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RÉGION ANTÉRIEURE DU POIGNET

La région antérieure du poignet, située immédiatement au-dessous de la région antibracliiale antérieure, au-dessus des deux éminences thénar et hypothénar, comprend l'ensemble des parties molles qui se disposent en avant de l'articulation radio-cubito-carpienne.

1° Limites. — Elle est limitée : 1° en haut, par une ligne transversale passant au-dessus de la tête du cubitus ; 2» en bas, par une deuxième ligne, également transversale, passant immédiatement au-dessous des deux saillies, toujours accessibles au doigt, que forment le pisiforme et le scaphoïde ; sur les côtés, par deux lignes verticales, suivant l'une le côté interne du cubitus, l'autre le côté externe du radius. En profondeur, la région antérieure du poignet s'étend jusqu'au plan articulaire.

2" Forme extérieure et exploration. — La région antérieure du poignet (fig. 558) a la forme d'un quadrilatère, plus étendu en largeur qu'en hauteur : à peu près plane dans le sens vertical, elle est convexe dans le sens transversal. Nous y remarquons au premier abord, quelques trainées bleuâtres dessinant les veines sous-cutanées ; puis, un certain nombre de saillies longitudinales, formées par les tendons sousjacents. Ces saillies tendineuses, toutes dirigées de haut en bas, déhmitent, sur le côté interne et sur le côté externe de la région, deux gouttières longitudinales, au fond desquelles le doigt sent battre la cubitale et la radiale.

La face antérieure du poignet nous présente trois plis cutanés à direction transversale, que l'on distingue en supérieur, moj^en et inférieur : le pli supérieur répond à la tête du cubitus : le pli moyen, à l'interligne radio-carpien ; le pli inférieur, aux deux extrémités de l'articulation médio-carpienne. Ces plis, qui s'exagèrent dans la flexion, s'atténuent au contraire dans les mouvements d'extension ; ils ne sont guère utiHsés pour l'exploration clinique du poignet, car le gonflement de la région les fait, d'ordinaire, rapidement disparaître. Le pli inférieur seul, le plus accusé et le plus fixe, persiste habituellement et peut servir de point de repère pour déterminer la situation de l'interligne médio-carpien (voy. Rég. dorsale de la main).

Immédiatement au-dessous du pli inférieur se voit une saillie transversale, que

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l'on désigne parfois sous le nom de talon dz la main. Elle est formée par !a partie la p us élevée des deux éminences thénar et hypothénar. En s'unissant à cette saillie, la face antérieure du poignet décrit une légère courbe à concavité régulière.

Comme le fait remarquer Til- LAUX avec juste raison, cette courbure régulière est remplacée, dans les cas de fracture de l'extrémité inférieure du radius par une dépression anguleuse (voy. p. 809 et 810).

plus ou moins nettement accusée suivant l'étendue du déplacement des fragments.

L'exploration clinique de la région antérieure du poignet comprend : 1° l'inspection ; 2° la palpation méthodique des plans superficiels, des tendons et de leurs gaines synoviales, des artères cubitale et radiale, des nerfs médian et cubital, l'nfm de l'articulation radiocubito-carjpienne ; 3° l'examen aux rayons X.

Fig. 55S.

Forme extérieure de la région antérieure du poignet.

a, région antérieure du poignet. — 6, émineuce thénar et c, éminence hypothénar formant le talon de la main. — il, région antérieure de l'avant-bras.

1, saillie du tendon du cubital antérieur. — 2, saillie du tendon du petit palmaire. — 3, saillie du tendon du grand palmaire. — 4, pli intérieur du poignet. — 5, pisiforrae.

3° Plans constitutifs. — La région antérieure du poignet nous présente successivement les cinq plans suivants : 1° la peau ; 2° le tissu cellulaire sous-cutané ; 3" V aponévrose ; 4° la couche sous-aponévrotique ; 5*^ le squelette.

A. Peau. — La peau est mince et presque entièrement dépourvue de poils : à peine y rencontre-t-on quelques poils follets. Elle adhère assez intimement à l'aponévrose sous-jacente et ne jouit par conséquent, surtout dans la partie inférieure de la région, que d'une mobilité fort limitée. La peau de la face antérieure du poignet, on le sait, est un siège de prédilection pour les lésions de la gale.

