‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 9 sur 167 · PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES

Après une certaine période, variable suivant les causes de la mort et les circonstances extérieures, les éléments chimiques de réconomie se dissocient ; à mesure que les tissus se décomposent, le corps humain dépouille ses caractères, et l'anatomie perd peu a peu ses droits. Toutefois, les parties qui résistent un temps à cette action dissolvante, conservent encore une certaine importance qui rend la tâche du médecin aussi délicate que pénible, dans les exhumations juridiques faites à longue distance du décès. Enfin, la décomposition s'achève; les divers éléments de l'organisme rentrent, en attendant de nouvelles combinaisons, sous Tempire des lois qui régissent la matière inorganique ; Thomme a disparu.

L*importance d*une science se révèle par son sujet, son but et ses applications. Sous ce point de vue, Tanatomie topogrmphiqae médico-chirurgicale n'a besoin que d'être connue pour être appréciée.

Ses attributions sont aussi étendues que multipliées; tandis que l'embryologie, scrutant les rudiments primordiaux de l'organisme, fixe le point de départ du nouvel être et cherche à deviner, dans les moindres particules du germe, l'évolution et la destinée des organes futurs; que l'analomie descriptive, prenant chacun de ces organes développés, les dissèque et les isole pour les connaître, et les sépare en catégories pour les décrire ; Vanatomie topographiqtiê^ choisissant l'adulte pour type, étudie le corps humain par zones et par régions, présente et analyse les groupes organiques dans leur ensemble et dans leurs détails, et, montrant à quels corollaires mène la notion de leurs formes, de leurs rapports et de leurs variétés, enseigne à l'homme de l'art, comme à l'élève, tout ce qu'il importe de connaître, dans un espace donné, pour une maladie ou une opération quelconques. Sans rejeter tout développement graphique, elle élague à dessein les stériles minuties d'une description pure, pour mieux fixer l'attention sur les dispositions principales qui ont traita la pratique de l'art; fidèle si son but. elle résume ce qu'il y a de substantiel dans Tanatomie descriptive pour peindre l'arrangemeot des parties, et, dressant sur place et pièce par pièce l'inventaire des divers éléments (|e la charpente humaine, elle s'attache aux parti-

ANATOMIE TOPOGRAPHIQLK MÉDICO-CIURIRGICALK. 13

cularilésqui dépendent de leur configuration, de leurs connexions, ou de leurs anomalies. Un conçoit (]u*elle puisse ainsi fournir une base solide au diagnostic, des inductions nouvelles à la thérapeutique, et éclairer la pathologie par Tanthropotomie et vice versa. Science desformeset des rapports, Tanatomie topographique, féconde en applications, s'adresse au docteur comme à Tétudiant, au médecin comme au chirurgien. Un Ta dit avec raison : sans anatomie chirurgicale, point de chirurgien (Velpeau). Nais c'était trop restreindre sa sphère et méconnaître une partie des services qu'elle peut rendre, que de la circonscrire sous ce titre.

Il n'existe en France que trois ouvrages (1) accrédités en ce genre : ceux de MM. Blaiidin, Velpeau et Malgaigne, auxquels il faut ajouter le Manuel d'anatomie des régions de M. Edwards ; ils se recommandent à des titres divers. Toutefois la critique les a accusés de pécher sous plus d'un rapport, e(, outre les desiderata avoués, particuliers à chacun d'eux, d'offrir le défaut commun d'être trop exclusifs, on leur a reproché comme un tort grave de se borner à la chirurgie et de manquer d'une couleur médicale. Peut-être est-ce une des causes qui ont jusqu'ici empêché cette branche importante de prendre le rôle qui lui revient dans les études et la pratique médicales, et d'entrer comme partie essentielle dans l'enseignement de nos écoles.

