‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 33 sur 167 · ARTICLE IV. — RÉGION FACIALE · texte numérisé non relu

ARTICLE IV. — RÉGION FACIALE

Cette région, nommée à iori faciale inférieure, puisqu'elle comprend toute la face, est limitée en haut par le rebord inférieur des >rbiteset le zygoma, en bas par la base du maxillaire inférieur, et latéralement par sa branche montante. Elle présente plusieurs iaillies et dépressions utiles à connaître. Nous signalerons le sillon taso-jugalj ou trait oculo-zygomatique de M. Jadelot, qui se creuserait dans les affections cérébrales des enfants ; une rainure étendue ie Faile du nez à la commissure labiale, trait nasal du môme auteur {sillon naso'labial) sur lequel réagissent les maladies abdominales. Parfois en dehors de la commissure il existe une fossette très marquée dans le rire, et qui donne de l'expression à la physionomie; on Tattribue au muscle risoriusdit Sanlorini, faisceau musculaire sous-cutané, qui va de la région massétérine aux lèvres.

La face ne peut être étudiée anatomiquement dans son ensemble ; elle ne présente, dans ses divers points, ni les mêmes couches ni la même épaisseur. Nous la diviserons en plusieurs régions naturelles, i savoir: 1® région sous-orbitaire, 2° labiale, S® génienne, à® massétérine, b^ parotidienne, 6^ mentonnière.

lAA BB LA TÊTE.

S X. -»B4g;îoa MNU-orbiteM.

La région sous-orbitaire est limitée en haiU par le plancher de l'orbite, en dehors par le masséter, et en bas par une ligne horizontale tirée de la base du nez a ce muscle.

Couches anatomiques : — l^" la peau est fine en haut, plus épaisse en bas, et partout assez adhérente ; elle est ordinairement dépourvue de bulbes pilifères, et la barbe n*y acquiert un certain développement que chez ceux qui ont la mauvaise habitude d*y passer le rasoir. Elle est garnie de beaucoup de vaisseaux et de nerfs, et douée d'une grande vitalité, ce qui fait le succès des autoplasties de la face. Elle présente, chez les jeunes gens, une coloration rose ; cette couleur est en rapport avec les différents états de Tàme (incarnat de la pudeur) ; elle devient violacée et circonscrite dans quelques maladies : c*est un des symptômes de la phthisie pulmonaire et de la pleurésie bornée à un seul côté. — 2® La couche sous-cutanée^ cellulo-adipeuso, a une épaisseur variable; elle s'atrophie dans les maladies chroniques. Sa grande vitalité rend compte de l'intensité de ses inflammations, et de la fréquence de ses érysipèles. — S* Premier plan musculeux^ formé par les fibres excentriques de Vorbiculaire des paupières. — 4' Une couche mince de tissu cellulaire adipeux sépare ce muscle de ceux qui sui» vent. — 50 Deuxième plan musculeux. En dedans, Yélévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure (grand susmaxillo-labial), elY élévateur propre de la lèvre supérieure (moyen sus~maxillo-labial). — En dehors, le grand zygomatique (grand zygomato-labial) et le petit zygomatique (petit zygomato-labial). Ces deux derniers muscles sont séparés par un tissu cellulaire assez abondant. C'est dans cette couche que rampent les branches terminales de X artère et de la veine faciale ^ et du nerf facial^ enfin \ artère et le nerf sous^orbitaire. Les rameaux que donne ce dernier nerf à sa sortie du trou sous-orbitaire, épanouis en rosace, se distribuent à la paupière inférieure, au nez, aux téguments de la joue et a la muqueuse buccale; ils sont souvent le siège de névralgie {tic douloureux de la face]. On a proposé alors de faire la section du tronc nerveux au niveau du trou sous-orbitaire , c'est-àdire au sommet de la fosse canine, à A ou 0 millimètres au-dessous du bord inférieur de l'orbite, entre la première et la deuxième petite molaire. On a opéré par plusieurs procédés : !• Sur lajoue^ en l'attaquant suivant le sillon naso-labial, ou par une incision