B. Tissu cellulaire sous-cutané. — Il est formé par une nappe de tissu conjonctif qui adhère fortement, d'une part à la peau, d'autre part à l'aponévrose. Cette nappe conjonctive est à peu près complètement dépourvue de graisse, même chez les sujets gras ; il en résulte que, chez ces derniers, le poignet, vu par sa face antérieure, se présente comme une partie étranglée. Dans le tissu cellulaire sous-cutané cheminent les vaisseaux et nerfs superficiels (voy. plus loin).

C. Aponévrose. — Relativement mince en haut, où elle fait suite à l'aponévrose antibrachiale, elle se condense et s'épaissit dans la partie inférieure de la région de façon à former au-devant du carpe une sorte de ligament, connu sous le nom dp ligament annulaire antérieur du carpe.

Ce ligament (fig. 559, 3) revêt l'aspect d'un ruban fibreux, transversalement étendu d'un bord du carpe à l'autre ; il mesure 3 ou 4 centimètres de hauteur. En haut, il se confond avec l'aponévrose superficielle ; en bas, il se continue avec l'apo-

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névrose palmaire et avec les muscles des éminences thénar et hypothénar, qui prennent sur lui de nombreuses insertions ; en dedans, il se fixe sur le pisifornKet sur l'apophyse uneiforme de l'os crochu; en dehors, il s'attache sur la partiinférieure du radius et surtout sur les tubercules, toujours très saillants, du scaphoïde et du trapèze. Le hgament annulaire antérieur du carpe, tout près de son insertion externe, envoie par sa face profonde une cloison fibreuse, disposée f-n sens sagittal, qui vient se fixer d'autre part sur la face antérieure du scaphoïdn et

du trapèze.

Ainsi entendu, le ligament annulaire antérieur du carpe et la cloison fibreuse a

direction verticale que nous venons de signaler, transforment la gouttière du carp' .

telle que nous la prsente le squelette. > ;i deux conduits ostéofibreux (voy. Région palmaire) : l'un i^-xterne, tout petit, d<^,tiné au passage du tendon du grand primaire, c'est le conduit ou coulisse du grand palmaire; l'autre h terne, beaucoup pli; grand, donnant pa^^sage au nerf médita .

à tous les tendons !!• chisseurs et à leu;> gaines, c'est le conduit des fléchisseurs ou canal radio-car-

Fig. 559.

Région antérieure du poignet, plan superficiel.

fl...^ iS"iSri ^.Ar"-~r ™..S- rïS,=S„I rad,o.carpie„, dis™,-

Il 9 rlmeaux du muscvUo-ouUné. - 10, artère radiale, vue par transparence. -

11, artère cubitale et nerl cubital, vus également par transparence. ^^^^ ^^^ COUeCtion^

le . dès que

purulentes ou autres, nées dans la paume de la main, se diffusent dans l'avantbras et réciproquement.

Au point de vue structural, le hgament annulaire antérieur du carpe se comp.o. de deux plans de fibres : un plan profond, formé de fibres transversales, qm s insèrent par l'une et l'autre de leurs extrémités sur les os du carpe ci-dessus imhqués ; un plan superficiel, formé par des fibres verticales et obhques, qui depend.ii à la fois du tendon du petit palmaire et des tendons d'origine des muscles thenar et hypothénar.

D. Couche sous-apoi.évrotique. - Indépendamment des ^-aisseaux et des nerfs que nous décrirons tout à l'heure, nous rencontrons au-dessous de 1 aponévrose toute une série de muscles ou plutôt de tendons. (fig. 560 et 561), qm, de la regi. n lérieure de l'avant-bras,' se dirigent vers la main. Ces Y^^rorte" d^ ou tendineuses se disposent sur quatre plans et voici quel est leui ordre

'""^^'fT^^remie^ylan, et en allant d^idioroiL^lans, nous rencontrons ^> -

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cessivement : 1° \& tendon du lon^ supinateur. qui longe le côté externe du radius et vient se fixer à la base de rapophyse styloïde ; 2° le tendon du ^rand palmaire, qui s'engage dans son conduit ostéo-fibreux pour gagner l'extrémité supérieure ou proximale du deuxième métacarpien ; 3° le tendon du petit palmaire., qui s'éparpille en éventail sur le ligament annulaire antérieur, adhère intimement à ce ligament et se continue ensuite avec l'aponévrose palmaire (voy. plus loin Région palmaire) ; 4° le tendon du^bital antérieur, enfin, qui reçoit encore, sur son côté interne, quelques faisceaux musculaires et qui vient s'attacher au pisiforme.