Les divisions de l'anatomie topographique portent le nom de régions; la région s'entend d'un espace défini et circonscrit, variable pour sa figure et son étendue, dans les limites duquel Fanatomiste se renferme pour mieux pénétrer les particularités de son organisation. Le corps humain ne se compose pas seulement de surfaces ; s'il y a un ordre de juxtaposition dans ses parties, il y a aussi un ordre de superposition ; et à l'idée première de la région en superficie, il faut associer l'idée des couches anatomiques, de manière a la considérer comme un solide prolongé jusqu'à l'axe central de l'organe, et constitué par une série de plans superposés au milieu des lignes qui circonscrivent son périmètre.

Le nombre des régions varie suivant chaque auteur, en raison de

(1) Depuis i^lià , le nombre n'en est accru : en 1852, M. Jarjavay a commeDcé la publication d'un Traité d'anatomie chirurgicale en deux volumes; le premier , consacré k Pauatomic générale, est un livre de cabinet plutôt que d'amphithéâtre. M. Richet vient de faire paraître (1855) la première partie d*un Traité pratiqué d'anatomie médico-chirurgicale» Ces deux auteurs ont beancoop emprunté à la mélliode topographique que nous avons introduite.

i à l»IIOLÉGOIIÉIIB8.

Tesprit de généralisation ou de division dont il est doué ; préoccupé d'une idée ou d'un point de vue, il pose des bornes, et crée des chefs distincts, d'après Timportancc qu'il attribue à son sujet; dès lors tout appareil, tout organe, tout segment de partie a pu devenir, et est devenu en effet, l'élément constitutif d'une région particulière (région carotidienne, massctérine, parotidienne, etc.). Toutefob cette subdivision doit avoir ses bornes ; trop scinder les objets, c*est en perdre de vue l'ensemble et les relations. Le corps humain présente des groupes organiques bien dessinés, qu*il serait peu méthodique de disjoindre (région sus-claviculaire), et la nature fournit en général des limites que l'analogio ou la physiologie peuvent toujours compléter ; il y a donc des régiom naturelles. Mais parfois aussi l'art a besoin d'intervenir ; quand les limites naturelles font défaut, le topographe, pour circonscrire ou créer une région, est forcé d'en rechercher d'artificielles (région du périnée). Toute facultative qu'est cette délimitation, elle doit sans cesse être justifiée par la physiologie ou la pathologie. Les exigences de la pratique servent souvent de base (région du pli du coude) ; il faut d'ailleurs que les suggestions de la médecine concordent avec les données de l'anatomie (région poplitée) ; et lors même que la nécessité impose à la méthode un sacriticc, on doit le subir sans rompre ses principes; c'est ainsi que, dans la région de l'aine, nous avons groupé le canal inguinal et le canal crural avec le pli de l'aine, tandis que nos devanciers les isolaient dans des chapitres différents, et les rappo^ taient séparément a la cuisse^ à la fosse iliaque, à la paroi abdominale, etc. La chirurgie a dû ici obtenir la prééminence. Un autre obstacle à la délimitation précise de certaines régions réside dans la mobilité de leurs parois qui fait à chaque instant varier leur aire (région do l'aisselle). Mais cette circonstance même doit être prise en considération par le médecin, car rien de ce qui change les rapports des parties ne doit échapper a son étude. Les régions artifir cielle9 bien composées peuvent avoir autant d'utilité que les régions naturelles.

L'anatomie topographique n'est point une branche spéculative de l'art, une science de cabinet ; un livre bien fait de ce genre doit être composé a l'amphithéâtre, en présence même du cadavre ; c'est là qu'elle s'étudie et se démontre. Mais la dissection n'est pas son unique base; elle puise aussi à d'autres sources : ses corollaires veulent être fécondés par l'examen de la nature vivante; il leur faut» comme oompiément» le contrôle de l'observation clinique, ou

ANATOMIE TOPOGfUraïQUK HÉDICO-CHIRURGICALE. 16

la vérification de la nécropsie. Une opération fait voir les organes en jeUy et surprend les fonctions sur le fait; une amputation de membre dévoile la série successive des divers tissus, et les caractères de la oooiraction musculaire suivant les couches. La dissection des tumeurs est à elle seule toute une leçon d*anatomie topographique. Les vivisections enfin fournissent des lumières précieuses; aussi, avec cet ensemble de ressources, réussira-t-on à se prémunir contre le diDger des inductions erronées que suggèrent souvent Tanatomie comparée ou des analogies trompeuses.

