RÉGION MALLÉOLAIRE OU DU C0U*DE-P1ED
L'artère tibiale postérieure glisse, avec le nerf de même nom et ses deux veines satellites, dans une gaine particulière ^ entre le fléchisseur commun et le fléchisseur du gros orteil, à distance ^ peu près égale du tendon d'Achille et de la malléole; on la sent battre dans la gouttière tibio-calcanéenne: on peut l'y comprimer; c'est là qu'on la cherche pour la lier sur le cadavre. Ce n'est pas un lieu d'élection pour la ligature sur le vivant, à cause de la présence des coulisses et de l'articulation. Dans un cas d'hémorrhagie, la compression méthodique au-dessus, avec des compresses graduées, m'a suffi pour la guérison, comme je le pratique au poignet (voy. Avant-bras).
2° Coulisses sous-péronières. — Le moyen ou court péronier latéral se réfléchit sous la malléole, et glisse sur la face externe du calcanéum, jusqu'au 5"" métatarsien, où il se fixe en arrière du péronier antérieur. — Le grand ou long péronier latéral descend dans une coulisse fibreuse qu'il partage avec le moyen péronier jusqu'au-dessous du ligament annulaire externe, où il s'écarte pour gagner le 1"^ métatarsien a la face plantaire. Lorsque la saillie péronière sur laquelle repose ce muscle est peu prononcée, sa contraction violente, qui dans ce cas porte entièrement sur sa gaine fibreuse, peut rompre celte dernière, surtout si le pied se trouve alors fléchi sur la jambe, et son tendon se luxe. M. Jarjavay a observé en 1851 un cas curieux de ce genre de luxation : à la moindre contraction du muscle, son tendon se déplaçait sur la face externe delà malléole; la réduction était obtenue facilement quand on poussait avec les doigts ce cordon fibreux en arrière. La bourse séreuse vaginale, qui revêt la gaine commune des péroniers latéraux, remonte à 1 ou 2 centimètres au-dessus de la malléole et se prolonge en bas sur chaque tendon dans sa coulisse particulière. Elle devient parfois le siège d'une hydropisie à la suite de marches forcées : il en résulte une tumeur en forme de croissant qui s'applique derrière la malléole qu'elle déborde en haut et en bas. — Dans un casde jo/erf équin valguSy M. V. Duval a divisé le long péronier latéral pour empêcher l'avant- pied de se porter en dehors et de retomber sur son bord interne. Le lieu d'élection pour la section sous-cutanée des péroniers latéraux est à environ 27 millimètres ( 1 pouce) au-dessus de la malléole, où leur rétraction les met en relief.
L'artère péronière postérieure descend derrière la malléole jusqu'au niveau du calcanéum, où elle se divise en rameaux déliés f<
s'anastomosent avec les malléolaires. Il faudrait lier le tronc de la péronière si, à l'exemple de M» Seutin, on voulait enlever une por« tion de la diaphyse du péroné.