P) Sur le deuxième plan, se trouvent les quatre tendons du fléchisseur superûriçL qui descendent dans le canal radio-carpien pour gagner la région palmaire. Nous avons déjà vu à propos de l'avant-bras (p. 773), et nous le rappellerons ici en passant, que ces tendons sont parfois recouverts par une lame cellulo-fibreuse.

Celle-ci, en quittant le tendon le plus interne du fléchisseur, se porte vers le muscle cubital antérieur en passant au-devant de l'artère cubitale, laquelle se trouve ainsi recouverte par deux feuillets aponévrotiques (fig. 560) : d'abord le feuillet dont il est ici question, puis l'aponévrose d'enveloppe.

y) Sur le troisième plan, nous recontrons : 1° en dehors, le tendon du long fléchisseur propre du pouce ; 2° en dedans, les quatre tendons du fléchisseur commun profond. Tous ces tendons, comme ceux du fléchisseur commun superficiel, s'engagent dans le canal radio-carpien.

S) Sur le quatrième plan, enfin nous trouvons les faisceaux les plus inférieurs du carré pronatejic (fig. 561, 8), qui s'étendent transversalement du cubitus au radius.

Le tendon du grand palmaire est entouré, dans le conduit ostéo-fibreux, qu'il traverse, par une synoviale indépendante, qui favorise ses glissements, c'est la synoviale du grand palmaire ; elle ne dépasse généralement pas, en hauteur, le bord supérieur du scaphoïde. De même les tendons des fléchisseurs glissent dans le canal radio-carpien à l'aide des deux synoviales (fig. 560, 3 et 5), celles-ci beaucoup plus étendues et beaucoup plus importantes, qui descendent dans la région palmaire et vont même jusqu'aux doigts, ce sont les deux synoviales' digito-carpiennes. Nous ne faisons que mentionner ici ces deux synoviales, nous

Fig. 560.

Région antérieure du poignet, plan sous-aponévrotique.

1, teudon du petit palmaire. — '', grand paliuaire. et 2', le même au moment où It s'engage dans la coulisse libreuse que lui tonne le ligament annulaire antérieur du carpe. — ■ 3, tendons des fléchisseurs communs : leur gaine séreuse est ouvci'te et la limite supérieure de cette gaine indiquée en pointillé. — 4, cubital antérieur. — 5, fléchisseur propre du pouce : une ouverture a été pratiquée sur sa gaine e éreuse ; la limite supérieure de cette gaine est en pointillé. — 6, long supinateur. — 7, court extenseur et long abducteur du pouce. — 8, médian. — 9. nerf cuTjital. — 10, artère cubitale. — 11, radiale. — 12, aponévrose superficielle. — 13, apouévrose profonde des fléchisseurs. — 14, pisifonne. — 15. lambeaux cutanés.

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réservant de les décrire en détail quand nous étudierons la région palmaire (voy. Région palmaire).

E. Plan squelettique. — Le plan squelettique de la région antérieure du poignet est constitué : '

y) Du côté de l'avant-bras, par l'extrémité inférieure du cubitus et l'extrémité

inférieure du radius, nous 3 ^ «=^^^^^r^ — ^*^&, A^ présentant tout naturelle-

ment leur face antérieure et unis Tun à l'autre par les faisceaux les plus inférieurs du ligament interosseux ;

P) Du côté de la main, la première rangée du carpe, laquelle, on le sait, se compose de quatre os, qui sont, en allant de dehors en dedans, le scaphoïde, le semilunaire, le pyramidal et le pisiforme.

Nous reviendrons sur ces différents os, dans le paragraphe 3, à propos des articulations qui les unissent.

Nous nous contenterons do dire ici qu'ils se trouvent — 12. muscles rie véminencc séparés dcs tcndons et des

raiiio-palmaire. — 14, artère . .

gaines signalés plus haut

Région antérieure du poignet, plan profond.

1, coupe de la peau et de l'aponévrose. — 2, long supinateur. — 3, grand palBiaire. — 4, petit palmaire. — 5, fléchisseurs communs, superBciel et profond. — G, cubital antérieur. — 7, long fléchisseur propre du pouce. — 8, carré pronateur. — 9, long abducteur du pouce. — 10, court extenseur du pouce. — 11, muscles de l'éminence tliénar. liypotbénar. — ■ 13, artère radiale, avec 13',

cubitale, avec 14', cubito-palmaire. — 15, terminaison de l'artère interas-

seuse et du nerf interosseux. — 16, nerf médian. — 17, nerf cubital, avec i i- ». 4. ■ • j

ses deux branches de bifurcation, la superficielle et la profonde. — 18, face par Je ligament antCriCUr de antérieure du carpe (os et ligaments). — 19. ligament annulaire antérieur du n .,• 1 ■• j „ •„ 4.

can*. incisé et érigné. 1 articulation du poignet.

