‹ Traité d'anatomie topographique, ou anatomie des régions du corps humain, considérée spécialement dans ses rapports avec la chirurgie, et la médecine opératoireChapitre 71 sur 102 · DU PÉRINÉE DE LA FEMME · texte numérisé non relu

DU PÉRINÉE DE LA FEMME

cloaque analogue à celui des oiseaux , des reptiles et des poissons, enfin le développement énorme du clitoris qui simule la verge chez les hermaphrodites femelles. Les rapports immédiats de la vessie et du rectum avec le vagin , rendent compte de ces communications dégoûtantes , établies accidentellement entre les canaux du périnée par des ulcérations de diverse nature. Les hernies périnéales se font plus fréquemment ici , en raison de l’épaisseur moindre de la région , et surtout à cause de l’affaiblissement qui résulte pour elle des accouchements plus ou moins répétés. Les parois relâchées du vagin, cèdent quelquefois et forment des poches où descendent les organes abdominaux (lier aies vaginales'). Les maladies anales sont chez la femme moins fréquentes que chez l’homme ; le développement moindre des parties l’explique assez. C’est en attaquant la portion antérieure du périnée delà femme, le vestibule , que l’on pratique chez elle la lithotomie sous-pubienne. On peut rapporter, comme chez l’homme, à trois directions, les incisions que l’on y fait dans cette fin : la médiane , la latérale et enfin la bilatérale.

Le premier mode d’incision comprend la méthode de M. Dubois, et la méthode vésico-vaginale * tantôt dans cette dernière , on intéresse la cloison vésico -vaginale seulement, comme cela parait avoir été fait par Rousset et Fabrice , tantôt au contraire , suivant le conseil de Vacca , on incise l’urèthre , le col vésical et la partie attenante du vagin ; dans la méthode de M. Dubois, on inté-

resse successivement : la muqueuse, Faponévrose inférieure, des vaisseaux peu volumineux , l’aponévrose moyenne , F urèthre dans toute sa paroi supérieure , le col de la vessie avec Je réseau vasculaire qui l’entoure, et Faponévrose périnéale supérieure. La brièveté du canal de la plaie , surtout la facilité du cours del’urine qui résulte de cette première circonstance , sont des raisons suffisantes de l’innocuité de cette méthode , dans laquelle on ne doit pas trop s’approcher delà symphyse, pour éviter le clitoris et les vaisseaux clitoridiens. Dans la taille par le vagin , on s’expose , lorsque Fon veut intéresser la cloison vésico-vaginale, à couper le péritoine, et dans tous les cas à laisser des fistules vaginales.

Le second mode d'incision du col de la vessie et du vestibule, constitue la taille latéralisée chez la femme, méthode dans laquelle on coupe la muqueuse, Faponévrose inférieure, l’extrémité antérieure du bulbo-caverneux, le transverse, Faponévrose moyenne , la partie antérieure du releveur, F urèthre obliquement en arrière, le col de la vessie et son réseau veineux. Il faudrait aller au-delà du vestibule pour ouvrir l’artère transverse ; la superficielle est trop en dehors , pour pouvoir être atteinte.

Le troisième mode d'incision comprend le déjà ridement double du col de la vessie et de l’urèthre , comme il a été proposé par Louis , et exécuté par Flurant qui a imaginé pour cela un double lithotome. C’est aussi bilatéralement que Fon incise le vestibule dans la méthode de Celse, et dans

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