‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 15 sur 167 · Région cervicale ou nuque · texte numérisé non relu

Région cervicale ou nuque

Etendue de l'occipital à la septième vertèbre dite proéminente, la tmque, limitée latéralement par le trapèze, occupe la face postérieure du cou. Sa longueur augmente dans la flexion de la tète, et diminue dans le redressement du rachis. Sa largeur est proportionnée en basai! développement des muscles cervicaux et devient considérable chez les portefaix, en haut aux dimensions de l'occipital, et, selon Gall, elle est plus forte chez les sujets enclins aux plaisirs vénériens.

Couches anatomiques, — 1* Le premier plan charnu est constitué par deux muscles, de dedans en dehors, le trapèze et le sternomastoldîen : le trapèze (dorso-sus-acromien) recouvre toute la nuque, et forme, à son insertion sur Tépine de l'omoplate, un cul-de-sac dans lequel pourrait s'amasser le pus d'un abcès. Il peut fléchir la tête ou relever l'épaule suivant que l'une ou l'autre de ses extrémités est fixe : sa rétraction peut concourir au torticolis, comme

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cela eut lieu dans un cas de Stromeyer (Archiv. médit. , 1838 , t. II). — Le stemo-mastoïdien limite la nuque en dehors.

2o Un feuillet fibreux, séparant la couche qui précède de celle qui suit, tapisse la face profonde des deux muscles précités en les renfermant entre deux lames aponévrotiques, et vient s*insérer sur les apophyses transverses au point même où se termine Taponévrose cervicale antérieure, de manière que la masse du cylindre que représente le cou se trouve naturellement divisée par ces aponévroses en deux parties distinctes, l'une antérieure (région trachélienne) et Tautre postérieure (région cervicale ou nuque).

3° Le deuxième plofi charnu comprend deux muscles : le splé' mt/^ (dorso-mastoîdien et dorso*trachélien) s'étend de l'occipital et des deux premières apophyses transverses à la septième épineuse cervicale et aux cinq premières dorsales ; il incline la tête en arrière. J'ai, après un rhumatisme musculaire, observé une rupture partielle de ce muscle dans un effort pour supporter avec la tête, dans le décubitus dorsal, le poids du corps courbé en arc. Le repos, le massage et des frictions narcotiques guérirent radicalement. (/. cawL me'rfic, juillet 1836.) — Vangulaire de l'omoplate (trachélo-scapulaire) descend à l'angle postéro-supérieur de l'omoplate qu'il relève en faisant basculer son angle antérieur, ou moignon de l'épaule.

A* Le troisième plan charnu se compose des muscles suivants : le grand complexus (trachélo-occipital) incline la lêle en arrière et de son côté. — Le petit complexus (trachélo-mastoïdien) est congénère du précédent et se confond, selon M. Cruveilhier, avec le tratisversaire du cou.

5o La cinquième couche est cellulo-graisseuse : on y irouyeYartère occipitale qui, née de la carotide externe, remonte obliquement en arrière, entre le splénius et le grand complexus, et se porte sur l'occipital, où elle se termine en deux branches. — La cervicale transversCy née de la sous-clavière, se dirige en dehors, contourne les scalènes et descend le long du bord postérieur de l'omoplate.— La cervicale profonde, émanée de la partie postérieure et profonde de la sous-clavière, passe entre les deux dernières apophyses cervicales transverses, et remonte obliquement, de dehors en dedans, pour se perdre dans le grand complexus. — Des veines correspondantes suivent exactement toutes ces artères.

Parmi les nerfs on distingue les deux branches du sous-occipital et les branches postérieures des quatre premières paires cervicales.

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Il existe quelques ganglimis lymphatiques dont Tengorgement a fixé Tatlention des syphiliographes qui en font I*un des signes les plus précoces de Tinfection constitutionnelle ; il est constant que, dans ce cas, ils peuvent être engorgés comme ceux de Taine et du coude , sans la présence d*aucune lésion locale. Les vaisseaux lymphatiques vont se rendre, les superficiels dans Taisselle, les profonds dans les ganglions placés sous le sterno-mastoîdien.

60 Le quatrième plan charnu comprend six ordres de muscles : le grand droit (axoîdo-occipital) et ]e petit droit (atloldo-occipital) postérieurs^ inclinent la tète en arrière. Le grand oblique (axoldoaltoldien) ei\e petit oblique (sLllolAo'SOus-tnsiSioidien) sont rotateurs de la tète. Dans les tumeurs blanches cervicales, l'engorgement envahit ces muscles, et la tète ne peut ni se fléchir ni se tourner. — Les inter-épineux du cou, disposés par deux couches dans chaque espace inter-épineux depuis Tatlas jusqu'à la première dorsale, sont, pour la portion cervicale du rachis, les analogues des grand et petit droits postérieurs de la tête. — Les faisceaux du transversaire épineux, appliqués sur les précédents en dehors, sont pour Tépine les analogues des muscles obliques de la tête. — V artère vertébrale, née de la sous-clavière, se porte en haut, en montant dans le canal que lui fournissent les trous pratiqués sur les apophyses transverses des vertèbres du cou, passe ensuite entre Tatlaset l'occipital, dans Taire du triangle formé par les muscles droits et obliques, et entre dans le crâne où elle donne naissance au tronc basilaire.

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