‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 96 sur 167 · DB8 MEMBRES · texte numérisé non relu

DB8 MEMBRES

de défectuosités congénitales (pied bot, main bot, luxations congénitales, etc.).

Les membres offrent une l'orme cylindrolde allongée. Ils sont sillonnés de rides concentriques près des articulations : point de repère utile pour certaines amputations. Un y dislingue des 'rai- Bures parallèles aux muscles et aux vaisseaux, et propres à servir de guide dans les ligatures d*artëres. — Lfeursv^trae^superGcielles, volumineuses et apparentes, sont presque les seules qu'on ouvre de nos jours dans la phlébotomie; leurs branches finissent par se rendre à un tronc unique qui se jette dans les veines profondes vers la racine des membres; c'est pour cela qu'une tumeur, comprimant leur réservoir, entraîne des infiltrations et des abcès dans V tout Tappareil sous-jacent. — Les artères principales sont placées m en dedans et dans le sens de la flexion, de manière à èlre protégées u psr les os et les masses musculaires. Elles émanent d'un tronc uni- B que, ce qui permet à la compression dans un seul point d'arrêter la circulation et les hémorrhagies, et explique pourquoi la ligature dans ce lieu expose à la gangrène. Elles se subdivisent et s'anastoti mosent largement autour des articulations : ces communications se B multiplient encore vers les extrémités, au point qu'il est de précepte, H dans les plaies artérielles de ces régions, de lier les deux bouts du fcfc vaisseau pour prévenir l'hémorrhagie par l'orifice inférieur. — Les ^ vaisseaux lymphatiques superficiels des membres sont nombreux : les superficiels rampent dans la couche sous-cutanée ; à la paume de K la main élan pied il existe un beau réseau sous-épidermique. Les profonds suivent os veines. — Les nerfs prêtent à peu près aux mêmes remarques générales que les artères. —Les muscles, de figure fusiforme ou rubnnée, se terminent par des tendons allongés : le bas de la jambe et de l'avanl-bras est entouré de ces expansions fibreuses et dépourvu de fibres charnues, ce qui a paru, mais a tort, à quelques chirurgiens, un motif suilisant pour condamner Tampulation dans ce lieu. Ajoutons pour les opérateurs que les fibres des muscles profonds sont obliques et courtes, celles des muscles superficiels, plus droites et beaucoup plus lonprues^ or, le retrait après une amputalion étant en rapport avec retendue d<î la contraction musculaire, laquelle se mesure d'après la longueur des fibres, ce retrait sera beaucoup plus considérable dnns le plan superficiel que dans le plan profond ; de là, la nécessité d'opérer en plusieurs t(»mps et de diviser les superficiels plus bas pour éviter le manche de gifjot. Près des brisures des membres, la rétraction sera minime après la sec--

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