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en T, comme le veut M. Bérard; il resie alors une difformilé consécutive tris apparente. Je préfère la méthode sous-cutanée : on introduit la pointe d'un tcnotome à à milliiuèlres (2 lignes) du rebord orbitaire inférieur, au niveau de la réunion de son quart externe avec ses trois quarts internes, et Ton fait la section du nerf eo rasant l'os au niveau du trou sous-orbi taire. Il en résulte une ecchymose temporaire et ne laissant après elle ni trace ni cicatrice apparente. II est important de comprendre, dans la section du tronc, le rameau dentaire; car, s*il échappe, la névralgie peut se continuer dans les dents, et le résultat est incomplet. 2'' Par la bouche : on relève la lèvre, et Ton opère d'après les indications anatomiques précitées. Vartère saus-orbitaire a la même disposition que le nerf. Je n*ai pas vu sa lésion sous-cutanée entraîner d'accident. Je liens de M. Viricel l'histoire curieuse d'un anévrysme spontané de cette artère; la ligature ne réussit point, et les hémorrhagies amenèrent la mort. — ô"" Une couche variable de tissu cellulaire. — 7* Le mtiscle canin (petit sus-maxillo-labial). — 8*" Enfin, le périosie et la fosse canine sur laquelle nous reviendrons plus loin.

S n. — AégioB Ubîale.

La région labiale, située sur la ligne médiane, est paire et symé* trique; elle a pour limites en haut la base du nez, en dehors le sillon naso-labial, et en bas le sillon mento-labial; elle comprend les deux lèvres, dont la réunion porte le nom de commissure, et qui laissent entre elles l'ouverture delà cavité buccale (bouche) plus ou moins large suivant les individus ; celle-ci est imperforée chez quelques monstres. Les lèvres sont plus ou moins développées, très épaisses chez le nègre, et recouvrent à peine les dents chez quelques sujets; après la chute de ces ostéides, elles sont enfoncées vers la mâchoire.

Couches anatomiques. — l"" La peau, moins épaisse chez la femme que chez l'homme, renferme des follicules pilif ères, et qui, i la puberté, donnent, chez ce dernier, naissance à la barbe; ils sont plus nombreux à la lèvre supérieure où ils fournissent les moustaches. On y trouve, en outre, des follicules sébacés. — Le derme est dense , et adhérent au tissu cellulaire sous^cutané qui se confond avec lui; cette couche peut s'infiltrer, et devenir le siège de furoncles. — 2^ Plan musculeux: A. Il y a un muscle intrinsèque commun, c'est Yorbiculaire des lèvres (labial) en forme de sphincter, composé de deux plans musculeux se regardant par leur con->

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cavité et s^enlre-croisaiU aux commissures. Ses Imisceauz soQleatKmêlés de tissu fibreux qui, avec les capillaires, fait des lèvres uo véritable tissu érectile. Il est d'observation que la grande majorité des chancres des lèvres sont indurés : considération que l'école de Ricord fait valoir contre la doctrine qui suppose deux sortes de virus, l'une pour le chancre induré, Tautre pour le chancre non induré. — B. Muscles propres : 1* pour //7 lèvre supérieure j c'est Yélévë' ieur commun, V élévateur propre, Vabaissettr de l'aile du nei^ k petit zygomatique et le myrti forme qui, dans certaines reslauntions, produit une défornialion de la sous-cloison, a laquelle le procédé de Dupuytren a pour but de remédier. 2* Pour la lèvre inférieure^ c'est le carré, le muscle de la houppe du menton, le iuccinateur, le grand zygomatique^ le triangulaire j le canin et le risorius, qui n'est pas constant. Ces divers muscles, tout en agissant sur les lèvres, ne leur sont pas spéciaux, et appartiennaat à d'autres régions de la face.

S* La couche sous-jacente formée de tissu cellulaire lasaelleui, renferme les gUmdules labiales qui s'ouvrent en dedans par des orifices distincts, dont roblitération amène des kystes salivaires.— Elle contient aussi des glandules adipeuses qui peuvent donner lieu au lipome (Follin » ; elles «^ont très sujettes à s'hypertrophier Urgement chez les scrofuleux où elles déterminent une épaisseur difforme d^ lèvres. M. Paillard a pro|)osê un procédé ingénieux, qui consistée enlever cette couche médiane par dissection sans intéresser ni muscles ni artères. J*ai moi-mi^me pratiqué cette opération avec succès.

