‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 48 sur 102 · PORTION TRAGHÉLIENJSE DU COL · texte numérisé non relu

PORTION TRAGHÉLIENJSE DU COL

Tantôt , comme dans la déglutition , ses usages sont relatifs à celui-ci ; tantôt , comme dans la respiration , ils se rapportent exclusivement à celui-là. Pendant la prononciation , le voile du palais se relève et empêche toute communication entre les portions inférieure et supérieure du pharynx ; Fair alors ne peut s’introduire dans les cavités nasales ; toutes les fois que ce passage a lieu, la voix est nasonnée 1 . Etendue sur cette portion du col l’aponévrose cervicale lui donne beaucoup de résistance, surtout elle empêche, dans les grandes inspirations, le canal aérien d’être comprimé par l’air extérieur, qui tend à se mettre en équilibre avec l’air intérieur raréfié. La dépression sus-sternale qui se prononce si fortement dans la respiration laborieuse explique suffisamment cette théorie.

Déductions pathologiques et opératoires. — Les

1 Cette explication du timbre de la voix donnée par M. Magendie, est contraire à celle de Haller, généralement admise ; mais elle me paraît préférable. Au reste, l’expérience suivante ne laisse aucun doute à cet égard: mettez -vous devant une bougie, avec une feuille de papier interposée entre le nez et la bouche , empêchez l’air qui sort par celle-ci d’agiter la lumière pendant la prononciation, et observez ce qui se passe ; lorsque les sons formés conservent le timbre ordinaire, la lumière reste immobile, elle est au contraire continuellement agitée, si vous vous efforcez de parler du nez. L’expérience réussit encore parfaitement, si vous placez sous le nez une poudre très volatile, elle n’est soulevée que dans le second cas ; bien entendu que l’on doit se garder de confondre l’agitation de la lumière ou de la poudre pendant les inspirations, si l’on continue queîquetemps ces essais.

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plaies du col peuvent être compliquées de pénétration dans les conduits aérien et digestif; de là souvent des fistules de diverse nature ; de là aussi primitivement, des infiltrations aériennes qui constituent l’emphysème. Les usages de l’aponévrose cervicale relativement à la respiration , expliquent la gêne qu’éprouvent les individus chez lesquels elle a été intéressée dans les plaies, ou par les progrès d’un abcès. Les tumeurs qui se développent en dehors de ce fascia , se portent vers la peau ; celles au contraire qne lui -même recouvre, s’enfoncent profondément vers les tubes aérien et digestif, gênent la respiration ou la déglutition , et a priori il est impossible de juger leur volume; celles enfin qui apparaissent entre ses lames inférieures , ont des caractères mixtes.

Les abcès antérieurs du col se comportent généralement, comme les autres tumeurs de cette grande région ; leur marche est modifiée par leur position relative à l’aponévrose; ceux qui sont profondément placés , se font remarquer par une tendance particulière à fuser vers la poitrine ; terminaison que la laxité du tissu cellulaire antérieur facilite.

Les rapports presque immédiats du rachis et du pharynx , expliquent l’ouverture dans la gorge de quelques abcès , résultat de la carie des vertèbres , et réciproquement l’altération de celles-ci consécutivement à des maladies pharyngiennes. J’ai vu une tumeur purulente développée entré le pharynx et le rachis, gêner considérablement la déglutition , jus-

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