DE CETTE DEUXIÈME ÉDITION. XVII
rbospitalité que mon livre commençait à obtenir dans les universités allemandes (1).
Les honneurs inespérés de la traduction en Allemagne et en Italie (2) sont venus ajouter encore à cette réussite, en réalisant rhoroscope des critiques les plus bienveillants.
• et qo^enfia il a soigneusement étudié les écrits de ses compatriotes et des étran* » gers, sans oublier la littérature allemande.
» ... L^anteur se signale par son zèle à ne pas laisser de côté la médecloe» » Tobstétrique et la médecine légale ;... et Ton trouve dans son livre desobser-
• valions du plus grand intérêt.
• Dans un pareil ouvrage, Tarrangement des matériaux n'est pas un accès- B soire sans importance : cette qualité, qui manque souvent chez ses prédéces- > seurs, est au contraire développée chez lui à un haut degré, et imprime à son B œuvre un caractère particulier d'originalité... Le style de l'auteur se distingue » par la clarté et In précision ; son plan est basé sur la nature ;... et cette » manière d'exposer est seule convenable dans un traité d'anatomie chirurgi- » cale...
> Nous signalerons, entre autres, les régions du périnée, de Vaine, de Vais- » selle^ etc., qui se font remarquer surtout en ce que l'exposition anatomique B renferme aussi les méthodes opératoires. Ln pathologie et la thérapeutique B des luxations du bras ont beaucoup gagné dans le livre de M. Pétrequln.
» Nous sommes convaincus que, par ses recherches, beaucoup de méthodes B opératoires arriveront à subir d'importantes modifications ; d'autres pourront B surgir de son ouvrage : l'auteur a semé çà et là des pensées et des prévisions B qui peuvent servir de guide. »
(1) « Notre littérature, dit M. Gorup-Besanez, en général si riche et si avancée, présente quelques lacunes relativement à cette partie de Tanatomie, et nous regarderons longtemps comme des guides dans cette voie les livres de Blandin, Velpeau et Malgaigne. Le traité de M. I^étrequin est venu se joindre aux leurs, mais il en diffère sous plus d'un rapport II est le premier à mon avis qui, dans l'exposition de son sujet, ne se soit pas borné à la chirurgie, mais qui ait aussi compris, dans le cercle de ses observations, la médecine, la physiologie pathologique et l'art obstétrical ; c'est pourquoi cet ouvrage a beaucoup gagné en utilité générale; et tout cela justifie surabondamment sa traduction en notre langue. »
(2) La traduction allemande a été composée par le docteur Gorup-Besanez, et publiée par Ferdinand Enlce,à Erlangcn, en 18/|5 (grand in-8,de xvi — 500 p.). Depuis lors, cette traduction a figuré parmi les livres classiques des universités allemandes. — Une première traduction italienne par le docteur G.-I. Cagnoli, fat annoncée par les journaux de Gênes {Gazzetta di Genova, 18 septembre 18/i5; Indicalore sardo, 2!i janvier !8/i6). Le prospectus parut en 18/i6 chez le libraire Faziola (de Gènes). — Plus tard, le prospectus d'une autre traduction italienne, due à la plume de MM. Lorenzo Scalvanti et lianieri Ikrioni, fut publiée à Pise par l'éditeur Pieraccini, chez le libraire Giannelli. — Les événements politiques, qui ont bouleversé lUtalie de 18/i8 à 1850, ne m'ont pas permis de suivre les destinées de cette double entreprise littéraire.
Dès lors c'était pour moi un devoir de justifier tant ^9^ locoia inattendus : j'avais à cœur de rendre mon œuvre plus digne dtt l'approbation du monde médical, et je m'imposti l'ûbligation de travailler, par tous les moyens en mon pouvoir, à rainéliorsr pour le for)d et pour la forme. J*ai consacré quatre hivers entW9 à revoir, à ramphithéalre, mon traité d*anatomie d'un bout i l'autre, et à contrôler toutes mes descriptions sur le cadavre : lo lecteur verra que ce travail de révision m'a conduit à plus d'une découverte utile. J'ai, depuis dix ans, extrait de mes lectures ou de mes recherches tout ce qui pouvait apporter quelque perfeoUonneaiMt. J'ajouterai que ma position de rédacteur principal de la Gaiette médicale de Paris, mettant à ma disposition l'ensemble des recueils périodiques de la presse médicale française et étrangère, m*a permis, depuis nombre d'années, de fouiller, non sans quelque fruit« dans les littératures anglaise, américaine, italienne et allemaïKii.
Il n'y a pas de chapitre de ma première édition qui n'ait subi dd nombreuses retouches; je l'ai augmentée d'importantes additions, et par contre j'ai retranché quelques développements dont le temps avait diminué la valeur et l'a propos. La plupart des cliapitres oat été profondément modifiés, quelques-uns ont été refondus en partis, il en est enfin bon nombre dont j*ai refait la rédaction in extenso (i). Bn un mot, j'ai cherché partout à introduire les améliorations que m'ont inspirées les progrès de la science.