On conçoit que, pour être cultivée avec fruit, cette science exige certaines connaissances préalables en médecine. L^anatomie des* criplive et générale en forme Tintroduction nécessaire. L'esprit, n'ayant plus a se préoccuper des objets en eux-mêmes, saisit mieux les corollaires qui découlent de leurs connexions, et pénètre d'autant mieux les éléments d'une région qu'il s'est déjà familiarisé avec chacun d'eux à l'avance. C*est alors que les aperçus de pathologie constituent autant de germes que l'étude des régions féconde et vivifie, et sans lesquels elle risquerait elle-même de rester stérile.

La meilleure méthode a suivre dans l'exposition et l'enseignement i^'est pas encore trouvée. Préoccupé d'un point de vue différent, chaque auteur a eu la sienne. Lun d*eux en fait lui-même la critique, lorsque, avouant que le résultat désiré n'a point jusqu'ici été obtenu, il ajoute : « Que chacun la présente donc à sa manière \ que les anatomistes la tournent et la retournent ; que les écrivains ne se lassent pas d'en varier les points de vue. La multiplicité des ouvrages fera naître la controverse. Le champ est d'ailleurs assez fertile pour que personne ne le cultive en vain. Je pense que plus elle fera naître de plans divers, plus elle arrivera vite à se régulariser, ,au point qu'il ne soit plus permis a aucun médecin de se passer de son concours. » (Velpeau.)

Tout eu mettant a profit les travaux de nos devanciers, nous avons adopté une méthode entièrement différente; notre marche, conforme à l'arrangement naturel des parties, expose moins peutêtre aux oublis et aux digressions. Après quelques généralités sur les limites, la figure et les usages de la région, nous avons cru devoir, pour en aborder l'examen détaillé, nous astreindre à Tordre analytique des couches anatomiques, procédant ainsi , dans cette étude, par une sorte de méthode naturelle. On a dès-lors l'avantage de passer en revue les objets dans l'ordre où le bistouri les divise, d'avancer du connu i l'inconnu, de ne rien laisser d'ineipkuri

16 Kh«iLLM»IIEM>.

derritre s(»i, ilf âipiuler dmis leurs ^ap|Kln^ les divers orcmes^ qÊt

reniemie cliaque plan, et. comiue on l'a dît, de rendre en qmtqnr

sorle niatlRtpiatique la marcbe de riustruiueiit a travers les

Ueusemble est subordouiie a Tid^ icèredes formes et dei^

A notre point de vue. chaque loralile pn^enle : 1* une

définie en surfaee : ^ une ^m \ ariable de coucbes

S» sous chaque plan un certain nooihre d'cdgets. Voilà pour k

structure; voici pour les connexions : i* Dans chaque «edioa,

rapports réciproques des régions : 2* dans la repon. rapports àa

couches entre elles ; S' dans diaque couche, rapports des crçub

qui la constituent. Cette méthode à coup sur est sini|de, claire €t

pratique. Puis, au heu de rejeter in yMtft. à la fin de diaqoe

les refleuons et conséquences directes qu'elle ins^iire. an les

Irihue dans le cours des de>cnptions, mettant ainsi, avec ]ifais de

fruit, à côté de chaque détail xn^jihique, les déductions paânloei-

ques qui se tirent de Tetude des }Anies, de leurs rapports^ de leun

anoraalie&i de leurs lésions, eic. Cet ordre, calque sur la mtoif;

