‹ Traité d'anatomie topographique médico-chirurgicaleChapitre 97 sur 167 · S DES MEMBRES · texte numérisé non relu

S DES MEMBRES

lion, les muscles étant coupés près de leur insertion supérieure; c*est ce qui a lieu dans l'amputation de la jambe près du genou et de Tavant-bras près du coude.

De fortes aponévroses entourent les membres et leur constituent une enveloppe générale, subdivisée en cloisons secondaires proloogées jusqu'aux os, pour servir de loges aux muscles, aux vaisseaux et aux nerfs; loges où Ton rencontre le tissu cellulaire profondqoi communique avec le superficiel a l'aide des interstices fibreux. Chi> que système musculaire a son compartiment, dont la résistance augmente sa propre force ; c'est au défaut de ces rapports qu*est doe la luxation des muscles signalée par Pouteau. C'est à rinextemibilitc de ces gaines qu'on doit attribuer la gravité et la douleur des inflainmmations profondes : de là, l'utilité des débridements.

Les membres ont un squelette central, formé par des os loup dont le nombre augmente à chaque brisure à mesure qu'on s'ébign du tronc; un seul os occupe le centre de la première section; iljr en a deux a la seconde et ils sont plus superficiels ; ils deviennal multiples à la main et au pied. Le squelette présente des saillies oiseuses qui servent de point de ralliement pour les ligatures (tubercule carotidien), pour les luxations, les amputations et les désarticditions(corïdyles, apophyses). A.Bérard amontré {{xieXesartèresnamricières des os ont une direction constante: pour le membre supérieur, elles convergent vers le coude, celle du bras de haut enbis, et celles de l'avant-bras de bas en haut; pour le membre inférieur, elles divergent au contraire a partir du genou, ce qui est^ rvçsfoX avec les phases de l'ostéogénie. — Le bras et la cuisse s'articulent au tronc par une énarthrose orbiculaire, avec des différences ea rapport avec leur destination : leurs usages et leur mobilité readent compte de la fréquence de leurs luxations. Au genou et ao coude ce sont des ginglymes angulaires, avec un grand diamètre transversal ; de là la possibilité des luxations latérales incomplètes; au coude, le diamètre antéro-postérieur est très petit, ce qui y rend plus communes les luxations complètes dans ce sens, surtout a arrière ; car en avant la flexion peut être poussée très loin saos que les surfaces s'abandonnent.

L'extrême mobilité de certaines jointures rend les dislocations plus fréquentes, et les fractures plus rares, les os fuyant, pour ainsi dire, devant les puissances vulnérantes, tandis que, dès que la solidité prédomine sur la mobilité, les rapports changent. La proportion des Iractures des membres est considérable ^ à l'Hôtel-Dieii

de Lyon, j'ai pu eslimer qu'elle s*élève aux 19/20 des cas; la raison générale s'en trouve dans la disposition du squelette, ses usages multipliés, et ses rapports avec les agents extérieurs.

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