‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 29 sur 167 · Chambres de l'œil · texte numérisé non relu

Chambres de l'œil

Les chambres de tœil sont au nombre de deux, une antérieure et une postérieure, séparées par l'iris, et s'étendant de la cornée au ciystallin. — La chambre antérieure occupe un segment de sphère eolre la cornée et Tiris. Sa profondeur est utile à connaître : elle Tarie suivant Fége et les maladies ; moins profonde chez l'enfant, aile diminue aussi en raison du degré de propulsion de l'iris en ivant. Dans Fétat normal, sa mesure est, diaprés Petit, de 2 millinètrei un quart (1 ligne et demie). Son diamètre transversal est f environ iO millimètres ; c'est par la chambre antérieure qu'on pratique l'extraction de la cataracte. J'ai vu quelques cas de luxation traumatique du crystallin ; il y tombe quelquefois pendant 'abaissement de la cataracte ; je crois qu'il est toujours prudent de 'en extraire alors, à cause des accidents qu'il peut déterminer. — La chambre postérieure occupe l'espace compris entre l'iris et le crys- ^in ; sa profondeur très minime, souvent équivalente a l'épaisseur rienne seulement, est d'environ 2 douzièmes de ligne, elle est plus prononcée à la circonférence de l'iris, où elle forme avec la crystalloide un prisme circulaire à trois pans ; ce qui fait qu'en dehors on trouve un espace libre pour manœuvrer l'aiguille à cataracte. — Ces deux chambres communiquent par Touverture pupillaire ; du Ug et du pus peuvent s'épancher de l'une dans l'autre- Cette sommunication se ferme dans quelques iritis {atrésie).

Elles sont remplies par ïhumeur aqueuse^ fluide limpide et ransparent, renfermé dans une membrane très mince et diaphane, Hte de Descemet ou de Demours, qui tapisse la chambre antérieure st S*arr6te au bord de la pupille. Elle est séreuse et parait sécréter 'humeur aqueusCé On en a à tort nié l'existence : je crois l'avoir isrfaitement constatée dans plusieurs cas morbides : je l'ai vue faire lemie après une perforation de la cornée (kératocèle) ; elle m'a MTu être le siège de certaines taches kératiques profondes, dans *squo*capsulite, par exemple, et devenir une cause d'hydropisie.

Comme séreuse, elle est le tliéàlre d*une des formes de Tophlbalinie blennorrbagique, que les sypbîliographes fout correspondre à Tartbrite blennorrbagique.

M. Malgaigne croit que la cbambre postérieure contient piosda tiers de Tbumeur aqueuse ; cela est peut-être exagéré. Petit et M. Bérarden estiment la quantité totale a h ou 6 grains, M. Sappey àAO ouA5 centigrammes. Elle augmente dans quelques bydruphthat mies, et diminue dans l'atrophie de Toeil. Sa reproduction se fait avec une grande rapidité. En vingt-quatre ou trente-six heures, on la trouve réparée après l'extraction de la cataracte.

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