épargne au lecteur plus d'une rechercht* falicante, et donne la ftô-

Ijte de ne |tas trop eloixnifT les r*onsequences de leurs pi'incàpes, kot

avoue de lanatoniie medicHX-Liruriricale. En ôtaiit leur aridilê aox

descriptions, il rend l'etudt* plu> attachante et plus instructive, il

fixe mieux raltention. et rhsique application denent filus aisée i

retenir, a mesura que la palhoiûpe vient en aide à l'anatomie fi

vicf r^TKfi. Ajoutons que ltr> c<irollaires dune nature plus générale

iTiignent. à ce plan, l'avantaiie d'être sépares des préceptes particu*

liers d'une appiicatiou toute locale, dont la valeur au^rmente aifisî

par cela seul qu'on les a mis a leur place. Enfin, qu'on veuille hîfn

reuiarquer que celle classilicalicm exerce sans cesse la réflexioD do

paLholoçisl»' sans iatii'-uer la njeini»ire de 1 analoraiste, et qu'elle est

au^si commode dan*^ le Cdhiiirl qu'a l'amphilheiitre 1 . Si notre jdaa

avait hesoin d'une justiiicalioTj. il la trouverait dans nos devanciers

eui-mèmes qui. maigre la differeucv dt* leur }K»int de defiart, oot

tous eie rauleue^ a une détermination aiialome. L un d'eox rom-

meu(^ toujours par une nomenclature qu'il appelle anatomie des

plans ; un autre la fait iiçurer duns le paracraphe de la structure;

'i, it puii' uler ninu ei<:mpk perk(»niiel . ei affirmer, aprèfi une eipéneace et du auDéeh, qu*:]'iipjiiic«iiuii 6t oeiie mèibode ex mon propre ouvrage (a»m^t aiuiù ia un iuii{: cuuiruit . m'oui été du ptui» {:niiid grcoore dans l'eifrcioe dt k cUinirçit ei k pzaliqut d*'^ opéralicdi&.riusit:urs chiraipens m^oot Uk

aveiL

ANATOMIE TOPOGRAPUIQUE MÉOICO-GHIRLRGIGALE. 17

un troisième termine chaque chapitre par un résumé sommaire relatif à Tordre de superposition.

Nous avions un écueil à éviter; il fallait se soustraire au reproche qn'on a adressé au premier traité en ce genre, à savoir de faire simplement de Tanatomie descriptive exposée par région, et par conséquent suivant Tordre le plus vicieux, puisqu'il réunit, dans le même cadre, les organes les plus disparates sous tous les rapports. Nous avons cherché à donner, sans tomber dans Tcxcès, tous les développements graphiques nécessaires à Tintelligence du sujet, avec assez de détails pour qu'on n'ait pas besoin de recourir aux auteurs d'tinatomie spéciale pour Tétude d*aucune région.

Les applications pratiques font partie intégrante de Tanalomie topographique; elles en tirent tout leur prix, et lui impriment en retour l'intérêt et Tutilité qui la caractérisent, c'est un appendice indispensable. Aussi, sans empiéter sur le domaine de la pathologie, ne manquerons-nous aucune occasion de mettre en relief les déductions qui dérivent à chaque pas, pour la médecine comme pour la chirurgie, d'une étude approfondie du sujet. L'esprit qui vient de percevoir un rapport, est mieux disposé à en saisir le but physiologique ou médical, à comprendre les suites de sa perturbation et h discerner les moyens d^en rétablir l'harmonie. Il est, surtout en chirurgie opératoire, des indications précises que Tanatomie peut seule fournir, et qui exigent des souvenirs de fraîche date.

Indispensable aux étudiants en médecine, comme aux docteurs qui tentent la carrière des concours, cette science est encore le guide nécessaire du praticien qui y trouve interprétés par Tana* tomie, les symptômes et la marche de diverses maladies ; elle peint et groupe sous ses yeux les parties constituantes de la région qui l'occupe, lui en analyse la structure et les rapports, et lui enseigne les difficultés et les sources du diagnostic local. S'agit-il d'une m& tbode opératoire , elle lui en révèle les avantages ou les dangers, et loin de le laisser indécis entre divers procédés, elle lui dicte son choix; elle fait mieux, elle le motive sur l'appréciation de l'état physique ou fonctionnel des organes. Qui ne sait les ressources précieuses qu'elle offre au médecin militaire, comme au praticien isolé des campagnes, forcés souvent Tun et Tautre d'agir à Timproviste , sans secours et sans conseils? Le médecin légiste y trouvera des recherches spéciales sur les particularités des plaies de la face, sur les altérations du cou dans les pendaisons par suicide ou par homicide, sur les différences des perforations spontanées des intestins

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«ravec celtes pat* empoisonnement, sur les caractères des plaies du poumon faites avant ou après la mort, sur le rôle de la langue dans Tasphyxie parstrangulalion, sur les questions de viabilité, la docimasie pulmonaire, etc. Il serait superflu de relater les enseignements qu'elle réserve à Taccoucheur.