Les vaisseaux etnerfs rampent pour la plupart dans cette couche : les artères coronaires, au nombre de deux iy inférieure et la supérieure), nées de la faciale, marchent à quelques lignes du bord libre des lèvres, dans la direction des fibres de Torbiculaire, et s'anastomosent vers la commissure. Dans les (^rations q\j\ se pratiquent sur l(3s lèvres, ell(?s sont divisées, et donnent lieu à une hémorrhagie assez abondante; mais il est rarement besoin de les lier: il sutfit, pour arrêter le sang, de pincer les bords entfe les doigts, puis de les réunir par la suture. — Les veines sont remarquables p^r teur nooibre et leur volume. Les tumeurs érectiles ne sont pas rares dans cette région. — [^es lymphatiques forment sur |e$ lèvres un admirable réseau, comme un gland ; on met a profit cette propriété |)our faire des frictions médicamenteuses a la ii^ interne des lèvres. Les vaisseaux lymphatiques se rendent aux

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ganglions sous- maxillaires, qu'il imporle d'explorer avec soin dans les df^généresrences labiales. — Les 7ierfs proviennent du facial qui mime les muscles, el des branches du Irijuineau qui se dislribuent a la muqueuse et à la peau.

A** La muqueuse labiale se confond avec le tégument, sans qu'on puisse fixer le point précis de leur union; elle tapisse la face postérieure des lèvres pour se réfléchir sur Tarcade alvéolaire, en formant le frein; le frein supérieur, plus étendu, doit être divisé ^éalnblement dans l'opération du bec -de-lièvre. Cette muqueuse est dense et épaisse, ce qui la rend sujette à se fendiller pendant rbiveroù elle présente presque constamment, chez quelques sujets, un grand nombre de crevasses. Dans la cheiloplastique, M. Serre a imaginé de recouvrir le rebord de la nouvelle lèvre avec la muqueuse jldjacente qu'il dissèque et qu'il assujettit par la suture. Ce procédé a Tavanlage : 1" de jtrévenir la formation du tissu inodulaire et rélraptile ; 2® d'empêcher les adhérences avec le maxillaire inférieur ; elSo d'imiter, autant que possible, l'aspect et la couleur de la lèvre naturelle.

La lèvre supérieure est, sur la ligne médiane, creusée d'une gouttière faisant suite à la cloison, et se terminant à un petit lobule saillant, dont rab>ence, chez les opérés de bec-de-lièvre, constitue une difformité réelle. Il est d'expérience que cette opération est à la longue suivie d'un angle n ntrant, ([ni se forme au niveau de la cicatrice, et augmente avec le temps. L'implantation oblique de l'épinglp inférieure, à l'exemple de Dupuytren, ne saurait remédier au lobule labial qui manque : le bec-de-lièvre étant presque toujours latéral (il n'existe dans la science que trois ou quatre exemples de bec-delièvre médian), elle ne peut y réussir en produisant une saillie qui, n'étant pas médiane, deviendrait plutôt par sa position un objet de difformité. Son but réel (qui semble avoir échappé à la plupart des auteurs qu'on voit, en se copiant, répéter l'erreur qui précède) est de prévenir Téchancrure angulaire qui succède plus tard à l'opération par le retrait de la cicatrice. J'ai le premier démontré cliniquemenl Futilité d'un procédé particulier, propre à remédier à celte défectuosité inhérente au mode ordinaire de cheiloraphie : il consiste à raviver les bords suivant une direction curviligne, c'est-àdire par une double incision semi-elliptique , de manière qu'ils se regardent par leur concavité; en les aflrontantpar la suture, on les redressera, et, par conséquent, la ligne de leur direction, de courbe qu'elle était, devenant droite, s'allongera nécessairement.

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On pourra, suivant La courbure inipriniée aux incisions, faire dépasser le niveau du bord labial d*une quantité approximativement égale il celle que demande la rétraclililr de la cicatrice; on aura ainsi atteint le but (Gaz. méd., 1842, n** 12). J'ai, en 1840, réalisé ces vues avec succès sur un malade âgé de vingt et un ans (Bullet, thérap.^ 1840, xix. — 100). L'application en est facile surtout chez Tadulte où les lèvres ont acquis des dimensions suffisantes. Ce procédé, blâmé par Desault [Œuvr. chir.y II. — 179), et sur lequel MM. Malgaigne et Léon Husson [Thèse, 1836, n** 183) n'avaient pas réussi à iixer l'attention , sans doute parce qu'il n'avait pas jusqu'ici été mis en pratique, me semble appelé à prendre place parmi les moyens de restauration des lèvres.

