‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 60 sur 167 · ESPACES INTERCOSTAUX. 2A · texte numérisé non relu

ESPACES INTERCOSTAUX. 2A

de cette région avec le diaphragme , et le profit qu*on en relire chez les asphyxiés pour établir la respiration (Blandio) . — Quelques ganglions lymphatiques se trouvent seraés irrégulièrement dans celte couche, sur le trajet des vaisseaux et des nerfs ; ils s'engorgent dans les afleclions cancéreuses des parois thoraciques. Les Taisseaux efférents se dirigent en arrière, puis se réunissent en un seul tronc qui se jette dans la citerne de Pecquet (Sappey).

h9 Les muscles intercostaux internes s'étendent du sternum jusqu'à l'angle des côtes où ils se continuent avec une lame fibreuse. Leur direction est oblique de haut en bas et d'avant en arrière, en sens inverse des externes, disposition qui, jointe à ce que leur structure se compose à la fois de fibres charnues et de fibres aponévro tiques, ajoute beaucoup à la résistance des espaces intercostaux .

5» Une aponévrose interne^ mince et blanchâtre, revêt la face intérieure du plan charnu précédent, et se réunit vers l'angle des côtes avec le tissu cellulaire de la troisième couche.

»6» Les muscles sous-costaux sont de petits faisceaux charnus épars en divers points, qui descendent de leur insertion a la pre- . mière ou à la deuxième côte au-dessous. — Le triangulaire du sternum (sterno-costal) s'étend obliquement du sternum et de l'appendice xipholde aux cartilages des quatre ou cinq dernières vraies côtes qu'il attire à lui.

Quelles lumières l'anatomie peut-elle fournir pour la pathologie des mouvements respiratoires? Les physiologistes diffèrent d'opinion sur les fonctions des muscles intercostaux : D'après les recherches récentes de MM. Beau et Maissiat, les intercostaux internes et externes seraient expirateurs^ en ce sens qu'ils rapprochent les côtes. Nous n'admettons ni le fait ni l'explication. Nous voyons d'abord chacun des muscles sur-costaux y prenant son point fixe sur la vertèbre, soulever la côte sous*jacentc où il s'insère en forme d'éventail. Or, entre le faisceau du muscle sur-costal qui descend de la vertèbre et le faisceau de l'intercostal externe qui descend delà côte supérieure à celle qui est au-dessous, il y a similitude de fonction ; l'attache inférieure de ce dernier ayant lieu plus loin de la colonne vertébrale que la supérieure, l'action sera ressentie plus fortement sur le levier qui est le plus long, c'est-à-dire que la côte inférieure est soulevée et l'espace intercostal agrandi ; l'intercostal externe est inspirateur. — M. Pacini (de Florence) a fait voir que chaque côte, dans son articulation vertébrale, tourne sur elle-même

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comme sur un pivot; et, comme elle roule sur un axe oblique, peodant réiévation de la côte, sa partie moyenne se porte en dehors, ouvre davantage sacourbure;le sternum est éloigné du racfaisense soulevant, ce qui agrandit le diamètre antéro-postérieur du thorax (Meccanica dei muscoli intercostali , 18A6). A Tégard des inte^ costaux internes le sternum joue le rôle d'une colonne vertébrale antérieure ; or, ces muscles ayant leur attache supérieure placée plus près du sternum que leur attache inférieure, c*est le levier inierieur plus long qui doit monter; les expériences de M. Duchenne (de Boulogne) Tont démontré : aussi souvent qu'il plaçait son excitateur sur la peau, au niveau du premier espace intercostal, on i vu au cours de M. P. Bérard monter le second cartilage entraînant avec lui l'extrémité de la deuxième côte. M. Bérard admet l'action inspiratrice des intercostaux internes dans la paroi antérieure des cinq premiers espaces intercostaux. Dans tous les autres points ils sont expirateurs ; en eRet, le mouvement que les côtes exécutent pendant l'inspiration allonge leurs flbres et éloigne leurs attaches. Dans la paralysie des intercostaux, ces muscles seront suppléés en partie par les scalènes, le petit dentelé supérieur, le sterno-mastoldien, le sous-davier, puis le grand dentelé, les pectoraux, même le grand dorsal, enfin le diaphragme.

L'artère mammaire interne^ née de la sous^lavière, passe devant le scalène antérieur, en dehors du nerfphrénique, donne des rameaux au thymus, au muscle sterno-thyroldien , s'enfonce dans la poitrine derrière les cartilages sterno-costaux, fournit la médiastine antérieure et la diaphragmatique supérieure^ et se divise au niveau de l'appendice xipholde en deux branches qui appartiennent aux parois abdominales, et dont l'interne s'anastomose avec l'épigastrique. Dans son trajet, la mammaire donne : !• des branches internes qui traversent les muscles intercostaux près du sternum, et se distribuent aux pectoraux, etc. ; 2' des branches externes qui, en nombre égal aux précédentes, et aux espaces intercostaux auxquels elles correspondent, glissent sous le bord de chaque cartilage pour s'anastomoser avec les intercostales.

7° La dernière couche lamelleuse constitue le tissu cellulaire sotiS'pletiral : c'est le siège des congestions vasculaires dans la pleurésie.

8' On trouve, en avant , le médiastin antérieur; à gauche, le péricarde, et partout ailleurs les plèvres.

Les plaies pénétrantes du thorax s'accompagnent parfois de la

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