SECTION PREMIÈRE
B Les membres supérieurs de Thomme sont les analogues des i membres antérieurs des quadrupèdes et des ailes des chéiroptères I et des oiseaux ; appendus et libres sur les côtés du tronc et jusqu'au milieu de la cuisse» ils sont annexés à la poitrine par les clavicules qui les repoussent en dehors, dans un but que les fractures de cet 08 nous apprendront plus loin. Ce ne sont pas seulement des organes de toucher et de préhension, ils servent aussi à maintenir le corps en équilibre dans la marche et la course, en faisant fonction de balanciers. Les amputations nous en fournissent la preuve. I H. Halgaigne a publié {Gaz. méd. , 1832, p. 501) Thistoire d'un cou- P leur, amputé de l'avant-bras gauche par Dupuytren, et qui, perdant
■ ooe grande partie de son agilité dans ses efforts incessants pour
■ prévenir une chute du côté droit, fut obligé de porter un membre r artificiel pour rétablir l'équilibre. On conçoit que l'inégalité congénitale des membres thoraciques contribue aux déviations de l'épine; je remarquerai qu'elle expose à des erreurs graves dans la mensuration, pour le diagnostic des luxations, des fractures, etc. J'en ai cité un exemple remarquable, relatif à une femme de soixantetreize ans, qui offrait une luxation axillaire du bras droit, et une atrophie du gauche {Gaz. méd.j 1837, n^ 20). Leur longueur normale est telle qu'ils descendent jusqu'au milieu de la cuisse ; leur bord antérieur ou radial présente sur la même ligne trois éminences (acromion, épicondyle, apophyse stylolde du radius), dont il importe de se rappeler la disposition pour le diagnostic et la réduction des fractures et des luxations.
Leur forme cylindrique ou conolde permet a la compression de s*y appliquer exactement et avec avantage pour dissiper certains engorgements et quelques inflammations diffuses. Leurs veines, plus nombreuses , moins longues et plus largement anastomosées avec les profondes, jouissent d'une circulation plus libre, et sont moins
âM MBMBRBS SUPÉRIEURS OU TRORACIQm.
exposées aux varices que dans le membre inférieur. La disposîtioD de leur squelette, où les leviers du troisième genre prédomineot , a été calculée pour la mobilité , ce qui expose les os plutôt ise luxer qu*à se rompre.
Nous distinguerons sept grandes régions naturelles : 1* J'épaok, 2* le bras, 3*" le coude, h"" Tavant-bras , ô* le poignet, 6* la main, et 7» les doigts.