Multiplier les corollaires pratiques, sans tomber dans des développements trop étendus, tel doit être le but final de cette science. Fidèle à son objet, le topographe discute et juge, plutôt qu'il ne décrit les procédés ; et d'ailleurs, avec la notion exacte des appareils organiques, l'intelligence de la déduction qui en découle pénètre d'emblée les esprits. La concision est de rigueur, sous peine de fatiguer la mémoire sans fixer l'attention ; il ne faudrait pas que l'anatomie ne soit (|u'un prétexte, et que la pathologie fût le véritable thème. Aussi n'imiterons-nous point les auteurs qui ont relégué, dans un chapitre à part, toutes les remarques auxquelles prête la région ; on s'expose trop alors à des digressions et à des horsd'œuvre, comme la critique l'a nettement formulé ; nous avons plus haut déduit nos motifs.

On ne saurait trop le dire, quelque artificielles que puissent être les coupes qui délimitent un espace topographique, il est incontestable néanmoins qu'il constitue un tout plus ou moins homogène auquel une série de considéralions pathologiques appartient réellement en propre ; c'est môme d'après ces caractères qu'une région est constituée espèce à part, car ce n'est point pour aboutir a un vain but de curiosité satisfaite. Il y a donc des remarques générales. Mais il est aussi des notions de détail que la revue anatomique d'une région amène au fur et à mesure sous les yeux du médecin attentif; placées à côlé de leur source, elles ont l'inappréciable mérite de l'opportunité, et se gravent mieux dans la mémoire, on même temps qu'elles concourent à mieux peindre les propriétés des organes ; double avantage qu'offre cette méthode. Il y a des objets et des préceptes pratiques qui s'appellent réciproquement.

Une double voie est donc ouverte à l'exposé des corollaires; flous (hercherons à utiliser Tune et l'autre. Notre point de départ est la dissection cadavérique, notre contrôle l'expérimentation artificielle ou Tobservation clinique, et notre but l'art de guérir. Selon qu'il se présentera des maladies ou des opérations ayant trait à un organe, à une couche, à une région, nous rattacherons à Torgane, nous disséminerons dans la couche, nous rejetterons à la fin de la

• D£ Là division TOPOGHA^ItlQUE UU CORPS HUMAIN. 10

région les reitlarques de détail ou d'ensemble qu'aura fait nattro Texamen poursuivi à ces divers points de vue.

Tels doivent élre les principes de Tanatomie topograpbique. Do nos jours, avec la tendance générale des esprits vers les choses positives, on a commencé partout à mieux en apprécier la portée; c'est un besoin que révèlent à un haut degré les transformations de nos livres classiques. N'est-il pas fort remarquable que Tanatoniie top(^^aphique sesoitfait jour jusqtie dans les traités et les manuels d'anatomie descriptive, qui toutefois ne sauraient jamais Remplacer les livres spéciaux ? Ainsi je ferai observer qu'elle a successivement usurpé une place dans le Nouveau Manuel de l'Anatomiste de Lauth, dans le Traité d' Anthropotomie de M. Brierre de Boismont, dans le Mmiuel d'Anatomie descriptive de M.Bayle (à'édit.), etc. C'est qu'en effet ses applications nombreuses et fécondes (1) à la pathogénie, à la médecine légale, à k physiologie, à l'art obstétrical et à la médecine opératoire, la placent aujourd'hui au premier rang pour tous les hommes qui cultivent l'art de guérir.

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