4" Vaisseaux et nerfs. — La région antérieure du poignet, comme la région antibrachialo antérieure à laquelle elle fait suite, est une région de passage pour un certain nombre de troncs, soit vasculaires, soit nerveux, qui sont destinés à la main.

A. Artères. — Les artères principales de la région antérieure du poignet sont au nombre de deux : la radiale et la cubitale.

a. Artère radiale. — L'artère radiale (fig. 560, 11 et fig. 561, 13) est logée dans une gouttière que lui forment le long supinateur en dehors, le grand palmaire en dedans. Accompagnée, non plus par le nerf radial, qui l'a abandonnée pour se porter à la partie postérieure de l'avant-bras, mais seulement par ses deux veines satellites cette artère repose en arrière sur le carré pronateur d'abord et, plus bas, sur la face antérieure du radius où le doigt peut facilement la comprimer. En avant, elle se trouve recouverte seulement par la peau, le tissu cellulaire sous-cutané et l'aponévrose : chacun sait que sa position superficielle l'a fait choisir pour explorer le pouls. Pour ce même motif, elle est très facile à découvrir en médecine opératoire : il suffit d "inciser la peau et l'aponévrose (fig. 562, b) suivant une hgne qui, partant du milieu du pli du coude, en dedans du tendon du biceps, aboutirait à la gouttière du pouls.

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L'artère radiale, arrivée à la base de l'apophyse stvloïde, change brusquement de direction : elle se dirige en arrière vers la région postérieure du poignet, où nous. la retrouverons.

Au moment où elle va contourner ainsi le radius, elle abandonne une branche collatérale, Vartère radio-palmaire, qui, continuant le trajet du tronc dont elle émane, descend à la main en croisant verticalement le ligament annulaire antérieur du carpe. L'artère radiale fournit encore à la région antérieure du poignet, la transversale du carpe, branche généralement fort grêle, qui longe le bord inférieur du carré pronateur et s'anastomose avec une branche analogue, venue de la cubitale (voy. plus loin).

La radiale, comme d'ailleurs la cubitale que,jMtis allons décrire, est un des sièges de prédilection dé la variété d'anévrysmes connus soùsie^iTom d'anévri/smes cirsnïdes. Ces anévrysmes se caractérisenf par l'existence d'une tumeur irrégulière et bosselée et d'une dilatation parfois considérable des vaisseaux afférents et effcrents ; ils ne doivent pas être confondus avec les dilatations et les flexuosités que présente souvent la radiale chez les vieillards. Leur extirpation est d'ordinaire très difficile.

b. Artère cubitale. — • L'artère cubitale (fig. 560, 10 et fig. 561, 14), accompagnée de ses deux veines et du nerf cubital, lequel longe son côté interne, chemine tout d'abord, jusqu'au niveau du bord supérieur du pisiforme, dans la gouttière de séparation du cubital antérieur et du fléchisseur superficiel. Dans cette partie de son trajet, elle se trouve séparée de la peau par deux plans aponévrotiques, qui sont formés, l'un, le plus superficiel, par l'aponévrose superficielle, l'autre, le plus profond, par la cloison fibreuse cidessus décrite qui s'étend du fléchisseur superficiel au cubital antérieur en appHquant l'artère sur le fléchisseur profond. Ainsi recouverte par deux aponévroses, la cubitale est moins aisément accessible que la radiale à l'exploration clinique (on sait, en effet, que ses battements se perçoivent moins facilement que ceux de cette artère) ; elle est également un peu plus diflîcile à découvrir en médecine opératoire, en ce sens que le chirurgien doit diviser la peau en deux plans aponévrotiques (fig. 562, a) au lieu «l'un seul, et parfois récHner le large muscle cubital, avant de tomber sur elle. Ajoutons que l'incision de découverte de l'artère doit être faite suivant la ligne qui va du sommet de l'épitrochlée au bord externe du pisiforme, cette hgne, comme on le sait,, repérant l'interstice dans lequel repose le vaisseau.