La lèvre inférieure offre, au contraire, une petite dépression sur la ligne médiane, ce qui rendrait pour elle cette précaution moins utile dans la réunion de ses plaies. L'existence du bec-de-lièvre congénital a été niée par Chaussier (1803) ; la science n'en possède encore que deux exemples, celui de Christophe Seliger, cité («r Meckel, et celui de Nicali.

Tous les muscles qui se rendent à la bouche peuvent être considérés comme un muscle unique, composé de fibres circulaires et de fibres rayonnées. Presque tous ceux de la face (myrtiforme, élévateur de la lèvre supérieure, canin, grand et petit zygomatiques, abaisseur de l'angle des lèvres, etc.) convergent en aboutissant i l'orbiculaire, et forment autant de puissances antagonistes dont l'action tend à écarter les fibres labiales. Il faut multiplier les moyens pour maintenir affrontés les bords de la solution de continuité; le bandage unissant, employé seul, porte bien sur les muscles adhérents à la peau, mais pas assez sur les parties profondes qu'il laisse bâiller. Il convient mieux d'employer la suture entortillée ou enchevillée. On préfère la première qui a l'avantage d'affronter la plaie dans toute son épaisseur. Il faut comprendre environ les deux tiers de la lèvre, jusqu'au delà de l'artère coronaire, afin d'arrêter Técoulenient du sang. Si l'on plaçait les aiguilles en avant de ces vaisseaux, Thémorrhagie pourrait continuer et prendre un caractère inquiétant, d'autant plus que les malades auxquels on recommande de ne pas cracher leur salive, seraient ainsi exposés à absorber beaucoup de sang. C'est un danger très grave pour les enfants surtout, que Tinstinct porte à sucer continuellement et à avaler tout ce qu'ils ont dans la bouche. Louis a même rapporté Tobservation d'un homme adulte qui mourut d'hémorrhagie, à la suite de

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ropération d'un cancer à la lèvre. ATautopsie, on trouva Testomac et les intestins grt>les remplis de sang. Dans les cas difficiles, je combine les deux sutures (entortillée et enchevillée) qui se fortifient mntuellemenl; j'ajoute un bandage unissant pour refouler d'arrière en avant les téguments des joues, à l'aide de bandelettes de diacbylon, aGn de diminuer les tiraillements, et de prévenir la section des chairs par les épingles lors de l'inflammation trauma tique-, il faut en outre y aider par la position, en défendant au muladede cracher, de moucher, d'ouvrir les mâchoires, en évitant tous les mouvementsdes lèvres. Lecollodion fournit à la médecine opératoire une nouvelle et précieuse ressource; chez les nouveau-nés, on conseille de ne l'employer qu'avec réserve : dans un cas, il détermina, par l'inhalation lente de réther,unesyncope qui faillit être mortelle.

§ m. *— Région génienae.

La région génienne correspond au cul-de-sac supérieur de la muqueuse buccale ; elle est comprise entre les régions sous-orbi taire, labiale et massétérine ; sa forme est bombée ou excavée suivant l'état d'embonpoint ou de maigreur.

Couches anatomiques. — 1° Lapeau, glabre chez l'enfant et la femme, est garnie de poils chez l'homme adulte; elle renferme des follicules sébacés dont l'engorgement donne lieu à des tannes. Elle est riche en vaisseaux ; les tumeurs érecliles n'y sont pas rares. On y voit des varices cutanées chez les buveurs; sa vilalité est très grande, les plaies s'y cicatrisent très bien. — 2" La couche souscutanée est cellulo-graisseuse, très abondante chez les enfants et les personnes grasses ; ce qui constitue la face bouffie. Elle diminue versJa région labiale. La résorption de ce pelolon de graisse fait paraître les joues déprimées et excavées, dans les maladies chroniques, spécialement celles de l'abdomen. Son abondance explique le volume énorme des phlegmons de la joue qu'on nomme fluxions^ qui dégénèrent facilement en Irajels fisUileux ; il importe de les distinguer d'autres fistules de la face dont nous parlerons à propos des dents. Comme cette couche se continue avec celles des oaupières et du cou, le pus de ces abcès peut fuser vers ces régions. — S* Le premier plan musculaire comprend le sommet du muscle peaucier^ que recouvre le premier feuillet du fascia super ficia lis ^ le risorius (diducleur de la commissure) dont la contraction produit sur la joue une fossette fort gracieuse dans le rire, enfin le triau" guUdre^ le grcmd et le petit zggomatique^ que le deuxième feuillet

