CHAPITRE VII
Les doigts, qui terminent la main, sont des appendices mobiles, conoldes chez l'homme, fusiformes chez la femme et l'enfant; ils sont au nombre de cinq (pouce, index, médius, annulaire, auriculaire ou petit doigt) ; sous ce rapport, il y a de nombreuses anomilies en plus ou en moins; on connaît des familles de sex-digitaires. — Leur longueur augmente de l'auriculaire au médius, et diminue
ensuite jusqu'au pouce, le plus court de tous. Légèrement aplatis, ils ont leur plus grand diamètre en travers : aussi, dans TamputatioD circulaire, il convient de réunir la plaie transversalement, et, dans celle à lambeaux, de tailler ceux-ci en avant ou en arrière. Libres dans toute leur périphérie, les doigts ne tiennent à la main que par leur base ; la ligne de séparation, indistincte en arrière, est marquée en avant par des plis transversaux situés a 12 ou ià millimètres au-dessous de l'articulation métacarpo-phalangienne. Ils sont réunis entre eux par des replis cutanés (commissures digitales)^ qui, trop développés, constituent une difformité {doigts palmés), disposition qui est naturelle chez certains animaux : on pourrait appliquer ici la méthode que j*ai imaginée contre les adhérences oculo-palpébrales (voy. p. 95). Dans la prédisposition à la phthisie, ils ont une forme particulière, large et bombée {doigt hippocraiique).