Je ne m'en suis pas, pour cette réforme, rapporté à mes seules
(1) Voici rindicaUon de quelques chapitres rédigés à nouveau, ou en grande partie refondus :
Du racliis. — De la nuque. — Région dorsale. — Itégion lombaire. — Région sacro-aiciygienne. — De la moelle épinière. - De la \én\ — Du crâne. — Région mastoïdienne. — Oreille m(»yenne. — Oreille interne. — Appareil oculaire (généralités). — De la conjonctive. — De la cornée. — De l'iris. — De la rêline
— Des capsules du rryNiallin. — !)»• Toi bile. — Appareil olfaciif. — Ri'gion labiale. — lîégion t:énlenne. — Région paroiidienne. — Région du menton. — Généralités sur la face. — Arilc* lation t<>mporo-niaxiilaire. — Région de II) bouche. — De la lanmie — Isitime du pharynx — Arrière- bouche. — Région sterno hyoïdienne. —Région carotidieimp. — Régicîn mammaire. — Régioa Bterno-roslale. — S<tiiel«tie de la poitrine. — Ciiviié» plt*uralt*s. — Paroi poftérieiire de raiidomen. — llégion scrolalc. — De la vessif. — Région de Tanus.
— Régifm vulvaiie. Du va«in. — De rnlénis. — Des ovair«>s eldes Irompei. — Hégion de Tomoplalo. — Rê.:ton du deltoïde. — lli^gion du bras — Aniculation de la hanclie. — Ré};ioii post rieure de la culbse. — Face antérieure de U jambe. — Région planutire, etc.» etc.
M GifTi fMIUl(IJi|l8 iome». Itf
lumières; j'ti «ppelé à moi el obtenu des secours dont je me f\m i signaler i'urigîoe : — feu )e docleur B. lUfirlin, ancien chirurgien major do la Charité de Lyon, a c'u Tobligeance d'annoler mon traité tout entier, el de me laisser tout un cahier manuscrjl d'observations al de eommenlaires, dont j*ai enrichi cette deuxième édition. Que $a mémoire reçoive ici Thommage de nia gralilude pour ce pré^ cieux souvenir et pour tous les témoignages d*amitié dont il m'a honoré durant sa vie!
Les conseils et les critiques qui avaient été formulés sur quelque! passages soit dans les journaux de médecine, soit dans les rapports académiques, n'ont point été perdus pour cette réimpression : ils m*ODt servi à corriger les points contestés. — J*ai surtout mis à profit les notes que M. Gorup-Besanez a ajoutées à sa traduction allemande; les considérations judicieuses développées par M. Hey« felder dans la savante dissertation qu'il a fait paraître sur mon Kvre et celui de mon traducteur; les utiles communications qu'ont e^ la bonté de me transmettre M. Slœber, professeur à la Faculté de Strusbourg, M- Benoit, professeur d'anatomie a la Faculté de Monlpellier, etc., etc.
Plus près de moi, M. Diday a pris la peine de revoir mon traité d'un bout à l'autre ; nous en avons discuté ensemble tous les cha* pitres pour ainsi dire page par page, et il m'a fourni une foule de remarques d'yn grand intérêt qui sont venues améliorer mon œuvre. — Je dois aussi des renierclinents particuliers à M* Foiti» chef des travaux anatomiques a l'École de médecine de Lyon, et à M. Socquet, médecin de l'Hôlel-Dieu de notre ville, pour l'assistance efficace qu'ils m'ont prêtée soit pour la révision critique du premier texte, soil pour la correction des épreuves.
C'est avec cet ensemble de secours et de lumières que j'ai élaboré cette deuxième édition. Je serais heureux de contribuer à la vulgarisation d'une siience qui est, comme on l'a dit à juste titre, la base essentielle de la médecine et de lu cliirurgie. Je serais largement récompensé de tout mon labour si co traité, renfermé en un seul volume, pouvait di'venir en son genre le vade-mecum des élèves dans nos écoles et des docteurs dans l'exercice de l'art ! L'analomie topt)gra|)lnque est un besoin pour tous : qui ne sait quelles précieuses ressources elle oll're au médecin militaire el au chirurgien de marine, comme au praticien isolé des campagnes, forcés presque toujours les uns et les autres d*agir à rimprovisle, sans secours étranger, et sans conseil ? La première édition a déjà
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rendu quelques services sous ces divers rapports, j'ose espérer que celle-ci ne déméritera pas : elle se recommande par des modifications importantes pour le fond et pour la forme, par des additions nombreuses (1), enfin par des applications pratiques et des corrections et améliorations de plus d*un genre, qui autorisent à la présenter comme une édition nouvelle dans toute la rigueur de l'expression.
(i) Voici rénumératiOD sommaire dé quelques-unes des additions princi|Niles, particulières à cette deuxième édition :
Mesures comparatives du tronc et des membres. — Rôle du liquide céphalorachidien. — Nature de Técoulemenl séreux de Torellle dans les fractures du crAne. — Recherches numériques sur la couleur de Tiris. — Fonctions du muscle peaucier. — Mesures de la poitrine (tahleaux). ^Fonctions des muscles intercostaux et du diaphragme. — Bifidité du siernum. — Nouvelles expériences sur les bruits du cœur. — Traitement opératoire du cirsocèle. — Restauration du prépuce dans Topération du phimosis et du parapliimosis. — Structure du rectum et des intestins. — Notions complémentaires sur l'anatomie du périnée, sur les articulations du bassin, sur celles de Tépaule, du coude, du poignet, de la hanche, et du pied, etc. — Tableaux pour Taccouchement prématuré artlfideL — Nouveau ^igne diagnostique du lipome— A nato mie des aponévroses palmaires et des gaines synoviales du poignet et de la main. — Des ruptures muscuiaireL —Physiologie pathologique desmonvemenls de la main et des doigts ; corollaires opératoires. —Observations nouvelles sur les luxations de Tépaule, du coude, du poignet, du pied. — Nouvelles recherches sur la physiologie pathologique des mouvements du pied, etc.
Nous avons exposé plus haut ce que cette deuxième édition offre de spécial quant aux chapitres de Touvrage.
Lyon» 16 octobre 1856.