du fnsrifi super fidnlis sépare du peancier. — 4* Le second plan mmculettx est formô par le bticcinateitr (bucco-labial) qui fecouvre In partie alvéolaire dos deux mârlioires ; il porte les joues éii dcd'tns. Son aponé^rrosp, qui reçoit des fibres de eelle du masséter, est une lame celhilo-fihreuse qui se laisse distendre quand la bouche est fortement remplie. Les abcès des joues tendent à s'ôunir vers la peau ou vers la muqueuse suivant qu'ils siègent au-dessus ou au-dessous de celle aponévrose. — 5*^ La muqueuse buccale est doublée d'un /m?/ celhilenx où Ton Irouve les glandules sativaires que cAloie le canal de Stérion dans Télendue de A à 6 iitillimèlres, avant de s'ouvrir dans la bouche entre la 1'* et la 2* grosse molaire supérieure. — Les arthes de la joue proviennent de la faciale et de la temporale; ses nerfs, des 5' et T paires.

S rr. — RégibB liiassétéfiné.

La régimï massétérine esl une région naturelle qui a pou^ limites celles du masséter lui-nu^me.

Cour/tes anatomiques, — 1» La/?e<7west dense, adhérente et recouverle chez Thomme parles favoris. — 2* Dans la rotirAe 50ti$-e«fanée, les fibres terminales du peaucier s'étalent entre les dèiix feuillets du fasria super firinlis, — 8* Vaisseaux et nerfs. L'artère faria/evs{\o tronc* principal de la face qu'elle traverse obliquement de Tancle maxillaire an îirand angle de l'œil. Elle est accessible â la compression sur le <*orps de la mâchoire en avant du masséter; Siéhold l'a liée avec succès pour une hémorrhagie des gencives. La reine faciale suit Tarière. Les hpnphatiques se rendent aux ganglions sous-maxillaires. Le nerf facial \;\^ en s'irradîant, comme un éventail de la parotide à la face: de là le précepte de ne point pratiquer d^ncision verticale à la joue pour éviter la lésion de ce tronc nerveux qui amènerait tme paralysie locale. — Le conduit de Sféffnn dans son trajet correspond, d'après Burns^à une ligne droite qui, del'antilragus. viendrait londier entre la narine et l'angle de la bouche; il a deux portions distinctes, l'une massétérîne et l'autre buccale, que TopiTaleur doit bien dislinguer; car il ne faudrait point créer un canal ariificiel sur la joue, si lalistule salivaire siège sur le masséter. thi lievra se rappeler tous ces détails anatotniques pour ne ]>as s>xp(»ser â blesser ce canal dans les opératioirs et Ouvertures d'abcès qu'on piatique â la frioe. J'ai vu, à l'HtMel-Dieti de Paris, celte lésion a'^-coinj agnee de celle du nerf facial produire de îîratuls désordres: elle déeénéra en fi-t!de salivaire, et la ble^CTte

