‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 69 sur 102 · DU PÉRIMÉE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DU PÉRIMÉE DE LA FEMME

à faire facilement une fausse route , surtout si Ton fait attention que son bec , frottant contre la paroi inférieure-, doit aisément s’engager dans les lacunes de Morgagni, très nombreuses sur elle. Si r on ajoute à cela, que pour sonder ainsi, la verge doit être tirée en avant, position dans laquelle, comme on l’a vu , l’urèthre est relâché au périnée, quelque traction qu’on exerce sur lui , et aussi que dans cette position il se forme sur la paroi inférieure des plicatures qui font obstacle, on verra bientôt que le mouvement de rotation que permet l’usage de ces sondes, mouvement qui serait avantageux si le canal était droit, aurait dans la réalité pour effet, de faciliter davantage les fausses routes. Au reste, pour sonder, il faut faire rouler le bec de la sonde, suivant la courbure uréthrale , sur laquelle sa direction doit être moulée ; on peut, en outre, placer le doigt sous les bourses, ou dans le rectum, pour maintenir le bec de l’instrument sur la ligne médiane. Dans les cas difficiles, il faut se garder de tirer la verge sur la sonde, afin de pouvoir saisir celle-ci plus bas, agir par un bras de levier moins long , et être plus sûr de ne pas laisser dévier le bec de l’instrument.

2° Périnée de la femme.

Le périnée de la femme offre une surface qui est étendue en quelque sorte aux dépens de sa hauteur. Les diamètres antéro-postérieur et transverse, ont chacun quatre pouces; le premier est susceptible d’être porté même au-delà par la rétro-

pulsion du coccyx. Antérieurement sous la symphyse, le périnée de la femme présente encore une étendue transverse d’un pouce, différant ainsi du périnée de 1 homme, qui s’y termine en pointe.

La hauteur , prise entre la surface muqueuse du vestibule, et la face antérieure de la vessie, s’est trouvée varier sur vingt sujets , depuis dix lignes jusqu’à quinze * prise entre le méat urinaire et le cul-de-sac du péritoine derrière la vessie, elle a offert de deux à trois pouces.

Le périnée de la fem me présente deux faces : l’une péritonéale, l’autre cutanée. La première couronnée par la vessie , le vagin et le rectum , offre deux dépressions ; l’une entre la vessie et le vagin, l’autre entre celui-ci et le rectum ; ces dépressions sont plus ou moins profondes. Sur la seconde face d’arrière en avant, on remarque l’anus, placé derrière la ligne bisciatique, et l’extrémité inférieure du vagin épanouie pour former la vulve. Cette dernière partie est limitée latéralement par les grandes lèvres , que réunit en avant et en arrière une commissure , dont la face externe est cutanée et velue, tandis que l’interne est muqueuse et glabre ; en dedans de ces lèvres on voit s’élever en avant les nymphes ou petites lèvres , réunies sur le dos de l’organe excitateur le clitoris y sorte de verge dépourvue d’urèthre, et recouverte par un prépuce spécial ; au-dessous de ce corps, entre les petites lèvres, existe une surface

triangulaire limitée en arrière parle méat urinaire, c’est le vestibule; en bas le méat urinaire, lui-

même est muni d’un bourrelet très marqué, disposi-

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