Arrivée au niveau du bord supérieur du pisiforme, la cubitale (voy. Région palmaire), se rapprochant des téguments, glisse en avant du hgament annulaire antérieur du carpe (sur lequel elle est maintenue appliquée par un feuillet fibreux), en dehors du pisiforme, dont le bord externe constitue un point de repère précieux

Fig. 562.

Partie antérieure d'une coupe transversale du poignet droit, passant par la partie supérieure de l'articulation radio-cubitale inférieure (sujet congelé ; segment inférieur de la coupe).

(Cette figure est destinée à montrer les rapports lies artères radiale et cubitale et du uerf médian au niveau du poignet, ainsi que Içs Toies (l'accès sur ces organes).

1, aponévrose superficielle. — 2, aponévrose profonde. — 3, artère radiale. — 4, artère cubitale. — 5, nerf cubital. — e, cubital antérieur. — 7. 7, 7, 7. fléclii.sseur profond des doists et 8, 8, 8, 8, fléchisseur superficiel (pour plus de détails, voy. la flg. 580 et sa légende). — 9, médian. — 10. petit palmaire. — 11. grand palmaire avec, en noir, sa gaine séreuse. — 12, fléchisseur propre du pouce — 13, carré pnmateur. — 14, cubitus. — 15, radius. — 16, long abducteur du pouce. — 17, long supinateur.

a, voie d'accès sur l'artère cubitale et le uerf cubital. — 6, voie d'accès sur l'artère radiale. — c, voie d'accès sur le nerf médian.

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quand on veut lier l'artère à ce niveau, et ^escend à la paume de la main pour constituer V arcade palmaire superficielle. Il n'est pas rare de la voir traverser les faisceaux d'origine du court fléchisseur du petit doigt.

Au niveau du bord inférieur du carré pronateur, l'artère cubitale donne naissance à la transverse du carpe., qui vient s'anastomoser avec la branche homonyme fournie par la radiale (fig. 570).

Un peu plus bas, au niveau du pisiforme, elle abandonne la cubito-palmaire, branche importante, qui disparaît immédiatement après son origine dans la masse des muscles hypothénar et que nous retrouverons à la région palmaire, où elle contribue à former l'arcade palmaire profonde.

b. Autres artères. — Indépendamment des artères que nous venons de décrire et qui sont les artères importantes de la région, nous trouvons encore dans la région du poignet : 1" V interosseuse antérieure, qui chemine au-dessous du carré pronateur et perfore bientôt le ligament interosseux pour venir se terminer à la face dorsa e du poignet ; 2° V artère du nerf médian, branche de l'artère interosseuse antérieure, qui accompagne le nerf de ce nom et qui, dans certains cas, remplace l'artère cubitale, fortement réduite ou même complètement absente.

B. Veines. — Les veines de la région antérieure du poignet se distinguent, d'après leur situation, en superficielles et profondes :

a) Les veines superficielles (fig. 559) sont représentées par un groupe de veines sans nom, o/dinairement de petit calibre, qui proviennent de la main. Elles forment les origines de la veine médiane.

P) Les veihes profondes, ici comme ailleurs, accompagnent les artères : elles sont au nombre de deux pour chaque artère.

C. LYMPHATIQUES. — Les vaisseaux lymphatiques, soit superficiels, soit profonds, gagnent tous la région antérieure del'avant-bras et, comme les lymphatiques de cette dernière région, aboutissent aux ganglions axillaires.

D. Nerfs. — Les nerfs, comme les veines, se divisent en deux groupes : les nerfs superficiels et les nerfs profonds.

a. Nerfs superficiels. — ■ Les nerfs superficiels de la région antérieure du poignet (fig. 559) sont fournis : 1° en dedans, par le brachial cutané interne ; 2° en dehors, par le mus culo- cutané. Entre ces deux ordres de filets, filets internes et filets externes, descend le rameau cutané palmaire du médian, qui, né à trois ou quatre centimètres -au-dessus de l'interhgne du poignet, ne fait que traverser la région pour aller se distribuer aux téguments de la paume de la main.

b. Nerfs profonds. — Les nerfs profonds (fig. 561) sont au nombre de deux seulement, le médian et le cubital. Le nerf radial, que nous avons vu à l'avant-bras, a déjà passé à la région dorsale en contournant le radius.

a) Le nerf médian chemine sous le tendon du petit palmaire et celui du grand palmaire, qui constitue, on le sait, un point de repère pour découvrir le nerf sectionné dans une plaie de l'avant-bras. II se trouve situé immédiatement en dehors des tendons du fléchisseur superficiel, avec lesquels il s'engage dans le canal radiocarpien, et sépare l'une de l'autre les deux gaines séreuses des fléchisseurs communs -et du fléchisseur propre du pouce (voy. fig. 580). Une fournit dans la région du poignet aucune branche collatérale, sauf le rameau cutané palmaire, signalé ci-dessus, qui gagne la couche sous-cutanée en traversant l'aponévrose.

