‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 65 sur 102 · DU PEJU.NÉE DE L’HOMME · texte numérisé non relu

DU PEJU.NÉE DE L’HOMME

Structure. — i° Éléments. — A l’exception des organes qui caractérisent son sexe, organes qui sont en plus,, on trouve chez l’homme tous ceux qui ont été présentés dans la description générale; les muscles sont seulement toujours plus développés; l’ano-caverneux est indivis, il prend quelques points d’insertion sur le bulbe de l’urèthre qu’il recouvre , et, pour cela on l’appelle , ici seulement avec raison, bulb o- caverneux. On trouve sous le ligament pubio-vésical qui mérite ici le nom de prostatique , un faisceau charnu qui a la même direction et les mêmes limites , c’est le muscle de Wilson.

Les vaisseaux et les nerfs n’offrent de particulier quele développement considérable de leurs branches supérieures (péniennes ) , comparées aux inférieures.

Les aponévroses périnéales sont tellement prononcées chez l’homme, que son sexe a dû servir de type à la description générale. Ce développement considérable forme leur seul caractère différentiel; l’aponévrose inférieure est indivise.

Les tissus cellulaire et adipeux , ne présentent de particulier que la continuité facile de celui qui est au-dessus de l’aponévrose inférieure, avec celui du clartos.

Le rectum est plus sujet chez l’homme à ces évasements énormes dont j’ai parlé.

La vessie n’entre pas , à proprement parler, dans la structure de cette région, mais elle la surmonte ; cependant son col en fait partie avec les régions voi^sines du corps , le trigône en particulier ; le col est

rétréci , mais très extensible ; il est garni de la luette. Tout son pourtour est enveloppé par la prostate , organe glandiforme très résistant et ceint par une membrane fibreuse peu extensible , très forte en haut surtout, où elle est accrue de toute l’épaisseur de l’aponévrose péritonéale supérieure. Cette gaine prostatique contient dans ses lames un réseau formé par les anastomoses nombreuses des veines de la prostate 9 de celles du col de la vessie, avec les dorsales du pénis. La prostate est placée au-delà, un peu en arrière de la symphyse pubienne; elle a dix-neuf lignes en largeur, et treize lignes en hauteur ; elle est traversée par Furèthre, ordinairement plus près de sa région supérieure que de l’inférieure. Si l’on veut estimer les rayons de la prostate, en prenant pour centre la surface du col delà vessie, on trouve dans l’état régulier sept à huit lignes pour le rayon médian inférieur, neuf lignes pour le transverse , dix à onze lignes pour celui qui est obliquement dirigé en arrière et en dehors; le médian supérieur offre quelques lignes seulement 1 .

Outre l’urèthre, la prostate contient encore à l’intérieur,les conduits éjaculateurs, qui convergent l’un vers l’autre, et qui viennent après s’être accolés, se terminer en arrière de la prostate; on trouve enfin dans cette région les vésicules spermatiques, convergeant l’une vers l’autre par leur extrémité anté-

1 Ces mesures sont extraites de la thèse excellente de

mon ami M. Senn, chirurgien distingué de Genève. Paris, i8a,5.

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