ARTICLE 11. — DES POUMONS ET DES CAVITÉS PLEURALES
La poitrine est séparée par la cloison du médiastin en deux moitiés latérales, qu'on a nommées cavités pleurales^ cavités pulmoymires. Leur capacité varie suivant les mouvements du thorax; elle est moindre chez la femme, surtout pendant la grossesse : parfois alors le diaphragme est tellement refoulé en haut qu'il peut en résulter des accidents; c'est ce que M. Levrat de Lyon appelle Xasphyxie des femmes enceintes.
Les plèvresy après avoir tapissé le médiastin, le diaphragme et les côtes , se replient sur les poumons qu'elles enveloppent sans les contenir dans leur intérieur, en formant un sac sans ouverture dont les deux parois sont partout en contact ; la plèvre pariétak adhère peu aux parois costales, dont la sépare la couche laroelleuse du tissu cellulaire sous-pleural; \h plèvre pulmonaire est si intimement unie au tissu de l'organe, qu'il est difficile de Ten isoler : cette union explique la fréquence des pleurésies viscérales dans la pneumonie. L'intervalle que laissent entre eux ces deux feuillets a reçu le nom de cavité pleurale^ terme impropre, puisqu'il n'y a aucun espace vide, que la poitrine est remplie par les poumons, et qu'il n'existe de cavité réelle qu'accidentellement dans le pneumothorax. Ces deux feuillets sont séparés dans l'épanchement de sang et l'hydrothorax ; ils s'unissent et se confondent en partie après certaines pleurésies, au moyen de fausses membranes qui tendent ensuite a déformer la poitrine et à la rétrécir, en retirant ses parois en dedans. Est-il vrai de dire avec Blandin que, après que des adhérences ont effacé la cavité pleurale, on n'a plus à redouter ni pleurésie, ni empyème? Il est permis d'en douter, en voyant ce qui se passe après l'opération de Thydrocèle.
Les plèvres ne sont pus formées de lymphatiques, comme Mascagni l'avait fait croire, mais de tissu cellulaire, comme toutes les séreuses : les nombreux réseaux, qu'on peut injecter dans la plèvre