P) Le nerf cubital accompagne l'artère homonyme, en dedans de laquelle il est -situé et dont il partage les rapports. Arrivé au niveau du pisiforme, il se divise en

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deux branches : l'une superficielle, qui continue le trajet du tronc ; l'autre profonde, qui descend dans les couches inférieures de la région palmaire, en suivant le trajet de l'artère cubito-palmaire. Nous retrouverons ces deux branches du cubital, ainsi que le nerf médian, quand nous étudierons la paume de la main.

Les formations anatomiques qui entrent dans la constitution de la région antérieure du poignet «ont surtout représentées par un ensemble de tendons, au milieu desquels cheminent deux artères, la radiale et la cubitale, et deux nerfs importants, le médian et le cubital. En raison de leur situation et par le fait même des fonctions dévolues au membre supérieur, ces tendons, ces artères, ces nerfs sont, au poignet plus encore qu'à Favant-bras, particulièrement exposés aux traumatismes et, de ce fait, fréquemment lésés : le plus souvent, leur blessure s'observe chez des sujets qui sont tombés la main étendue sur des fragments de verre, sur des tessons do bouteille : ou bien encore on les rencontre sur dt'S malades qui, dans leur chute, ont défoncé un carreau de vitre avec leur main. Les conséquences qui résultent de pareilles lésions ont été signalées plus haut (voy. j). 787), nous n'y reviendrons pas ici. Nous rappellerons seulement que le traitement des sections tendineuses et nerveuses du poignet i. présente un si haut intérêt qu'il a servi de base à la plupart des recherches sur le traitement des sections nerveuses et tendineuses en général » (Kirmisson). Ce traitement, on le sait, consiste dans l'affrontement exact ef dans la suture soignée des deux bouts tendineux ou nerveux sectionnés. Or, 1 ; recherche au fond d'une plaie des deux bouts du tendon ou du nerf sectionné n'est pas toujours ! cile, et le chirurgien doit, pour la mener à bien, avoir présents à l'esprit la situation exacte et les ! ipports réciproques que les tendons, les vaisseaux et les nerfs de la face antérieure du poignet affectent entre eux.

Ces Gitanes, envisagés du dehors en dedans, sur une coupe transversale du poignet (fig. 562 et fîg. 580), se disposent de la façon suivante : 1° tout à fait en dehors, le tendon du long supinateur ; 2» en dedans de ce tendon et sur le même plan que lui, l'artère et les veines radiale.? ; 3° en dedans des vaisseaux radiaux, le tendon du grand palmaire dont le côté interne est longé par le tendon du petit palmaire ; \" en dedans du tendon du grand palmaire et recouvert en partie par le tendon du petit palmaire, le nerf médian, qui se confond avec les tendons fléchisseurs, au point qu'il semble en faire partie et qu'il p-t assez difficile de l'en séparer : ainsi que le fait remarquer Tillaux, le cordon nerveux n'est pas absolument médian, il est un peu plus rapproché du bord externe du poignet que de son bord interne ; de plus, il n'est pas tout à fait sur Ifr même plan que les tendons fléchiss.;urs superficiels ; il est, par npport k eux, un peu postérieur; 5° en dedans du nerf miîdian, les tendons fléchisseurs superficiels

' profonds superposés ; 6" en dedans de ces tendons, l'artère et les deux veines cubitales, accompagnées - ;r leur cflté interne par le nerf cubital ; 1° enfin, en dedans de ces vaisseaux et de ce nerf, le tendon

Il cubital antérieur qui constitue l'organe lo plus interne de la région antérieure. Au total, les tendons précités délimitent entre eux trois gouttières, qui sont, en allant de dehors

:i dedans : 1° une gouttière externe, occupée par l'artère radiale ; 2° une gouttière médiane, où se trouve • nerf médian ; 3° une gouttière interne, oi'i cheminent l'artère et lo nerf cubital. Ces trois gouttières

onstituent autant de zones dangereuses, que le chirurgien doit éviter quand il pratique les incisions destinées à évacuer les collections purulentes de la région.

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