‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 39 sur 102 · PARAGRAPHE QUATRIEME · texte numérisé non relu

PARAGRAPHE QUATRIEME

Fosse zygomatique .

Enclavée entre le crâne et la face, cette région est profondément placée au-dessous de la tempe y au-dessus de la portion massétérine de la joue, en dedans de la région parotidienne en dehors del’orbite et des fosses nasales , avec lesquelles elle est en continuité cellulo-nerveuse et vasculaire.

Sa forme est difficile à déterminer ; elle se compose de deux portions , l’une plus superficielle y la fosse zygomatique proprement dite, l’autre plus profonde, la fosse sphéno-maxillaire ; toutes deux réunies par la fente ptéry go-maxillaire .

FOSSE ZYGOMATIQUE. ï65

Structure. — i ° Eléments. — Le squelette de cette petite région lui sert d’enceinte, il est spécialement formé par le sphénoïde , la partie postérieure du maxillaire supérieur , le palatin , le condyle du maxillaire inférieur , une partie du temporal et Tethmoïde au fond. Il détermine les deux portions de la région qui ont été indiquées; celles-ci communiquent avec l’orbite , la première par la fente orbitaire inférieure 1 , la seconde vers le point de réunion de cette dernière fente avec la supérieure ; cinq trous sont ouverts dans le sommet de la fosse zygomatique ; un seul mérite une attention spéciale, c’est le sphéno-palatin ; il est plus large que les autres, et sur une tête sèche fait communiquer la fosse sphéno-maxillaire avec la fosse nasale correspondante. Le condyle de la mâchoire et la partie antérieure de son articulation temporale 2 , correspondent aussi à la fosse zygomatique. Rappelons que cette articulation est protégée en dedans, par l’épine du sphénoïde et le ligament latéral interne qui en naît; en dehors, par un tubercule de l’apophyse zygomatique et le ligament latéral externe; en arrière par le conduit auriculaire , tandis qu’en

1 Dans les animaux cette fente s’agrandit, l’orbite et cette région sontmoins distinctement séparés; dans quelques-uns même elle devient telle, que ces deux parties sont tout-à-fait confondues.

2 L’articulation temporo-maxillaire appartient, par les autres parties de son contour, aux régions parotidienne et de la joue ; elle est placée sur leurs limites.

l66 ANATOMIE TOPOGRAPHIQUE,

avant , elle est fort lâche ; qu’elle renferme une lame fibro-cartilagineuse souvent percée au centre ; et qu’en fin elle est lubrefiée par une m embrane synoviale simple ou double, suivant que le trou de la lame inter-articulaire existe ou non. Le seul muscle petit ptérygoïdien occupe en entier cette région, borné même à sa portion inférieure. Il est formé de deux faisceaux entre lesquels existe un intervalle triangulaire étroit. On trouve encore dans la fosse zygomatique l’extrémité inférieure du muscle temporal. L’artêre maxillaire interne la parcourt et se termine dans son sommet; elle y fournit un nombre considérable de branches, parmi lesquelles il en est treize principales, et qui ont reçu des noms spéciaux ; une veine l’accompagne et s’anastomose superficiellement avec la veine faciale comme il a été dit. Les- vaisseaux lymphatiques sont peu connus , ils se rendent dans les ganglions parotidiens et les profonds du col ; les nerfs sont nombreux, et ne font, pour la plupart, que traverser cette fosse ; parmi eux on compte : le nerf maxillaire supérieur et ses filets orbitaires inférieurs et dentaires, le ganglion de Mechel , le nerf maxillaire inférieur divisé en deux branches, l’une supérieure, l’autre inférieure, branches elles-mêmes subdivisées en rameaux, qui sont : pour la première , les deux temporaux profonds , le buccal et le massétérin ; pour la seconde, le lingual, le dentaire et le temporal superficiel. Les tissus cellulaire et adipeux sont surtout fort abondants en haut, ils se continuent dans ce sens avec le peloton de même nature qui remplit le fond de l’orbite.

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