ARTICLE IJI. — DES ARTICULATIONS DU COUDE
le squelette du coude renferme trois articulations ; la complexité de ses éléments anatomiques, en embarrassant la connaissance de ses maladies, a beaucoup retardé les progrès de la pathologie de cet appareil. On sait de quelles difficultés est compliqué le diagnostic de ses fractures et de ses luxations. Aussi in<isterons-nous sur
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son anatomie lopographiquc et sur les moyens d'exploration qu'elle enseigne.
1° Puissances motrices. — A. Accessoires. — En dehors^ le grajid ou long supinateur^ le petit supincUeur^ le premier et le deuxième radial externe, prenantleur point d'appui surTépiccuidyle, le tirent en avant et en bas dans les cas de fractures. — V extenseur commun des doigts^ Y extenseur du petit doigt ^ et le ajUntal postérieur^ le tirent en bas et en dehors. — En dedans^ le grand ou roîidpronateur, le gra)vd et \epetit palmaire^ le fléchisseur sublime et le cubital antérieur portent répitrocblée en bas et en avant dans les cas de fractures. — Si Thumérus est brisé près du coude, les muscles épicondyliens et épitrochléens deviennent ensemble flé* chisseurs du fragment inférieur,. et le font mouvoir sur l'avaotbras. La demi-flexion devient utile pour les mettre dans le rdichement.
B. Immédiates. — En arrière^ Vanconé (épieondylo- cubital), tendu obliquement de répicondyleàTolécràne et au bord du culntus, est extenseur de Tavant-bras. — Le triceps (scapulo-olécranîen), principal agent de l'extension du. membre, est aussi tenseur de l'aponévrose anti-brachiale. 11 porte l'olécràne en haut dans les fractures de cette apophyse : l'extension est nécessaire alors pour le relâcher. — En avants le brachial antérieur (huméro*cubîtal), inséré à l'apophyse coronoîde, fléchit l'avanl-bras sur le bras, et tend Taponévrose anti-brachiale par son expansion.il est fortemeot tendu et parfois déchiré dans la luxation du coude* en arrière. — Le biceps (scapulo-radial) s'enfonce entre le long supinateur et le long pronatcur, pour se fixer en arrière de la tubérosité bicipitale; il a une double action : il fléchit Tavant-bras, et porte la main en supination. Il est rotateur du radius en dehors, et agit ainsi défavorablement dans les fractures du col de cet os et les luxations de sa tùte. 11 est congénère du précédent dans la luxation du coude en arrière , où ils concourent ensemble i fixer le rebord du col radial et l'apophyse coronoîdc dans la rainure postérieure de l'humérus.
2** Moyens d'union. — A! Le squelette du coude est assujetti par quatre ligaments : — a. Le ligament latéral interne^ allongé, laiçe et fort, uc de l'épitrochlée, se dédouble pour former deux faisceaui, dont l'un descend obliquement se fixer à l'olécràne, et l'autre, presque perpendiculairement, a la tête du cubitus. Entre eux, existe une voûte où glissent le nerf cubital et son artère. — b. Le /iy^-
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ment latéral extemey inséré à Tépicondyle, descend sur le ligament annulaire du radius^ qu'il renforce et concourt à former, en confondant avec rinsertion du court supinateur. — c. J'ai trouvé avant un faisceau fibreux, non décrit par les auteurs: né de la partie antérieure de l'épicondyle, il se porte obliquement on dedans pour s'implanter sur la tète du cubitus ; on pourrait Tappeler lignaient épicondylthcubital. — w. Le ligament antérieur, recouvert par le précédent et le brachial antérieur, est une large membrane fibreuse, qui s'attache en haut aux deux tubérosités humérales, et é» bas à l'apophyse coronolde et au ligament annutaîre. Malgré sa lixité, il est déchiré dans les luxations du coude en arrière. — I. Le ligament postérieur est une vaste poche fibreuse, fixée en bas, sur les côtés de l'olécrane, et en haut au-dessus de la cavité <décranienne ; il est lâche afin de permettre les mouvements de recul et d'avancement de l'olécrdne ; aussi c'est en arrière que les épanchements articulaires font saillie. A cause de sa laxité, il pont M se déchirer qu'incomplètement danâ lès luxations en avant. Les lUéhinx, qui résistent plus, souffrent toujours davantage. Si le ligament externe se rompt au-dessus de sa bifurcation, le cubitus en- Italne le radius dans son déplacement, le ligament annulaire restant Intact. C'est Tespèce de luxation qu'on regarde comme la plus
fréquente. Celle du cubitus seul ne m'a pas paru aussi rare qu'on lé pense généralement : j'en déduirai plus loin les causes et les tymptdmes.
