envoient, cependant, à la face dorsale, un filet sous-ungual), ce sont les collatéraux plantaires, que l'on distingue en interne et externe. Les deux autres sont destinés à la face supérieure, ce sont les collatéraux dorsaux que l'on distingue également en interne et externe.
Les collatéraux des orteils présentent, à peu de chose près, le même mode de distribution que ceux des doigts et nous croyons inutile d'y revenir (voy. p. 867). Nous nous contenterons d'indiquer leur provenance :
1° Des dix nerfs collatéraux plantaires, les sept premiers, en allant du gros orteil au cinquième orteil, sont fournis (fig. 815) par le nerf plantaire interne (homo-
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logue du médian) ; les trois derniers émanent du plantaire externe (hontologue
du cubital) ;
2° Des dix collatéraux dorsaux, les sept premiers (quelquefois les neuf premiers)' proviennent (fig. 800) du nerf musculo-cutané, branche du sciatique poplité externe ; les trois derniers (quelquefois le dernier seulement) sont fournis par le nerf saphène externe, branche du sciatique poplité interne. Ajoutons que le deuxième et le troisième des collatéraux dorsaux sont renforcés par le tibial antérieur et, quelquefois même, sont fournis par ce dernier tronc nerveux.