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RÉGION DU RECTUM PELVIEN

Le rectum est la portion terminale du gros intestin. Il fait suite au côlon iliopelvien et vient s'ouvrir à l'extérieur par l'orifice anal. Son importance anatomique, son rôle dans la pathologie médicale et chirurgicale, les très nombreuses interventions dont il a été l'objet dans ces dernières années, tout cela donne à sa

description anatomo-topographique un intérêt de premier ordre. On peut dire que, si cette anatomie topographique, en se modifiant en même temps que se modifiait la chirurgie du rectum, a perdu de sa simpHcité et, peut-être aussi, de sa clarté primitives, elle a par contre gagné en précision au fur et à mesure que son histoire s'enrichissait de faits nouveaux.

L'étude descriptive du rectum comprend : 1° ses limites et ses divisions ; 2» sa forme ; 3° ses dimensions ; 4° son contenu.

1° Limites et divisions. — Si, de tout temps, on a été d'accord pour faire terminer le rectum à l'orifice anal, il n'en est pas de même quand on a voulu préciser son origine. Autrefois, on faisait commencer arbitrairement le rectum à l'articulation sacro-iUaque gauche. Aujourd'hui (Trêves), on prend comme région marquant son origine, le point où le péritoine cesse d'entourer complètement le gros intestin, c'est-à-dire de lui former un méso : ce point répond d'ordinaire à la troisième vertèbre sacrée. Tout ce qui est au-dessus appartient au côlon iho-pelvien. Nous éliminons donc de l'étude du rectum, pour le rattacher à celle du côlon, ce que l'on désignait autrefois sous le nom de première portion du rectum.

Suivi de haut en bas, le rectum (fig. 281) occupe tout d'abord l'excavation pelvienne ; puis, il traverse toutes les parties molles qui forment le périnée postérieur. Ce passage du rectum à travers le périnée nous permet de le diviser en deux segments : 1° un segment supérieur ou intrapelvien^ c'est le rectum pelvien ; 2° un segment inférieur ou périnéal, c'est le rectum périnéal. Ce n'est pas là une division artificielle, commode seulement pour la description. Chacun de ses deux segments a, comme nous le verrons plus loin, une structure, une pathologie et une ctiirurgie opératoire distinctes. Il a également une signification embryologique différente : la portion intrapelvienne est la terminaison vraie du gros intestin, tandis que la portion périnéale dérive de la membrane cloacale. Nous ne nous occuperons, dans le présent chapitre, que du rectum intrapelvien ; la description du rectum périnéal trouvera naturellement sa place dans le chapitre suivant consacré au périnée.

Au début de la vie fœtale (fig. 279, A), le segment terminal, de l'intestin et l'ébatiche allantoïdienne (laquelle, on le sait, est destinée à donner naissance à la vessie et à l'urèthre) ne forment à leur partie inférieure qu'une seule et môme cavité, le cloaque interne, qui se trouve séparée de l'extérieur par une membrane, la membrane cloacale, encore appelée bouchon chacal (Tourneux). Mais, bientôt, on voit se développer une cloison {éperon périnéal, replis de Rathke, qui, disposée en sens frontal, divise le cloaque et isole l'un de l'autre les deux conduits intestinal et allantoïdien primitivement fusionnés (fig. 279, B) ; le conduit antérieur ou allantoïdien devient alors le canal ou sinus uro-génital, ainsi appel» parce qu'il reçoit en même temps que le conduit urinaire le conduit génital (vagin chez la femme) ; le conduit postérieur intestinal devient le canal ano-rectal.

La membrane cloacale comprend à ce moment-là deux parties : l" une partie postérieure, séparant le canal ano-rectal do l'extérieur, c'est la membrane anale, aux dépens de laquelle se constitue le segment périnéal du rectum ; 2° une partie antérieure, séparant de même le sinus uro génital de l'extérieur, c'est la lame ou membrane uro-génitale. Cet état persiste très peu de temps et bientôt les deux membranes, anale et uro-génitale, se résorbent à leur centre, tandis que leur pourtour (pour la membrane uro-génitale du moins) s'hypertrophie et donne naissance à un ensemble de formations que nous étudierons plus loin avec les organes génitaux sous les noms de tubercule génital et de replis génitaux (voy. p. 567).

Le travail de résorption, dont le centre des membranes précitées est le siège, aboutit à la formation d'un orifice (fig. 279, C), qui met en communication le conduit ano-rectal et le conduit uro-génital avec l'extérieur. Ce sont : au niveau de la mpmbrane anale, l'orifice anal ; au niveau de la lame uro- K'énitale, Vonficc urélhral chez l'homme, l'orifice uréthro-vaginal chez la femme.

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BASSIN

Toile est, schématiquement décrite dans son ensemble, la façon dont se développe la région ano- Rénitale Un trouble dans ce développement peut, suivant l'époque à laquelle il se produit, amener de« malformations plus ou moins graves de la région ano-rectale (et également, comme nous le verrons plus loin, des malformations des organes génitaux externes). C'est ainsi pour ne citer que quelques exemples que un trouble empêchant ou gcnant la formation de la cloison cloacale entraînera la persistance de l'ancien cloaque : le rectum débouchera dans la vessie, dans Turèthre {fig. 280, C). dans le

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