• ' B. La membrane synoviale tapisse les cavités olécranienne et rigmolde, la face interne des ligaments antérieur, postéHeur et annulaire, les éminences et anfractuosilés articulaires de Thumérus ~et du cubitus, la tête et le col du radius et l'intervalle des deux os deravant-bras. Son étendue en avant et en arrière serait une condition favorable pour la réduction des luxations même après un temps très long, si la disposition compliquée des surfaces osseuses ne venait contrc-balancer et détruire cet avantage. Toutefois, nous devons signaler une grande différence sous le rapport de la réductibilité entre les luxations complètes et incomplètes : Part conserve bien plus longtemps son empire sur ces dernières. Les épanchements séreux, sanguins ou purulents, distendent la poche synoviale et contribuent à maintenir la demi-flexion du menibro; c'est en arrière que la fluctuation est le plus sensible.
S* Surfaces ARTICULAIRES. — A. Articulation Inonrro-cuhiifrhi. — V extrémité inférieure Ai^ l'humorus s'u[»lalit d'avant en arrirnî
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et s*élargit transversalomeiil au niveau de ses deux tubérosilés, où elle acquiert 58 ù (50 millimètres (26 à 27 lignes) d*éteDdue,ai même temps qu'elle se recourbe de façon que sa portion ardoK laire se projette sur un plan antérieur et regarde en avant, km la demi-flexion de Tavant-bras est-elle la meilleure position pov mettre largement et régulièrement en rapport les surfaces OGBema.
A. En dehors, le condyle ou petite tête de rbuménis, destinée l'articulation du radius, représente la moitié d'une sphère, dootle diamètre transversal est de 18 à 20 millimètres (8 i 9 lignes).
B. Vépicondyle ou tubérasité externe^ éminence où s'nuèRit les muscles extenseurs et supinateurs de l'avant-bras, surmoitok condyle de 6 millimètres (3 lignes) par sa base et de 18 à il bIh mètres (8 à 10 lignes) par son sommet ; il le déborde en dehors li 15 à 18 millimètres (7 à 8 lignes) relativement au côté externe de l'humérus ; le chirurgien remarquera que ce bord externe est saillant et tranchant dans une étendue d'environ 6h milliflièira (2 pouces) ; une compression forte pourrait meurtrir les putis molles, qu'il faudra toujours protéger avec soin contre rappÛaliai des appareils et surtout des lacs à extension.
c. En dedans, la poulie ou trochlée présente plus d'un de» cercle complet pour la rotation du cubitus: je Tai Yue portés aux 7/8 chez une femme. Elle est analogue au condyle interne di fémur, et descend, comme lui, plus bas que l'externe. Sa directin est inclinée en bas et en dedans, de façon que son bord externe n'est (|u'à 2 millimètres (1 ligne) au-dessous du condyle huménl, tandis que l'interne descend à plus de 6 millimètres (S lignes) aidessous de ce niveau : aussi dans la désarticulation devra-t-oi chercher l'article chez l'adulte à quelques lignes au-dessous du coédyle. Le diamètre transversal est d'environ 20 millimètres (9 ligaes).
D. Vépitrochléc ou tubérosité interne ^ éminence où s'attadMi les muscles pronateurs et fléchisseurs de l'avant-bras, surmoDiek bord interne de la poulie de lô à 18 miUimètres (7 à 8 lignes) pv sa base, et de 29 à 31 millimètres (13 à 1& lignes) par son somoeL Or, comme elle se trouve sur le même plan horizontal que l'épieoi' dyle, il s'en suit que l'interligne articulaire est fortement oUifie, et que, dans la désarticulation du coude, il faudra plonger lecouteia bien au-dessous de cette éminence pour tailler un lambeau sofisant qui ne laisse pas les os à nu ; en dehors, la lame pourra pénétrer transversalement à plein tranchant dans Tarticle; en dedans, elle devra s'incUner en bas. — L'épitrochlée déborde en dedans