‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 95 sur 167 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

DBS MBMBRBS.

Les membres sont des appendices articulés et mobiles dnpoiii symétriquement sur les côtés du tronc ; ils forment, avec ks sob, les organes principaux de la vie de relation, et senrent i la slatÎQii, à la progression et à Taccomplissement des mouvements vol» taires. Chez l'homme, comme chez les animaux vertébrés, 3 y m quatre, dont deux supérieurs ou thoraciques a£fectés à la prékision, et deux inférieurs ou pelviens pour la station et la progn^ sion. Vicq d'Azyr a insisté sur leurs analogies anatomiquesetpkf» siologiques; on les voit se suppléer par une longue habitude chn les individus difformes ou mutilés. M. Dumouiier a donné Thistoin de M. Ducornet qui peint avec les pieds. On sait que les culs-de-jittB marchent sur les mains.

Les membres se développent par une sorte de végétation dès le quinzième jour de la conception ; ils sont sujets à une foule de vices de conformation ; le défaut de symétrie est l'un des plus commons. Il est rare que leur nombre augmente {Polymélie)\ il n*en est pis ainsi de leurs appendices terminaux ; il suffit de citer les sexdigitaires; parfois ils manquent chez le fœtus humain, comme cela existe naturellement chez certaines classes animales {versas»* pents). J'ai constaté l'absence partielle de la main. M. Velpeaui vu un fœtus dépourvu de cuisses et de bras, quoique les jambes et les avant-bras fussent bien conformés; ceci s'explique par Icar mode de développement : la première partie distincte des membres chez l'embryon n'est pas leur base ou racine, mais leur extréinilé (pied, main), et après elle, les portions adjacentes ou superposées, de telle sorte que la section adhérente au tronc est la dernière i paraître. Aujourd'hui un intérêt pratique s'attache à l'élude des difformités par les progrès de l'orthopédie qui a remédié à nombre

Page 1