ARTICLE II. — FACE POSTÉRIEURE, OU RÉGION OLÉCRANIENNE
Elle présente a son centre une saillie osseuse qui devient très Biarquée dans la flexion , et s'eflace dans l'extension ; c'est Tapo* physe olécrdne.quï constitue l'angle du coude, et que deux gouttières latérales séparent de l'épitrochlée et de l'épicondyle. En dedans on remarque un relief osseux, assez saillant chez quelques sujets pour être exposé aux causes fracturantes; il est dû à Tépitrochlée, situé à peu près sur le même niveau que Tépicondyle, point de ralliement utile pour déterminer la hauteur de Tinterligne articulaire. En dehors existe un autre relief osseux, convexe, formé
par l'épicondyle surmontant une légère dépression qui révêle Tin-
bhO MEMBRES SrPÉRIEURS OU THORACIQUES.
ierligno articulaire, placé lui-mOme au-dessus (l*une au Ire saillie osseuse, celle de la cupule du radius. Le doigt, appliqué sur ce point, sentira la cupule radiale glisser sous la peau, pendant que de Taulre main on imprimera à l'avant-bras des mouvements allernatifs de pronation et de supination. On utilise ces données pour le diagnostic des luxations et des fractures : le phénomène se produira dans le cts de luxation; si le radius est brisé dans son col, le fragment supérieur restera immobile. On utilise aussi les rapports de rolécrèoe avec répicondyle et Tépitrochlée : le sommet de Tolécràne s'élive au-dessus de ces apophyses dans Textension ; il est à leur niveio dans la demi-flexion , et descend d'autant plus au-dessous d'en que la flexion se prononce davantage au delà de Tangle droit.
Couches anatomiques. — l*" hhpeau est dense, épaisse, adhérente au pourtour de Tolécràne, et rugueuse surtout i son niveau quand il sert souvent de point d'appui. Elle est ridée dans Textension, et tendue dans la flexion pour coifler cette apophyse.
2*" La couche sous-cutanée est formée d'un tissu cellulaire Mche. qui laisse la peau mobile sur les saillies osseuses ; dans leur inlo^ valle, on trouve un peu de tissu adipeux. Partout les infiltrations sanguines et séreuses s'opèrent avec facilité, et empêchent bientôt, après une lésion traumatique , de reconmutre exactement les r^ ports mutuels des trois apophyses.
3° Le fascia super ficialis, oublié par la plupart des anatomistes, est, en eflet, difficile à détacher de la couche précédente.
SurTolécràne repose une bourse séreuse sous-cutanée, destinée à faciliter le glissement des téguments. Après celle de la rotule, c'est la plus constante : elle est souvent multiloculaire ; ses loges communiquent entre elles; une membrane blanchâtre et lisse recouvre ses |>arois. Je Tai vue plusieurs fois se remplir desaagou de pus après des chutes sur le coude. Or, comme l'aponévrose d'enveloppe manque dans ce point, et qu'elle est ainsi adjacente au périoste, il faut surveiller avec soin sos inflammations, et ouvrirscs abcès de boime heure \)Out prévenir l'altération de l'olécràne. Faute de ces précautions, j'ai vu la carie s'en suivre. — Une bonne séreuse accidentelle peut se développer sur l'épitrochlée.
4» Laponévrose propre, plus dense et plus forte qu*en avant, renforce l'articulation par son insertion sur Tolécràne et aux deux tubérosités humérales ; par son union avec le périoste et les apoo^ vroses d'origine des muscles, elle limite les épanchements qui s'opèrent sous le triceps. Par ses adhérences au pourtour de la boufse