SECTION II DÉPENDANCES DU PÉRINÉE CHEZ L'HOMME
Nous comprendrons sous ce titre deux régions qui, par leur constitution anatomique tout autant que par leur situation, se rattachent manifestement au périnée : 1° la région pénienne ; 2° la région scrotale.
§ 1 — RÉGION PÉNIENNE
La région pénienne est constituée, comme son nom l'indique, par la verge ou pénis. Elle comprend, naturellement, outre la cerge proprement dite (avec ses organes érectiles et ses enveloppes), la portion de l'urèthre qui la parcourt dans toute son étendue et que, pour ce motif, on nomme urèthre pénien.
KA) — VERGE PROPREMENT DITE OU PÉNIS La verge est l'organe de la copulation chez l'homme. Essentiellement constituée par des formations érectiles, elle leur doit de pouvoir, dans l'acte du coït, porter le sperme dans les parties génitales de la femme à la rencontre de l'ovule et, par conséquent, de favoriser la fécondation. Cette fonction de la verge nous exphque pourquoi, de ses malformations ou de ses lésions, peuvent résulter, pour celui qui en est porteur, l'infécondité ou l'impuissance ; pourquoi aussi elle est le siège d'élection de tout un groupe d'affections connues sous le nom de maladies vénériennes.
A) — CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
1° Situation. — Le pénis (fig. 423) est placé immédiatement au-dessus et en avant des bourses, au-dessous et en avant de la symphyse pubienne.
2° Moyens de fixité et direction. — Son extrémité postérieure ou racine de la verge se trouve profondément située dans l'épaisseur du périnée (p. 579). Nous avons vu qu'elle s'épanouissait en quelque sorte dans la loge inférieure {loge pénienne) de cette région et qu'elle s'y fixait solidement, à droite et à gauche, sur les branches ischiopubiennes.
Des branches ischio-pubiennes, les racines de la verge, ou plus exactement les racines du corps caverneux se dirigent tout d'abord obliquement en haut et en avant, du côté de la symphyse, au-devant de laquelle elles viennent s'apphquer. Elles y sont maintenues par un ligament, le ligament suspenseur de la verge (p. 358), dont nous avons étudié déjà le rôle au point de vue du cathétérisme de l'urèthre (p. 571) et aussi, au point de vue de la marche des infiltrations d'urine (p. 593),
A partir de ce point, la verge se dégage des parties profondes, s'entoure d'une enveloppe cutanée et devient alors libre et mobile : c'est cette dernière partie qui constitue la verge proprement dite. ' A l'état de flaccidité, elle se dirige en bas et forme, avec la portion fixe de l'organe, un angle plus ou moins ouvert que l'on désigne sous le nom à\ingle pénien. A l'état d'érection, elle se relève du côté de l'abdomen et continue la direction de la portion fixe au périnéale.
Sf' Dimensions. — La verge, comme tous les organes génitaux, reste rudimentaire jusqu'à la puberté. A partir de ci-t âge, elle se développe rapidement. Ses dimensions, chez l'adulte, sont très variables d'un sujet à l'autre et, sur le même sujet, suivant qu'on la considère à l'état de repos ou à l'état d'érection. Dans le premier cas, sa longueur, mesurée de la symphyse à l'extrémité antérieure du gland, est de 10 à 11 centimètres. Dans le second cas, ses dimensions sont augmentées d'un tiers environ.
La verge est molle et
HZeiu
I,e pénis relevé, vue antérieure (T.).
4° Consistance
flasque à l'état de repos. Elle devient dure et rigide lorsque les aréoles des organes érectiles sont gorgées de sang. Dans cet état, elle présente une certaine fragilité et peut, à la suite d'un coup ou d'une torsion violente, se rompre partiellement {fractures delà verge, Demarquay).
1, bourses. — 2, raphé médian. • — 3, plis transversaux. — 4, 4, cuisses. — 5, verge érignée en haut — 6,poIls du pubis. — 7, pli de l'aine. — 8, paroi abdominale.