‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 70 sur 102 · DIT PÉRIMÉE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DIT PÉRIMÉE DE LA FEMME

tion qui sert de guide dans le cathétérisme, lorsqu’on ne doit point voir les parties génitales. L’ouverture du vagin est au-dessous; chez les vierges, elle est plus ou moins rétrécie , et fermée, dans une étendue variable, par l’hymen, chez les femmes elle est hérissée au contraire, par les caroncules myrtiformes.

Structure. — i° Eléments. — On trouve ici tous les éléments dont se compose la structure générale du périnée, telle qu’elle a été exposée, éléments demeurés seulement dans un état inférieur de développement. Le muscle ano-cciverneux est divisé en deux parts , et embrasse l’extrémité inférieure du vagin , ce qui lui a fait prendre le nom de sphincter duvagin;\es vaisseaux et nerfs neprésententquecette particularité : savoir que leurs branches inférieures ou périnéales superficielles , sont plus fortes que les supérieures. L’aponévrose inférieure est divisée en deux segments latéraux par le vagin ; la moyenne présente aussi pour lui une large ouverture; la supérieure constitue dans cette région deux faibles ligaments antérieurs, que l’on peut appeler pub lovés ic aux , et dont l’existence a, mal à propos, été niée par les auteurs. L’urèthre offre des différences notables : il se termine dans la région , aucun corps analogue à la prostate ne l’entoure, il n’exécute pas comme celui de l’homme une révolution autour de la partie inférieure et antérieure de la symphyse, il est dirigé obliquement en bas et en avant vers l’intervalle des racines du clitoris , il est très évasé du côté de la vessie , très dilatable dans toutes ses parties , et sa longueur est de un pouce , terme

moyen. La vessie répond à la portion antérieure du périnée , elle est laissée à découvert dans sa face antérieure par la symphyse pubienne , dont la hauteur s’élève à peine d’un pouce. Le vagin forme le seul organe vraiment spécial ; il traverse le périnée de la femme suivant une courbe légère ; par son volume j il occupe une place considérable , et refoule le rectum et l’anus bien loin en arrière.

2° Rapports. — Les rapports de la portion rectale du périnée de la femme n’ont pas besoin d’être reproduits ici , ils n’offrent pas de spécialités ; nous devons parler seulement de ceux de la portion génito-urinaire que nous étudierons, i°au niveau du vestibule, 2° sur les cotés du vagin , 3° entre lui et le rectum.

io pr estibule. —Cette portion est formée par les couches suivantes de l’extérieur à l’intérieur ; la muqueuse , un tissu cellulaire demi-érecéile, l’aponévrose périnéale inférieure fort mince, et sous elle la fin des vaisseaux et nerfs superficiels du périnée , la portion antérieure de l’urèthre, unie intimement au vagin , l’extrémité antérieure du muscle sphincter de la vulve, les muscles ischio-caverneux et les racines du clitoris, l’aponévrose périnéale moyenne traversée par l’urèthre, et contenant entres ses lames V artère transverse qui marche de dehors en dedans, au niveau du méat urinaire. Entre l’aponévrose moyenne et lu supérieure on trouve , sur les côtés le muscle relevcur de l’anus , au milieu une couche cellulaire dense «pii tient

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la place de la prostate , et autour de laquelle existe un réseau formé par les veines dorsales du clitoris et par celles delà vessie, les premières traversant l’aponévrose moyenne sous la symphyse pubienne ; vient ensuite l’aponévrose périnéale supérieure, unie par une couche cellulaire lâche avec la partie antérieure du col et du corps de la vessie ; c’est aussi à ce niveau que le bas-fond de ce dernier organe confondu avec le vagin , forme la cloison v ésico-v a gin ale .

2° Rapports latéraux du vagin . — Sous la peau et la membrane muqueuse qui forment en s’adossant les grandes lèvres , tandis que les nymphes sont simplement constituées par un repli muqueux, on trouve : une couche cellulo -vasculaire lâche, analogue à celle du dartos, l’aponévrose périnéale inférieure, plus forte ici qu’en avant, sous elle les vaisseaux et nerfs périnéaux superficiels, le faisceau correspondant du muscle sphincter de la vulve, la partie la plus reculée de la racine correspondante du corps caverneux clitoridien et le muscle ischiocaverneux, l’aponévrose périnéale moyenne, le muscle releveur de l’anus , le tissu lâche sous péritonéal et le péritoine.

3° Portion ano-v aginale . — Périnée de cpielques-uns. — Depuis le péritoine jusqu’à la peau, les organes de cette portion du périnée sont placés dans un espace triangulaire, dont la base est à la peau, dont un des bords est formé par le vagin, l’autre par le rectum, tandis que le sommet tourné en haut, résulte de l 'union de ces deux organes,

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et forme îa cloison recto -va ginale ; les organes s7 y présentent dans les rapports suivants de dehors en dedans : la peau, l’extrémité antérieure du sphincter anal fixée au-dessous de l’aponévrose inférieure du périnée , cette lame aponévrotique elle-même, l’extrémité postérieure du sphincter de la vulve s’insérant au-dessus de cette dernière, le transverse du périnée, l’aponévrose périnéale moyenne, un tissu cellulaire dense qui établit l’union du rectum et du vagin , et enfin la dépression postérieure du péritoine.

Développement. — Dans son développement premier, le périnée de la femme est remarquable par le volume du clitoris, ce qui rend cette région semblable à celle de l’homme considérée à l’époque où chez lui l’urèthre n’est pas encore formé sous l’organe excitateur. Au reste , les nymphes très longues et prolongées sous le clitoris, simulent bien alors la gouttière uréthrale de l’homme. Jusqu’à la puberté, le périnée de la femme est resserré transversalement, et sa hauteur semble y gagner , les dépressions péritonéales sont plus profondes; après cet âge il prend les caractères indiqués comme types.

/ a rie tés. — Les vices de conformation du détroit inférieur du bassin , impriment aussi au périnée de la femme de fréquentes variétés individuelles.

Déductions pathologiques et opératoires. — Le mode de développement du périnée explique admirablement l’absence du vagin , son oblitération par une simple membrane, l’oblitération de l’urèthre, ou la réunion anormale des organes digestifs et génito- urinaires en une seule cavité , sorte de

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