UEGION FACIALE. 151

du nerf amena l*hélniplégie faciale; il survint une ophthalmie (|ui 9e cotti|>liqufi d'une fislule lacrymale avec mortification dû sac et de la peau {Annùii d'oculisi.i 1838, n* 1). — &<> 1/ aponévrose du mas^ séleri continue avec celle du cou et du buceinateur, est celluloibreuae et sedible avoir pour action de régulariser et d^augmenter la force contractile du muscle; elle explique aussi les vives dodleurs qui en accoÉnpagnent les inflammations qu'elle bride et étrangle. ~6* Le maéséter (zygoniato-maxiilaire) est le principal agent de la mastication 4 Son axe est oblique en bas et en arrière, tandis qiie celui de la branche de la mâchoire Test eu sens opposé. Il est sujet tune contraction spasmodique qui constitue un des premier^ synl- ^ômes du tétanos (trismtis). Sa contracture peut être chroniquei et s'opposer absolument à Técartement des mâchoires; on a récem* ment proposé dans ce cas la myotomie sous-cutanée; je n'en ai vu que des résultats imparfaits. Où convient-il de pratiquer celte opération î Remarquons que dans ses trois quarts inférieurs, le masséter est adhérent à la mâchoire, au point que sa section complète n'amènerait pas un écartement suffisant; de plus, on pourrait léser; de bas en haut, l'artère faciale, la septième paire, le conduit de Sténon et la parotide. Au niveau du zygoma, il n'offre pas Ces rapports et n'est plus adhérent; c'est sous cette arcade qu'il convient d'opérer ! o& enfonce la pointe du ténotome de dehors en dedans, au-dessous du nmiaire, en rasant la branche du maxillaire jusqu'en avant de Tapophyse coronoîde, derrière le masséter, dont les fibres sont coupées de la profondeur à la superficie ; on a la précaution de guider la lame à l'aide de l'index appliqué sur la peau. En ce point, on ne lèse que quelques petites branches peu importantes de Varière masséierine. Remarquons que dans un cas de ce genre M. Pauli, n'ayant pas opéré dans le lieu d'élection que nous signalons, fut obligé, pour réussir» de pratiquer des sections très multipliées {Gaz. méd., 1861, p. 10).

S yf, — Aégion parotidieonè.

ba région parotidietme s'entend d'un espace étroit, allongé et profond, étendu de l'articulation temporo-maxillaire à l'angle de la mâchoire, et limité en arrière par le conduit auditif et le sternomastoldien, en avant par la branche du maxillaire. Sa surface se rétrécit quand la mâchoire inférieure s'abaisse ; elle est plus large en bas qu'en haut dans Tenfance, jusqu'à ce que Tangle maxillaire se dessine. Illle offre une excavation chez les personnes maigres^

152 DK LA TÉTF.

Couches anatomiques. — l*" La peau est glabre, plus fine et moins adhérente que dans les autres régions de la face. Elle est souvent le siège de tannes. — ^\jb,cotiche sous-'Cutanie est celluloadipeuse. Son inflammation peut facilement s'étendre aux régions voisines avec lesquelles cette couche se continue; elle est cooDue sous le nom (foreillon ; on cile des cas de métastase sur le testicule.— S*Enlre les deux feuillets du fascia super/icialis, on trouve le muscle peaucier^ des ramifications du plexus cervic€U superficiely et quelques gangliotis lymphatiques très sujets à s*engorger à la suite des ulcérations cutanées de la tempe et des paupières. M. Velpeau en a proposé Textirpation. Je Tai moi-même pratiquée dans quelques cas ; il faut savoir que souvent ils communiqueot avec les ganglions profonds en formant une sorte de chapelet dont Textirpalion devient presque impossible à cause de leur profondeur. — 4* Une apofiévrose propre sert d'enveloppe à la parotide, et sa résistance rend compte des douleurs vives qui accompagnent It parotidite.

b"" La parotide, la plus volumineuse de toutes les glandes salivaires, est étendue depuis Tarcade zygomalique jusqu'à Tangle de la n)Achoire. Elle est logée dans une excavation particulière que fournit Taponévrose cervicale fortement déprimée en ce point, de sorte que la glande est en dehors de Taponévrose d'enveloppe du cou ; en avant, elle est facile à détacher; mais en arrière elle est fort adhérente au conduit auditif et à la gatne du sterno-mastoldien; ce qui entraîne une dissection minutieuse et difficile pour l'opérateur. Quand elle s'engorge, elle gène les mouvements de la mâchoire, aplatit et peut oblitérer le méat auditif. Dans le cas d'hypertrophie, elle peut se développer en s'enfonçant derrière la branche maxillaire jusqu'auprès de la carotide, au point de pouvoir être sentie dans le pharynx (Burns). Dans cet état, s'il y a dégénérescence, il faut s*abstenir de toute tentative d'extirpation, car elle serait incomplète.

La parotide est traversée ou côtoyée par X artère carotide externe qui en haut se bifurque en maxillaire interne et temporale superficielle; par iosaifricalaires antérieure et postérieure; par la veine jugulaire externe qui accompagne la carotide, et par un rameau veineux de communication entre les deux jugulaires : il en résulte que ses inflammations entraînent une gène notable dans la circulation de la tète. Elle est en rapport avec le nerf auriculaire antérieur qui est superficiel, le facial (|ui émerge sous son bord antérieur, et

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