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rieure, et distantes entre elles dans ce point de quelques lignes seulement ; les conduits déférents les côtoient en dedans , s’aplatissent et se terminent, après s’être accolés.
Le col de la vessie, réuni à la prostate, au conduit éjaculateur , etc. , est suspendu derrière la symphyse par les deux très forts ligaments pubio-prostatiques , dont l’élasticité est presque nulle.
Les deux premières portions de l’urèthre, la prostatique et la membraneuse , même le bulbe et l’origine de la portion spongieuse , appartiennent au périnée de l’homme. La première, longue de douze à quinze lignes environ , est dilatée dans son centre , surtout aux dépens de sa paroi inférieure 3 on y rencontre la crête uréthrale sur les côtés de laquelle on voit les orifices accolés des conduits éjaculateurs et les ouvertures très larges des lacunes prostatiques. Toute cette portion et la moitié de la seconde, sont placées derrière l’aponévrose moyenne, que celle-ci traverse six lignes au-dessous du ligament pubien inférieur. La portion membraneuse elle-même offre dix lignes en longueur, elle est étroite, ses parois sont peu épaisses, le bulbe s’avance sur son côté inférieur. Ce renflement spongieux est compris dans l’ouverture de l’aponévrose moyenne , qui se termine sur ses côtés , et le fixe solidement sur la ligne médiane • au niveau du bulbe, l’ urèthre présente une dilatation ( ventricule bulbe). L’ensemble de la portion périnéale de l’urèthre décrit ainsi, une courbe ineffaçable à concavité supérieure , qui appar-
tiendrait à une circonférence de cinq pouces de diamètre. Cette courbe est un effet nécessaire de la traction en haut de la prostate, par le ligament pubio-prostatique, du passage de l’urèthre à travers l’aponévrose périnéale moyenne, assez loin au-dessous de la symphyse, et enfin de la liaison de la verge au-devant du pubis par son ligament suspenseur ; elle est ineffaçable en raison du peu d’é'las** ticité des parties fibreuses qui la déterminent. Lorsque le pénis est tiré en haut et couché sur le ventre, toute ia partie périnéale de l’urèthre esttendue^ elle est relâchée au contraire lorsque la verge est abaissée et tirée en avant. Les conséquences de ces faits, directement applicables au cathétérisme avec des sondes courbes et droites, sont évidentes. Les portions de l’urèthre qui nous occupent, sont remplies de follicules pourvus d’un large gouleau regardant en avant ( lacunes de Morgagni ) , sorte de cavités surtout nombreuses sur la paroi inférieure.
Les racines du corps caverneux de la verge (organe excitateur mâle) se trouvent encore ici.
2° Rapports. — Les rapports de la portion rectale du périnée n’offrent point de variations sexuelles. J’ai donc à parler seulement ici de celles des organes compris dans l’aire d’un triangle, formé par les branches de l’arcade pubienne, et par une ligne tirée du sommet d’une tubérosité sciatique à l’autre, c’est la région génito-urinaire ; en procédant de dehors en dedans , on y trouve successivement :
i° La peau velue, et séparée en deux parties par le raphé , sur le trajet duquel le tissu sous-cutané
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est très serré, tandis qu’il est lâche sur les côtés, et continu avec le tissu cellulaire anal et celui de la partie interne des cuisses.
2° L’aponévrose périnéale inférieure , et dans son épaisseur, ou sous elle immédiatement, les vaisseaux et nerf s superficiels du périnée , placés sur le trajet d’une ligne menée de la partie interne de la tubérosité sciatique vers l’épine du pubis opposé.
3° Entre cette aponévrose et la moyenne , d’abord un plan charnu formé par le bulbo-caverneux, les ischio-caverneux et le transverse, ensuite le bulbe de l’urèthre et la moitié de sa portion membraneuse au milieu, les racines du corps caverneux en dehors, et entre ces parties , un interstice cellulaire, dans lequel existent peu de vaisseaux.
4° L’aponévrose périnéale moyenne traversée par l’urèthre, et sous elle ou dans son épaisseur, l’artère transverse ou bulbeuse , marchant transversalement quatorze lignes au-devant de l’anus.
5° Entre cette aponévrose et la supérieure, le faisceau antérieur du muscle releveur de l’anus, une portion de la partie membraneuse de l’urèthre, embrassée par le muscle précédent et sur les côtés de laquelle sont les glandes de Littré et de Cooper , la prostate, la portion correspondante de l’urèthre et le col de la vessie. La portion membraneuse de l’urèthre est séparée du rectum, dans ce point, parmi intervalle cellulaire de dix lignes seulement 3 la partie prostatique et le col de la vessie , par toute la prostate , dont le rayon correspondant est de huit lignes environ ; le col de la vessie est en haut couvert par du
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tissu cellulaire , par les veines dorsales de la verge qui y forment un réseau important, et par les muscles de Wilson. Toujours entre l’aponévrose moyenne et la supérieure, la vessie et le rectum sont séparés l’un de l’autre , de chaque côté , par la vésicule séminale et le conduit déférent, qui est aplati et placé en dedans de la première. Ces deux parties, unies derrière la prostate aux parties semblables opposées , divergent beaucoup en arrière et en haut, et laissent entre elles un intervalle triangulaire.
6° L’aponévrose périnéale supérieure forte en avant, faible en arrière, formant entre la vessie et le rectum un cul-de-sac, dont le fond est distant, chez l’adulte, de 3 pouces de la surface cutanée de cette région.
7° Une couche cellulaire et adipeuse très lâche.
8° Le péritoine, qui descend souvent entre la vessie et le rectum jusqu’à la prostate, et d’autres fois reste éloigné de ce corps par une espace d’un demi-pouce; alors seulement, le rectum et la vessie, par son bas-fond , sont unis par un tissu cellulaire peu serré; alors, seulement aussi , il y a une cloison recto-vésicale dans l’intervalle triangulaire, formé par la divergence des vésicules séminales et des conduits déférents.
Développement. — A l’époque de son développement embryonnaire, le périnée de l’homme n’offre aucun caractère qui le distingue de celui de la femme; mais bientôt on voit, par la réunion médiane, l’urèthre s’y former d’arrière en avant, de sorte que sa portion périnéale, est dessinée avant la