CHAPITRE III
PÉRINÉE ET DÉPENDANCES
Le périnée, qui forme la paroi inférieure ou plancher du bassin, tire son origine (lu mot grec T^/^plç ou vn]ç,% qui signifie bourse ; c'est la région où se trouve la bourse im scrotum. Nous pouvons le définir : l'ensemble des parties molles qui ferment, en bas, l'excavation pehnenne.
En anatomie topographique, la région périnéale comprend, non seulement les différents plans organiques (peau, tissu cellulaire, aponévrose et muscles) qui lui appartiennent en propre, mais aussi les différents conduits qui la traversent et qui lui donnent la plus grande partie de son intérêt anatomique, clinique et opératoire. Ces conduits, on le sait, se rattachent, les uns à l'appareil uro-génital, les autres à l'appareil digestif. Or, si la portion terminale du tube digestif diffère peu chez l'homme et chez la femme, il n'en est pas de même des conduits appartenant à l'appareil uro-génital. Ceux-ci sont absolument différents dans l'un et l'autre sexes et, de ce fait, doivent être étudiés séparément, chez l'homme d'abord, chez la femme ensuite.
Nous diviserons donc notre description du périnée en deux parties : la première, consacrée au périnée de Vhomme ; la seconde, au périnée de la femme.
La définition est naturellement la même que ci-dessus : le périnée de l'homme ( -t l'ensemble des parties molles qui ferment le détroit inférieur du bas&in.
A la région périnéale proprement dite, nous devons rattacher, à titre de dépendances, les organes génitaux externes, qui formeront pour nous deux régions : la région pénienne et la région scrotale. Ces deux régions, en effet, par leur situation et aussi par leur constitution anatomique, présentent avec le périnée proprement dit des rapports intimes, tellement intimes qu'on ne saurait les séparer. C'est même artificiellement que l'une d'elles, la région pénienne, se trouve distraite du périnée antérieur, dont elle n'est qu'un prolongement et avec lequel on devrait, logiqu( ment, la décrire.
Nous étudierons donc dans le présent article : 1° le périnée proprement dit; 2° ses dépendances.